Mercredi 15 avril
Peskov : les conséquences de la guerre contre l'Iran se feront sentir durablement
Les répercussions de la guerre contre l'Iran et de la pénurie de pétrole sur le marché mondial se feront sentir pendant longtemps à l'échelle globale, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Il a indiqué que, malgré une pause dans les combats au Moyen-Orient, l'impact négatif sur l'économie mondiale se poursuivait.
Peskov a également exprimé l'espoir que les négociations sur le dossier iranien se poursuivent, précisant que Moscou était prête à revenir à son initiative sur le transfert d'uranium enrichi vers la Russie et qu'elle restait en contact avec Téhéran.
Lavrov : «La crise autour de l'Iran est un nœud qu'aucun règlement brutal ne pourra résoudre»
Lors de sa visite à Pékin, Sergueï Lavrov a décrit la crise iranienne comme un « nœud » qu'aucune solution de force ne peut résoudre, blâmant les États-Unis et Israël pour l'escalade. Il a souligné les risques majeurs pour la sécurité régionale et les équilibres économiques du Golfe, notamment sur le détroit d'Ormuz. Moscou a réaffirmé le droit inaliénable de l'Iran à un programme nucléaire civil et rejeté les accusations de militarisation, tandis qu'elle plaide pour la poursuite des négociations diplomatiques et le retrait des sanctions unilatérales.
Trump annonce la réouverture du détroit d'Ormuz « pour la Chine »
Le président américain, Donald Trump, a annoncé la réouverture du détroit d'Ormuz, affirmant avoir pris cette décision après un engagement de la Chine à ne plus livrer d'armes à l'Iran.
Il avait initialement ordonné le blocage de cette voie stratégique le 12 avril, après l'échec de négociations menées avec la médiation du Pakistan. Le 14 avril, le Commandement central des États-Unis avait indiqué que les forces américaines bloquaient effectivement le trafic iranien dans le détroit.
Ce 15 avril, Trump a toutefois déclaré sur Truth Social que la Chine était « très satisfaite » de cette décision, ajoutant qu’il rouvrait le passage aussi « pour le monde ».
Trump juge la guerre contre l’Iran « presque finie »
Le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré le 14 avril que la guerre contre l'Iran était sur le point de s'achever, évoquant en parallèle une possible reprise des discussions entre les deux pays cette semaine au Pakistan. Il a affirmé que la situation évoluait vers une conclusion rapide et que les autorités iraniennes semblaient désormais déterminées à parvenir à un accord.
Washington veut poursuivre les négociations, selon Vance
Les États-Unis entendent poursuivre les négociations avec l'Iran et estiment que Téhéran est disposé à conclure un accord, a déclaré le vice-président américain, J.D. Vance.
Il a indiqué que la question ne pourrait pas être réglée rapidement, tout en affirmant que les interlocuteurs iraniens semblaient vouloir parvenir à un compromis et que Washington poursuivrait des « discussions de bonne foi ».
Selon lui, les États-Unis proposent à l'Iran une intégration dans l'économie mondiale en échange d'un renoncement « ferme » à toute capacité de développement d'armes nucléaires.
Un drone américain à 240 millions de dollars s’écrase au Moyen-Orient
La marine américaine a perdu au Moyen-Orient un drone de reconnaissance MQ-4C Triton d'une valeur d'environ 240 millions de dollars. Un document officiel de l'US Navy indique qu'un MQ-4C s'est écrasé le 9 avril 2026, sans faire de victimes parmi le personnel, le lieu de l'incident n'étant pas précisé pour des raisons de sécurité opérationnelle.
L'Iran profiterait de la trêve pour réactiver ses bases souterraines de missiles, selon CNN
L'Iran utiliserait la trêve pour intensifier les travaux de déblaiement des accès à des bases souterraines abritant des lanceurs de missiles, rapporte CNN, s'appuyant sur des images satellites.
Selon le renseignement américain, environ la moitié des lanceurs iraniens resteraient opérationnels après un mois de combats.
Plus d'une vingtaine de navires ont franchi le détroit d'Ormuz en 24 heures
Plus de vingt navires commerciaux ont traversé le détroit d'Ormuz au cours des dernières 24 heures, selon le Wall Street Journal, qui cite des responsables américains sous couvert d'anonymat.
Georgieva : l'économie mondiale risque un net ralentissement, voire une récession
L'économie mondiale pourrait fortement ralentir et basculer en récession si la guerre américano-israélienne contre l'Iran se prolonge jusqu'à l'été, a déclaré la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva.
Elle a évoqué un choc majeur pour l'économie mondiale, rappelant qu'environ 20 % des flux de pétrole et de gaz étaient perturbés en raison des difficultés de navigation dans le golfe Persique. Selon elle, les conséquences sont globales et affectent l'ensemble de l'économie mondiale.
Bloomberg : la demande mondiale de pétrole reculera en 2026 pour la première fois depuis la pandémie
La demande mondiale de pétrole devrait reculer en 2026 pour la première fois depuis la pandémie, sur fond de pénurie et de hausse des prix liées au conflit dans le golfe Persique, rapporte Bloomberg.
Le mois dernier, l'offre mondiale a diminué d'environ 9 %, après des arrêts de production en Arabie saoudite, en Irak, aux Émirats arabes unis et au Koweït. Dans le scénario de base, les flux en provenance du Moyen-Orient pourraient se rétablir d'ici la mi-année.
Rubio appelle à mettre fin à « l’influence du Hezbollah »
Les États-Unis ont reconnu que les négociations visant à régler le conflit entre Israël et le Liban devraient tenir compte de décennies de tensions et de complexités, a déclaré le secrétaire d'État américain, Marco Rubio.
Selon lui, l'objectif est notamment de mettre fin à « l’influence du Hezbollah » au Moyen-Orient. Il a ajouté que les discussions devraient s'inscrire dans la durée et qu'elles ne permettraient pas de résoudre rapidement l'ensemble des différends, mais pourraient poser les bases d'un processus de règlement.
Trump évoque une possible reprise des négociations à Islamabad dans les prochains jours
« Vous devriez vraiment rester sur place, car quelque chose pourrait se produire dans les prochains jours », a déclaré le président américain, Donald Trump.
FMI : la guerre au Moyen-Orient freine la croissance mondiale et alimente l'inflation
La guerre au Moyen-Orient a interrompu la croissance de l'économie mondiale et compromis l'amélioration attendue des perspectives économiques, selon le dernier rapport World Economic Outlook du FMI. Le rapport souligne que la fermeture du détroit d'Ormuz et les frappes contre les infrastructures énergétiques font peser un risque accru de crise énergétique.
Le FMI a abaissé sa prévision de croissance mondiale pour 2026 à 3,1 %, contre 3,4 % auparavant, et relevé celle de l'inflation à 4,4 %, soit 0,6 point de plus que l'estimation de janvier. L'institution a averti qu'en cas d'aggravation, la croissance pourrait tomber entre 2 % et 2,5 %, tandis que l'inflation pourrait approcher les 6 %.
Le conflit a déjà perturbé les chaînes d'approvisionnement : des millions de barils de pétrole ne transitent plus par le détroit d'Ormuz, de même que des ressources stratégiques comme les engrais et l'hélium, accentuant les pressions sur l'économie mondiale.
Aucun navire n’a franchi le blocus en 24 heures, selon le CENTCOM
Aucun navire n'a franchi le blocus au cours des dernières 24 heures, a indiqué le Commandement central des États-Unis (CENTCOM).
D'après cette source, plus de 10 000 militaires américains, soutenus par une dizaine de navires de guerre et des dizaines d'avions, participent aux opérations visant à interdire l'accès aux ports iraniens.
Le CENTCOM a ajouté que les États-Unis continuaient de garantir la « liberté de navigation » pour les navires transitant par le détroit d'Ormuz en dehors des ports iraniens.
Israël souhaite «tenir les Français aussi loin que possible» dans les négociations avec le Liban
La France est exclue des discussions Liban-Israël, malgré les appels d'Emmanuel Macron à la paix et ses efforts diplomatiques. « Ils ne sont pas nécessaires. Ils n'ont pas d'influence positive, surtout pas au Liban », a reaffirmé sa position devant la presse Yechiel Leiter, ambassadeur israélien à Washington.
Israël veut poursuivre la guerre contre l’Iran, selon le Mossad
Israël entend poursuivre sa guerre contre l'Iran jusqu'à un changement de pouvoir à Téhéran, a déclaré le chef du Mossad, David Barnea, cité par le Times of Israel. Il a indiqué que la mission ne s'achèverait pas avec la fin des combats, soulignant que la campagne avait été planifiée pour se prolonger et produire des résultats après les attaques contre Téhéran. Selon lui, le rôle du Mossad ne prendra fin que lorsque le pouvoir iranien sera remplacé.
David Barnea a également affirmé que les services de renseignement avaient opéré « au cœur de Téhéran » lors des attaques américano-israéliennes, fournissant des informations précises à l'aviation et contribuant à la destruction de missiles.
La Russie achève l'évacuation de ses spécialistes de la centrale nucléaire de Bouchehr
La Russie a achevé une opération d'évacuation de ses spécialistes mobilisés sur le chantier de la centrale nucléaire de Bouchehr, a indiqué le consul général à Ispahan, Andreï Jiltsov, à l’agence RIA Novosti. Selon lui, cette opération d'urgence, menée sur plusieurs jours et en plusieurs étapes, s'est conclue avec succès dans la matinée du 15 avril.
Les États-Unis ont déjà dépensé plus de 51 milliards de dollars dans la guerre contre l'Iran
La guerre contre l'Iran a déjà coûté plus de 51,2 milliards de dollars aux États-Unis en près de 46 jours d'opérations, selon le site Iran War Cost Tracker.
Ce compteur en temps réel s'appuie sur un briefing du Pentagone au Congrès américain du 10 mars, selon lequel Washington avait dépensé 11,3 milliards de dollars au cours des six premiers jours et prévoyait ensuite environ 1 milliard de dollars de dépenses supplémentaires par jour de conflit.
Lavrov : la Russie prête à compenser le déficit énergétique en Asie après le blocage d'Ormuz
La Russie est en mesure de combler le déficit en ressources énergétiques de la Chine et d'autres pays, causé par un éventuel blocus du détroit d'Ormuz, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à l'issue de sa visite en Chine.
Trump critique l'OTAN et met en doute son soutien futur
« L’OTAN n'était pas là quand nous avons eu besoin d'elle, et elle ne sera pas là pour nous à l'avenir ! », a écrit le président américain, Donald Trump, sur Truth Social.
L'Iran pourrait réduire sa production de pétrole, selon le Financial Times
L'Iran pourrait être contraint de réduire fortement sa production de pétrole dans environ deux semaines si le blocus maritime américain perturbe ses exportations et entraîne une saturation des capacités de stockage, rapporte le Financial Times.
Selon l'organisation environnementale française Kayrros, qui suit les réserves pétrolières à l'aide notamment d'images satellites, les stocks iraniens sont actuellement remplis à 51 %. Avec des exportations d'environ 1,8 million de barils par jour, le niveau de stockage pourrait dépasser en 16 jours le record de 92 millions de barils atteint pendant la pandémie.
WSJ : la marine américaine aurait intercepté huit pétroliers liés à l'Iran
Dans un contexte de données contradictoires, le Wall Street Journal, citant un responsable américain sous couvert d'anonymat, rapporte que la marine américaine aurait intercepté depuis le début du blocus maritime de l'Iran huit pétroliers tentant d'entrer dans des ports iraniens ou d'en sortir.
WSJ : l'Europe accélère le travail sur un plan de fonctionnement de l'OTAN sans les États-Unis
L'Europe travaille activement à un plan de secours visant à préserver ses capacités de défense en cas de retrait des États-Unis de l'OTAN, rapporte le Wall Street Journal, citant ses sources.
D'après le quotidien américain, des responsables européens travaillent à la mise en place d'une « OTAN européenne », au renforcement de la présence européenne aux postes clés de l'Alliance et à la substitution progressive des équipements militaires américains.
Ces travaux auraient débuté en 2025 et se sont intensifiés après les déclarations de Donald Trump sur un possible rattachement du Groenland aux États-Unis, ainsi que les critiques de Washington à l'égard de ses alliés.
Toujours selon la même source, le changement de position de l'Allemagne, désormais plus favorable à une autonomie européenne en matière de défense, a constitué un tournant important, ce qui aurait permis de faire passer ces discussions à un stade opérationnel.
Dans un scénario privilégié, les pays européens souhaitent maintenir les États-Unis au sein de l'OTAN tout en assumant une part beaucoup plus importante des responsabilités militaires. L'Europe entend également renforcer sa production dans des domaines où elle dépend encore des capacités américaines, notamment la lutte anti-sous-marine, les moyens de renseignement spatial et les systèmes de ravitaillement en vol.
Les États-Unis et Israël pourraient utiliser les négociations de paix comme couverture pour préparer une opération terrestre contre l'Iran, alors que le Pentagone poursuit le renforcement de son dispositif militaire dans la région, rapporte le Conseil de sécurité russe.
Plus de 50 000 soldats américains y sont actuellement déployés, dont des unités d'élite, aux côtés d'importantes forces aériennes et navales. En outre, plusieurs groupes amphibies et aéronavals sont en cours de déploiement vers la zone, avec une arrivée attendue au moment de l'expiration du cessez-le-feu entre les parties.
Dans ce contexte, Moscou estime qu'il faut également s'attendre à une intensification des activités militaires, notamment en matière de réarmement et de renseignement.