Samedi 11 avril
Le détroit d'Ormuz débloqué ?
Plusieurs navires ont déjà traversé le détroit d'Ormuz ou s'y dirigent depuis le golfe Persique, alors que des négociations de paix entre les États-Unis et l'Iran débutent à Islamabad.
Selon CNN, il s'agit principalement de navires chinois. Le New York Times, citant des responsables américains, a pour sa part écrit que l'Iran ne pouvait pas augmenter la capacité de passage du détroit, car il n'a pas les moyens de localiser les mines qui y sont installées, ni de les retirer.
Dix morts, dont trois secouristes, à la suite d'une attaque israélienne dans le sud du Liban
L'armée israélienne a lancé ce 11 avril une nouvelle frappe contre le sud du Liban, qui a fait au moins dix morts, dont trois secouristes, rapporte le ministère de la Santé du pays. Selon les médias, les attaques israéliennes ont visé des localités de la région de Nabatieh.
Des images présumées de la frappe dévastatrice menée par Tsahal sont diffusées sur les réseaux sociaux.
Frappes israéliennes au Liban : plus de 180 combattants du Hezbollah tués, selon Tsahal
L’armée israélienne affirme avoir tué plus de 180 combattants du Hezbollah lors des frappes massives menées le 8 avril à travers le Liban. Ces bombardements, décrits comme simultanés et d’une ampleur inédite, s’inscrivent dans l’intensification du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien.
La France soutient les négociations entre l'Iran et les États-Unis et espère qu'elles produiront « les meilleurs effets »
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'est exprimé au sujet des négociations de paix entre l'Iran et les États-Unis à Islamabad. « Nous soutenons ces négociations, nous espérons qu'elles produiront les meilleurs effets », a-t-il assuré.
Washington-Téhéran : des négociations d’après-guerre sous haute tension
Les pourparlers entre Washington et Téhéran relèvent désormais d’une logique d’après-guerre. Le détroit d’Ormuz et la sécurité régionale dominent les discussions. L’absence de cadre commun rend l’issue incertaine malgré une volonté de désescalade.
Les États-Unis n'auraient pas accepté de débloquer les avoirs iraniens gelés, selon CBS
Contredisant les informations de Reuters, CBS News, citant un haut responsable américain, affirme que les États-Unis n'auraient pas accepté de débloquer les avoirs iraniens gelés. La chaîne rapporte également que le vice-président JD Vance a tenu une réunion bilatérale avec le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, mais que les négociations n'ont pas encore commencé et qu'aucun accord n'a été discuté.
Les États-Unis auraient accepté de débloquer les avoirs iraniens, affirme Reuters
Washington aurait accepté de débloquer les avoirs iraniens détenus dans des banques du Qatar et d'autres pays étrangers, rapporte Reuters en citant une source en Iran. Selon l'interlocuteur de l'agence de presse, cette mesure est considérée comme un signe du « sérieux » des intentions de parvenir à un accord lors des négociations à Islamabad.
La source ajoute que le déblocage des avoirs iraniens est directement lié à la garantie d'un passage sûr dans le détroit d'Ormuz. Ce sujet devrait constituer un point clé des négociations. Toutefois, note Reuters, aucun commentaire public n'a été formulé par la partie américaine au sujet du déblocage des avoirs.
La Russie appelle à la cessation immédiate des attaques contre le Liban
Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères a appelé à la cessation immédiate des bombardements sur le territoire libanais. « La priorité, à ce stade, est d’éliminer les causes profondes du conflit dévastateur dans la région, à savoir la cessation complète de la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël. Parmi ses conséquences figurent notamment les dommages subis par les États de la péninsule arabique, ainsi que les hostilités dans la zone frontalière libano-israélienne et les frappes de missiles et les bombardements contre le Liban, auxquels il convient de mettre un terme sans délai », a souligné le communiqué.
La diplomatie russe a également invité les participants aux négociations prévues au Pakistan ce 11 avril à faire preuve de responsabilité et à éviter toute action susceptible de les faire échouer. Moscou a rappelé que la navigation dans le détroit d’Ormuz ne posait aucun problème avant l’attaque contre l’Iran, bien que les parties impliquées accusent désormais Téhéran d’avoir fermé ce corridor.
Négociations avec Israël : le Liban en quête d’une voix souveraine dans un jeu qui le dépasse
Le Liban cherche à imposer des négociations centrées sur l’État pour affirmer sa souveraineté, mais il reste pris entre les stratégies divergentes d’Israël, de l’Iran et des États-Unis. Faute de leviers, Beyrouth risque de rester marginal dans les décisions qui le concernent directement.
Sécurité renforcée à Islamabad avant les pourparlers entre l’Iran et les États-Unis
Trois morts dans le sud du Liban après une attaque israélienne à la veille des négociations à Islamabad, selon les médias
Alors que les négociations entre l'Iran et les États-Unis approchent, la situation au Liban reste tendue en raison des frappes israéliennes qui se poursuivent dans le sud du pays. Ainsi, selon l'agence de presse nationale libanaise, une nouvelle frappe de l'armée israélienne a touché un immeuble résidentiel à Mayfadoun, dans la province de Nabatieh, au sud du Liban. L'attaque a fait au moins trois morts, d’après le rapport.
Négociations de paix Iran-États-Unis : les discussions débuteront ce 11 avril à midi à Islamabad
À Islamabad, tout est prêt pour les négociations de paix entre les États-Unis et l'Iran qui, selon les médias, devraient débuter après 12h GMT. Un peu avant, à 8h GMT, la délégation iranienne devait rencontrer le Premier ministre pakistanais Shahbaz Sharif, selon l'agence Tasnim.
Les négociateurs américains et iraniens sont déjà arrivés à Islamabad pour participer aux négociations visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Selon Reuters, la délégation américaine est dirigée par le vice-président américain JD Vance et comprend également l'envoyé spécial du président Donald Trump, Steve Witkoff, et son gendre, Jared Kushner. La délégation iranienne, quant à elle, est arrivée à Islamabad sous la conduite du président du Parlement, Mohammad-Bager Ghalibaf, et du ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.
Reuters souligne qu'il s'agira des pourparlers au plus haut niveau entre les États-Unis et l'Iran depuis la révolution islamique de 1979. Ces discussions restent toutefois fragiles, Washington et Téhéran exprimant leurs craintes quant à une éventuelle trahison de part et d'autre. Les médias soulignent par ailleurs que la délégation iranienne est prête à faire face à tous les scénarios possibles lors des négociations, y compris à l'éventualité d'un échec.