Mardi 21 avril
Des responsables iraniens se disent prêts à une reprise du conflit
Des responsables iraniens ont indiqué se préparer à une éventuelle reprise des hostilités, alors que l'incertitude demeure quant à l'évolution de la situation. Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que l'Iran ne se rendrait pas et disposerait de « surprises » en cas de nouveau conflit.
En outre, les médias iraniens ont indiqué que le quartier général de Khatam al-Anbiya, principal centre de commandement militaire, serait également en état de préparation élevé.
Le détroit d'Ormuz est-il ouvert aujourd'hui ?
Le détroit d'Ormuz, par lequel transitaient, avant le conflit, près d'un cinquième des flux mondiaux de pétrole, est fermé depuis trois jours consécutifs, depuis le 18 avril. L'Iran a alors indiqué avoir placé le passage sous un « contrôle strict » tant que les États-Unis bloquent ses ports.
La réouverture d'Ormuz constitue un élément clé de la trêve temporaire entre Washington et Téhéran. Sur les deux semaines de cessez-le-feu, le détroit n'est resté pleinement ouvert qu'une seule journée, le 17 avril. Initialement prévue pour expirer le soir du 21 avril, la trêve a été prolongée d'une journée par Donald Trump, repoussant l'échéance au soir du 22 avril.
Tucker Carlson s'excuse d'avoir contribué à l'élection de Donald Trump
Le journaliste américain Tucker Carlson a présenté ses excuses publiques pour son rôle dans l'élection de Donald Trump, affirmant qu'il sera « longtemps hanté » par les conséquences de son engagement.
Il a reconnu que lui et de nombreux partisans avaient ignoré des signes de « manque de caractère » par enthousiasme pour Trump. Il a estimé que les soutiens de Trump portaient une part de responsabilité dans la situation actuelle et a admis avoir « induit les gens en erreur », tout en précisant que cela n'était pas intentionnel.
Xi : la Chine prête à coopérer avec l'Afrique face aux retombées de la guerre au Moyen-Orient
La Chine est disposée à travailler avec les pays africains pour faire face aux effets de la guerre impliquant les États-Unis et Israël contre l'Iran, a déclaré le président chinois, Xi Jinping, lors d'une rencontre à Pékin avec son homologue mozambicain, Daniel Chapo.
Il a indiqué que les répercussions du conflit au Moyen-Orient affectaient déjà l'Afrique et a appelé à une réponse coordonnée pour promouvoir la paix et le développement. Xi Jinping a également exhorté la Chine et les pays africains à demander un cessez-le-feu et à encourager la communauté internationale à « pratiquer un véritable multilatéralisme ».
Trump ne veut pas prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran
Le président américain a déclaré dans une interview à CNBC qu'il ne voulait pas prolonger le cessez-le-feu avec Téhéran. Il a affirmé que les États-Unis étaient dans une position de négociation solide et obtiendraient ce qu'il appelle « un excellent accord ».
« Je n'en veux pas. Nous n'avons pas beaucoup de temps », a déclaré Trump lorsqu'on lui a posé une question sur la possibilité de prolonger le cessez-le-feu.
Dominique de Villepin : la résistance iranienne pourrait pousser Washington à envisager l’option nucléaire
Interrogé le 21 avril sur BFMTV, Dominique de Villepin a livré une analyse particulièrement préoccupante de la guerre américano-israélienne contre l’Iran. Au-delà du constat d’une « catastrophe annoncée », l’ancien Premier ministre a surtout insisté sur un risque rarement évoqué publiquement : celui d’un possible recours à l’arme nucléaire par les États-Unis.
Dans un contexte qu’il qualifie de « monde de plus en plus désinhibé », Dominique de Villepin estime que la stratégie américaine, marquée selon lui par des choix brusques et une logique de confrontation, pourrait dériver face à l’impasse militaire. Au cœur de son raisonnement, la capacité de résistance de l’Iran.
Malgré une infériorité militaire évidente, Téhéran conserve, selon lui, des atouts asymétriques — drones, missiles — mais surtout une résilience historique profondément ancrée. Dominique de Villepin rappelle que l’Iran a déjà démontré sa capacité à absorber des pertes considérables, notamment lors de la guerre Iran-Irak, et à maintenir un effort de guerre sur la durée.
L’Iran confirme l’absence de délégation pour les pourparlers au Pakistan
La télévision d’État iranienne a annoncé ce 21 avril qu’aucune délégation officielle n’avait quitté le pays pour participer à des négociations avec les États-Unis au Pakistan. Cette annonce intervient alors que la trêve, entrée en vigueur le 8 avril, approche de sa date d'expiration, prévue pour « mercredi soir 22 avril, heure américaine », selon les propos du président Donald Trump.
Guerre au Moyen-Orient : Bercy gèle 4 à 6 milliards d’euros de dépenses
Face à l’incertitude géopolitique, l’exécutif choisit la prudence budgétaire. Sans annuler de crédits, Bercy opte pour un « gel des dépenses » réversible, qui permettra de dégeler les sommes si la situation s’améliore.
Le ministre de l’Économie prépare parallèlement de nouvelles aides pour les secteurs les plus touchés, dont les « gros rouleurs ». Un choc pétrolier aux répercussions immédiates L’impact de la guerre au Moyen-Orient est estimé entre 4 et 6 milliards d’euros à ce stade, a déclaré Roland Lescure sur RTL le 21 avril, avant la réunion du comité d’alerte des finances publiques à Bercy.
« C’est l’ordre de grandeur à ce stade du coût de la crise tel qu’on peut l’estimer », a-t-il précisé, évoquant notamment une « baisse de nos prévisions de croissance de 1 % à 0,9 % ».
L’Iran s’apprête à révéler « de nouvelles cartes sur le champ de bataille »
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a accusé le président américain Donald Trump de vouloir transformer les négociations en « table de reddition », affirmant que l’Iran préparait, depuis deux semaines, de nouvelles options militaires.
« Trump, en imposant un siège et en violant le cessez-le-feu, cherche à transformer cette table de négociation — dans son propre imaginaire — en une table de reddition ou à justifier une nouvelle guerre. Nous n'acceptons pas de négociations sous l'ombre des menaces, et au cours des deux dernières semaines, nous nous sommes préparés à révéler de nouvelles cartes sur le champ de bataille », a écrit Ghalibaf sur X.
Le président Massoud Pezechkian a, lui, déclaré que le comportement « non constructif et contradictoire » des responsables américains envoyait le message que Washington cherchait la reddition de l'Iran. « Les Iraniens ne plieront pas devant la coercition », a-t-il ajouté.
Le cessez-le-feu temporaire négocié par le Pakistan doit expirer le 22 avril, après que le premier round de négociations à Islamabad, le week-end dernier, n'a pas abouti à une percée.