Lundi 13 avril
L'ingérence de pays tiers dans le détroit d'Ormuz entraînera une escalade, prévient le ministère iranien de la Défense
Toute intervention d'autres puissances dans le détroit d'Ormuz entraînera une escalade de la crise et une instabilité dans le secteur énergétique, selon un représentant du ministère iranien de la Défense, cité par l'agence Reuters. Il a également ajouté que les États-Unis échoueraient dans toute tentative d'intervention militaire dans le détroit d'Ormuz.
Les États-Unis vont retirer les matières nucléaires d'Iran, affirme Trump
Malgré le refus de Téhéran de mettre fin volontairement à son programme de développement d'armes nucléaires, les États-Unis vont retirer les matières nucléaires d'Iran, a déclaré le président américain Donald Trump sur la chaîne Fox News. Selon lui, la partie iranienne a appelé Washington : Téhéran serait désormais prêt à conclure un accord de paix, mais la question nucléaire reste un point d'achoppement.
Diplomatie en crise : les ports iraniens sous blocus américain, le pétrole s’envole
Un blocus américain vise les ports iraniens après l’échec des négociations au Pakistan. Les marchés pétroliers s’envolent sous l’effet des tensions autour du détroit d’Ormuz. Téhéran dénonce une mesure illégale et promet de répondre à toute pression militaire.
Un porte-avions nucléaire américain à 200 km des côtes iraniennes
Le 11 avril, le porte-avions nucléaire américain USS Abraham Lincoln se trouvait à la lisière du golfe d'Oman, à 200 km au sud des côtes iraniennes, rapporte la BBC citant des images satellites.
Deux navires de guerre, probablement des destroyers lance-missiles, ont également été observés à proximité. Ils feraient partie du groupe d’attaque du porte-avions.
Le blocus américain des côtes iraniennes aura des répercussions négatives sur les marchés internationaux, déclare Peskov
Les conséquences du blocus de la côte iranienne par les États-Unis sont encore inconnues, mais quoi qu'il en soit, de telles mesures auront des répercussions négatives sur les marchés internationaux, a déclaré le porte-parole du président russe Dmitri Peskov à la correspondante de RT, Anastassia Volodina. Il a souligné que la situation était encore loin d'être résolue, tout en exprimant l'espoir qu'elle ne dégénère pas à nouveau en conflit armé.
Le blocus du détroit d'Ormuz imposé par les États-Unis en vigueur
Le Commandement central des forces armées américaines (CENTCOM) lance le blocus du détroit d'Ormuz, conformément aux instructions du président américain Donald Trump, après l'échec des négociations entre Washington et Téhéran. L'opération est menée dans les ports du golfe Persique et du golfe d'Oman, reliés entre eux par le détroit d'Ormuz.
Conformément à la demande de Trump, les États-Unis bloqueront tous les navires qui tentent d'entrer dans le détroit d'Ormuz ou d'en sortir. Il a également ordonné à la marine américaine de suivre et d'intercepter tous les navires qui ont payé un tribut à l'Iran pour traverser le détroit.
Pezechkian prend la défense du pape, critiqué par Trump
Le président iranien Massoud Pezechkian a condamné les propos de Donald Trump visant le pape Léon XIV. « Votre Sainteté le pape Léon XIV, je condamne l'insulte infligée à Votre Excellence au nom du grand peuple iranien, et déclare que l’insulte à Jésus, prophète de la paix et de la fraternité, n'est acceptable pour aucune personne libre. Je vous souhaite gloire par Allah », a-t-il écrit sur X.
Le président américain avait auparavant qualifié le pontife de « terrible » en matière de politique étrangère, l’accusant de soutenir l’Iran, tout en soulignant qu'il n'appréciait pas les critiques du pape à son égard. Il avait également estimé que le pape « devrait être reconnaissant », affirmant que l’Église l’avait nommé « uniquement parce qu’il est américain » et qu’il ne s’acquittait pas de sa tâche.
Quasiment tous les employés russes évacués de la centrale nucléaire de Bouchehr, affirme le directeur de Rosatom
La Russie a entamé le 13 avril la rotation finale à la centrale nucléaire de Bouchehr en Iran, a déclaré le directeur de la société d'État russe Rosatom, Alexeï Likhatchev. Selon lui, 108 employés quittent le site nucléaire, tandis que 20 personnes, représentant de Rosatom, y restent.
Le directeur de Rosatom a remercié le ministère de la Défense de la Fédération de Russie et les services spéciaux russes pour le traitement rapide de cette information, ainsi que les forces armées américaines et les services spéciaux iraniens. Il a également indiqué que le président russe Vladimir Poutine avait été informé de la rotation finale des employés de la centrale nucléaire iranienne.
Roman Gofman prend la tête du Mossad
Israël a officiellement validé la nomination du général Roman Gofman comme nouveau directeur du Mossad, le service de renseignement extérieur, succédant à David Barnea. Il doit prendre ses fonctions en juin 2026, après approbation d’un comité de nominations, selon le bureau du Premier ministre.
L’Europe paie 22 milliards de plus pour l’énergie, sans hausse des volumes
Les importations d’énergie de l’Union européenne ont coûté 22 milliards d’euros supplémentaires en 44 jours de guerre au Moyen-Orient, a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors d'une conférence de presse à Bruxelles. Malgré cette hausse, « le volume n’a pas augmenté d’une seule molécule », a-t-elle souligné, pointant l’impact du blocage du détroit d’Ormuz.
Von der Leyen a promis que la Commission européenne proposerait la semaine prochaine des mesures d'urgence en raison de la situation au Moyen-Orient. Bruxelles prévoit notamment de mobiliser les réserves pétrolières afin de faire baisser les prix.
Le sud du Liban sous le feu israélien
Israël a lancé de nouvelles attaques aériennes sur Tyr, dans le sud du Liban. D'après des images diffusées, une épaisse fumée s'élève au-dessus de la ville libanaise après des frappes israéliennes.
L'efficacité de la défense antiaérienne israélienne s'amenuise avec la prolongation du conflit, selon Hareetz
La guerre en Iran met à rude épreuve la défense antiaérienne israélienne. Selon une étude du journal Hareetz, alors qu'au début du conflit, seulement 5 % des missiles iraniens atteignaient leurs cibles, ce chiffre était passé à 27 % début avril.
Le journal souligne que le problème principal ne réside pas dans une pénurie de missiles intercepteurs, mais dans la difficulté de choisir les cibles à intercepter et les moyens à employer. De plus, certains systèmes israéliens, notamment les batteries antimissiles Fronde de David, se sont révélés moins efficaces contre les munitions à fragmentation iraniennes. Le journal note que ce type de munitions peut disperser ses ogives en vol, rendant leur interception vaine.
Hareetz conclut que la défense aérienne israélienne est confrontée moins à une pénurie de ressources qu'à un nouveau type de menace auquel elle n'est pas préparée. Les auteurs de l'article insistent sur le fait que plus le conflit s'éternise, plus les missiles iraniens gagnent en précision et plus ils pénètrent fréquemment la défense aérienne israélienne.
L'Australie ne participera pas au blocus du détroit d'Ormuz, le Royaume-Uni refuse lui aussi, selon les médias
Le gouvernement australien n'envisage pas de se joindre aux États-Unis pour bloquer le détroit d'Ormuz, a déclaré Matt Thistlethwaite, vice-ministre australien des Affaires étrangères et du Commerce. Il a affirmé que le meilleur moyen d'instaurer une paix durable et, à terme, de faire baisser le prix de l'essence pour les Australiens est de parvenir à un accord négocié. Il a également déploré l'échec des pourparlers irano-américains à Islamabad.
D'après les médias, le Royaume-Uni, à l'instar de l'Australie, n'a aucune intention de participer au blocus du détroit. Bloomberg souligne que, bien que le Royaume-Uni dispose de drones chasseurs de mines autonomes au Moyen-Orient, Londres ne les déploiera dans le détroit d'Ormuz que si un plan réaliste pour son ouverture est élaboré en collaboration avec ses alliés.
Les États-Unis « ressuscitent » des avions des années 50 provenant d'un « cimetière d'avions » en raison des pertes subies en Iran, selon Bild
L'armée américaine est durement touchée par la guerre en Iran et son aviation a subi de lourdes pertes. Elle est donc contrainte de remettre en service des avions ravitailleurs vieillissants, âgés de près de 70 ans, rapporte Bild. En mars dernier, rappelle le journal, les États-Unis ont perdu un appareil et au moins cinq autres ont été endommagés lors d'attaques iraniennes contre des bases américaines dans la région.
Face à ces pertes, l'US Air Force a décidé de réactiver au moins deux avions ravitailleurs KC-135 Stratotanker, dont un appareil vieux de 68 ans. Ces avions ont été remis en service après avoir été stockés sur la base aérienne de Davis-Monthan en Arizona, plus connue sous le nom de « cimetière d'avions ». Les appareil « ressuscités » font actuellement l'objet d'importantes réparations, affirme le journal.
Araghchi impute à Washington l'échec de la signature du mémorandum irano-américain à Islamabad
Le mémorandum d'entente entre les États-Unis et l'Iran à Islamabad n'a pas été signé en raison des agissements de la partie américaine, a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi. Selon lui, alors que la signature était pourtant imminente, les négociateurs iraniens se sont heurtés « au maximalisme, à des règles du jeu en constante évolution et à un blocus ». « Aucune leçon n'a été tirée », a-t-il ajouté.
Les États-Unis et Israël pourraient reprendre les hostilités contre l'Iran, selon les médias
Suite à l'échec des pourparlers irano-américains à Islamabad, les États-Unis et Israël envisageraient une reprise des hostilités. Le Wall Street Journal, citant des sources, indique que le président américain Donald Trump pourrait recourir à des frappes ciblées contre l'Iran, en plus du blocus annoncé du détroit d'Ormuz.
Parallèlement, selon le Times of Israel, l'armée israélienne se préparerait également à reprendre l'offensive contre l'Iran. Le journal note que cette hypothèse est étayée par une fuite coordonnée d'informations provenant de responsables de la sécurité israélienne et transmises à trois chaînes de télévision.
Ainsi, la chaîne israélienne Channel 12 a fait état des préparatifs d'Israël en vue d'une « éventuelle attaque surprise » iranienne. Kan, une autre chaîne israélienne, a rapporté l'intérêt de Tel Aviv pour une reprise du conflit. Channel 13 a indiqué que le chef d'état-major des Forces de défense israéliennes, le lieutenant-général Eyal Zamir, avait ordonné aux militaires de se préparer à une « reprise immédiate des hostilités ».
Le blocus américain du détroit d'Ormuz est « voué à l'échec », affirme un conseiller du guide suprême iranien
La tentative américaine de bloquer le détroit d'Ormuz est « vouée à l'échec », et Téhéran ne le permettra pas, a déclaré Mohsen Rezaei, conseiller militaire de haut rang du guide suprême iranien, cité par CNN. Il a souligné que l'Iran ne se laisse pas « contenir par des tweets et des plans de blocus imaginaires ».
Rezaei a ajouté que les forces armées iraniennes ne toléreront pas une telle action américaine, car l'armée dispose de « capacités considérables encore inexploitées » pour contrer toute menace.