Mardi 7 avril
La situation sur l'île de Kharg reste sous contrôle, selon Mehr
Selon l'agence iranienne Mehr, la situation sur l'île de Kharg demeure sous contrôle. Les infrastructures et les installations pétrolières n'ont pas été endommagées.
L'Iran aurait mis fin aux négociations avec les États-Unis, selon le New York Times
L'Iran aurait mis fin à ses tentatives de négociation avec les États-Unis et aurait informé le Pakistan qu'il ne participerait plus aux discussions sur un cessez-le-feu, selon le New York Times, qui cite trois hauts responsables iraniens.
Deux ressortissants français quittent l'Iran après plus de trois ans de détention
Après plus de trois ans de détention en Iran, deux ressortissants français ont été libérés et sont désormais en route vers la France, selon le président français Emmanuel Macron.
Il s'agit de Cécile Kohler, enseignante de lettres âgée de 41 ans, et de Jacques Paris, professeur retraité de 72 ans. Tous deux avaient été condamnés en octobre à de lourdes peines de prison pour des accusations d'espionnage au profit d'Israël. Libérés début novembre, ils restaient toutefois interdits de quitter le territoire iranien et avaient été placés à l'ambassade de France à Téhéran.
D'après l'agence de presse IRNA, l'Iran les a libérés en échange du retrait par la France de sa plainte contre Téhéran devant la Cour internationale de justice de l'ONU.
Bint Jbeil, épicentre d’une bataille décisive au Sud-Liban entre le Hezbollah et Tsahal
Les combats s’intensifient autour de Bint Jbeil, cible d’un encerclement israélien. Israël progresse sur plusieurs fronts, notamment à l’est près du Litani. Le Hezbollah riposte par une guérilla urbaine pour freiner l’offensive.
L'Iran prêt à frapper sans restrictions
L'Iran se dit désormais prêt à mener des frappes sans les limitations qu'il s'était jusqu'ici imposées, selon un communiqué du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), relayé par l'agence de presse Fars.
Téhéran affirme être en mesure de cibler les infrastructures des États-Unis et de leurs alliés de façon à les priver durablement de pétrole et de gaz, avec des répercussions susceptibles de s'étendre bien au-delà du Moyen-Orient.
Le CGRI souligne qu'il avait jusqu'à présent fait preuve de retenue dans le choix de ses cibles, invoquant des considérations de bon voisinage. Désormais, précise-t-il, ces contraintes sont levées, ouvrant la voie à une intensification des opérations.
Israël appelle les Iraniens à éviter les trains pour des « raisons de sécurité »
L'armée israélienne a exhorté les habitants de l'Iran à s'abstenir d'utiliser les trains sur l'ensemble du territoire. Les autorités militaires israéliennes ont averti que la présence dans les trains ou à proximité des voies ferrées pourrait exposer les civils à un danger.
Les démocrates veulent destituer le chef du Pentagone, selon Axios
Les démocrates de la Chambre des représentants des États-Unis préparent une initiative visant à lancer une procédure de destitution contre le chef du Pentagone, Pete Hegseth, dans le contexte de ses décisions liées à la guerre contre l'Iran, rapporte Axios.
Yassamin Ansari, élue démocrate de l'Arizona, a indiqué que l'ouverture de la procédure pourrait intervenir dès la semaine prochaine. Elle a accusé le secrétaire américain à la Guerre d'avoir manqué à son serment et à ses obligations envers la Constitution américaine.
Elle a affirmé que l'exposition jugée irresponsable des militaires américains à des risques, ainsi que des violations répétées du droit de la guerre, constituaient des motifs suffisants pour engager sa destitution.
Selon des sondages cités par Axios, le responsable du Pentagone figure parmi les membres les moins populaires de l'administration, tandis que l'escalade de la guerre contre l'Iran accentue la pression sur sa position.
Trump : toute une « civilisation mourra ce soir »
Le président américain, Donald Trump, a déclaré que « toute une civilisation » pourrait disparaître cette nuit, ajoutant qu'il ne souhaitait pas une telle issue, mais qu'elle semblait probable. Il a toutefois évoqué la possibilité d'un changement radical de pouvoir en Iran, estimant que l'arrivée de dirigeants « plus intelligents et moins radicalisés » pourrait ouvrir la voie à une transformation majeure, tout en reconnaissant l'incertitude de ce scénario.
La guerre en cours propulse l'Iran au rang de puissance mondiale, selon le Wall Street Journal
La guerre en cours contribue à transformer l'Iran en acteur majeur de l'équilibre international, écrit le Wall Street Journal. Alors que l'ordre mondial semblait ces dernières années s'articuler autour de trois pôles — la Russie, les États-Unis et la Chine —, l'Iran s'impose progressivement comme un quatrième centre de puissance, selon le quotidien américain.
Cette montée en influence reposerait en grande partie sur le contrôle d'un point névralgique du système énergétique mondial : le détroit d'Ormuz. Dans une économie globalisée, il ne suffirait plus de disposer de ressources pétrolières — leur acheminement doit être fiable, massif et prévisible.
Or, lorsque cette fiabilité est remise en cause, les effets se répercutent immédiatement sur les marchés : les assurances se durcissent, les coûts de fret s'envolent et les chaînes d'approvisionnement deviennent plus vulnérables, renforçant ainsi le poids stratégique de l'Iran.
L'Iran facturerait le passage par Ormuz en yuans : une menace pour le pétrodollar, selon Graham
L'Iran ferait payer le passage des navires dans le détroit d'Ormuz en yuans, une pratique susceptible de fragiliser la position du dollar dans les échanges énergétiques mondiaux, a déclaré le sénateur américain Lindsey Graham. Selon lui, depuis 1974, le commerce mondial du pétrole repose largement sur le dollar, et toute évolution vers des règlements en yuans est perçue comme une remise en cause directe de la monnaie américaine, voire comme une « attaque » contre celle-ci.
Égypte : Eni annonce une découverte majeure de gaz en Méditerranée
Le groupe italien Eni a annoncé le 7 avril la découverte de 2 000 milliards de pieds cubes de gaz au large de l’Égypte, dans la concession de Temsah, en Méditerranée orientale. Situé à 70 km des côtes, le gisement pourrait être développé rapidement et soutenir les efforts du Caire pour renforcer ses réserves et sa production gazière.
Les États-Unis revendiquent la destruction de plus de 155 navires iraniens
Les forces américaines auraient endommagé ou détruit plus de 155 navires appartenant à l'Iran, selon le Commandement central des forces armées des États-Unis. L'armée affirme avoir frappé plus de 13 000 cibles depuis le début de la guerre.
La précision des missiles iraniens en forte hausse : un taux d'impact multiplié presque par dix
Selon des analyses du Jewish Institute for National Security of America (JINSA), le taux d'impact des missiles iraniens visant Israël aurait fortement augmenté au cours de la guerre. D'après ces estimations, il serait passé d'environ 3 % lors des premières phases à près de 27 % par la suite, soit une hausse non pas de deux à trois fois, mais presque multipliée par dix.
Une demande croissante pour l'énergie russe : Peskov évoque de nouveaux débouchés
Un nombre croissant de partenaires alternatifs manifeste son intérêt pour l'acquisition des ressources énergétiques russes, alors que des négociations sont actuellement en cours afin d'adapter les flux d'exportation aux intérêts du pays, a indiqué le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
Les États-Unis et Israël auraient mené une attaque contre l'île de Kharg
Selon l'agence iranienne Mehr, les États-Unis et Israël auraient mené une attaque contre l'île de Kharg, point stratégique pour l'exportation de pétrole iranien.
L'île de Kharg, située dans le golfe Persique, joue un rôle crucial dans l'économie iranienne, étant la principale plateforme d'expédition de pétrole du pays. L'attaque, si elle est confirmée, pourrait avoir des répercussions significatives sur le marché mondial du pétrole, déjà instable en raison des sanctions contre l'Iran et des conflits régionaux.
Vers un «Bridge Day» ? Les ponts iraniens dans le collimateur de Trump
À l'approche de l’échéance fixée par Donald Trump, la menace de frappes contre les infrastructures iraniennes, notamment les ponts, suscite une vive inquiétude chez les observateurs internationaux. Entre attaques déjà menées et scénarios évoqués, les spécialistes redoutent une escalade aux effets durables sur le pays.
Londres refuserait l'usage de ses bases pour des frappes contre des infrastructures civiles en Iran
Le Royaume-Uni s'apprête à refuser au président américain, Donald Trump, l'accès aux bases de la Royal Air Force pour mener des frappes visant des ponts et des centrales électriques en Iran, rapporte The i Paper.
Selon le quotidien, les États-Unis doivent solliciter une autorisation distincte pour chaque opération impliquant l'utilisation de bases britanniques. À ce stade, aucune demande officielle n'aurait encore été déposée concernant les frappes évoquées par Donald Trump.
L'UE se prépare à un choc énergétique sur fond de guerre au Moyen-Orient
L'Europe se prépare à un possible choc dans le secteur de l'énergie et à une hausse des prix, dans le contexte de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, rapporte le quotidien espagnol El País.
La Commission européenne envisagerait le recours à des mesures d'urgence, similaires à celles mises en place après le début du conflit en Ukraine. Parmi les options étudiées figurent des mesures « à court terme » telles que la régulation de la température dans les systèmes de climatisation, l'encouragement du télétravail, voire l'instauration de quotas de carburant et des restrictions sur les vols.
Bruxelles assure qu'à ce stade, l'approvisionnement n'est pas menacé. Toutefois, les marchés ressentent déjà l'effet de la hausse des prix du pétrole Brent, ce qui entraîne une augmentation des prix du gaz et du pétrole en Europe. Selon les estimations de la Commission européenne, depuis le début de la guerre, la facture des importations d'énergie fossile de l'UE a augmenté de 14 milliards d'euros.
Un risque pire que Tchernobyl : Moscou alerte sur une menace radiologique dans le Golfe
Dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis, Israël et l'Iran, le spectre d'une catastrophe radiologique majeure plane désormais sur la région du golfe Persique. Le 6 mars, le ministère russe des Affaires étrangères a exprimé une inquiétude particulière face à la détérioration rapide de la situation.
Selon le communiqué officiel, les frappes répétées visant la centrale nucléaire de Bouchehr, qui ont déjà entraîné des pertes humaines, pourraient faire peser un risque réel d'accident aux conséquences potentiellement plus graves encore que celles de la catastrophe de Tchernobyl, avec un impact susceptible de dépasser largement les frontières régionales.
Les autorités russes ont ainsi appelé la communauté internationale à agir sans délai afin d'éviter une nouvelle escalade au Moyen-Orient, estimant qu'une aggravation du conflit pourrait déboucher sur une confrontation de grande ampleur, aux répercussions durables pour la stabilité mondiale.
Israël a mené une nouvelle vague d’attaques visant des infrastructures en Iran, notamment un aéroport à Téhéran, après avoir déjà ciblé au moins deux installations pétrochimiques la veille. Le 6 avril, les forces israéliennes ont frappé la plus grande installation pétrochimique du champ gazier de South Pars ainsi qu'un complexe situé dans la ville de Marvdasht.
Du côté iranien, Mahdi Mohammadi, conseiller du président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que le président américain, Donald Trump, disposait d'environ vingt heures pour céder, faute de quoi ses alliés en subiraient les conséquences. Il a ajouté que l'Iran ne reculerait pas face aux pressions.
Dans ce climat de confrontation, Téhéran aurait rejeté une proposition de cessez-le-feu soutenue par plusieurs médiateurs, dont l'Égypte, le Pakistan et la Turquie. À la place, l'Iran aurait proposé un plan en dix points visant à mettre fin durablement au conflit. Ce plan inclurait notamment la cessation des hostilités dans la région, la garantie de la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz, la levée des sanctions et des engagements en faveur de la reconstruction du pays.