Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé que la guerre au Liban « se poursuit », insistant sur la nécessité de maintenir la pression militaire afin de neutraliser « les menaces », notamment les tirs antichars et les roquettes. Lors d’une visite rare au Sud-Liban, entouré de responsables militaires, Netanyahou a évoqué la mise en place d’une zone tampon s’étendant sur huit à dix kilomètres à l’intérieur du territoire libanais.
Des négociations mais toujours des bombes
Selon lui, cette zone tampon permettrait d’empêcher toute infiltration et de sécuriser la frontière. Toutefois, il a reconnu que les objectifs militaires n’étaient pas encore atteints, soulignant que « du travail reste à accomplir », signe que l’offensive pourrait se prolonger malgré les discussions diplomatiques en cours.
Sur le terrain, les combats se concentrent notamment autour de Bint Jbeil, ville hautement symbolique et stratégique du Sud-Liban. Les affrontements y sont particulièrement violents depuis plusieurs jours, avec des tentatives d’infiltration des forces israéliennes et une résistance persistante du Hezbollah. L’armée israélienne affirme avoir pris le contrôle de certaines positions clés, dont un hôpital utilisé selon elle comme base par des combattants, tandis que le mouvement chiite mène des tirs répétés contre les troupes adverses.
Parallèlement, les attaques israéliennes se poursuivent dans plusieurs régions, notamment au Sud-Liban et dans la Békaa, faisant de nombreuses victimes civiles et ciblant parfois des infrastructures sensibles. La mort d’un secouriste de la Croix-Rouge, tué dans une frappe de drone, a suscité de vives réactions, les autorités libanaises dénonçant un ciblage direct. D’autres attaques ont également touché des zones résidentielles et des responsables locaux, accentuant le bilan humain déjà lourd depuis la reprise des hostilités début mars.
Malgré quelques signaux de désescalade, notamment l’arrêt temporaire des frappes sur Beyrouth, la situation reste extrêmement volatile. Le Liban réclame un cessez-le-feu global, tandis qu’Israël poursuit son escalade militaire.