Samedi 28 mars
Les médias diffusent des images du lieu de la mort de trois journalistes au Liban
Des images choquantes ont été diffusées par les médias, montrant le lieu de la mort de trois journalistes tués par un drone israélien dans le sud du Liban. Sur place, se trouvent des cartes d'identité et du matériel calcinés, des gilets pare-balles portant l'inscription « presse » et une voiture incendiée, dans laquelle se trouvaient Ali Chaïb, Fatima Ftouni et son frère Muhammad Ftouni au moment de l'attaque.
Des Marines américains arrivent au Moyen-Orient
L'USS Tripoli, navire d'assaut amphibie de l'US Navy, en route vers le Moyen-Orient, est arrivé dans la zone de responsabilité du Commandement central des États-Unis (CENTCOM), indique le rapport du commandement. D'après ce communiqué, le contingent comprend environ 3 500 marins et militaires du corps des Marines, ainsi que des avions de transport et de combat, des moyens aéroportés et tactiques.
Les attaques israéliennes contre les médias constituent une « tentative pathétique » de dissimuler des crimes, affirme l'ambassade d'Iran à Beyrouth
L'ambassade d'Iran au Liban a condamné l'assassinat de journalistes par Israël dans le sud du Liban. Dans un communiqué, elle a qualifié les attaques contre les médias et les journalistes libanais d'actes lâches et de « crime sioniste » contre la communauté médiatique. L'ambassade a ajouté que l'attaque israélienne contre des professionnels des médias constituait une tentative pathétique de la part des agresseurs de dissimuler la vérité et de faire taire les voix qui documentent et dénoncent leurs crimes.
La situation à la centrale nucléaire de Bouchehr s'aggrave en raison des frappes américano-israéliennes, signale le directeur général de Rosatom
À la suite de la troisième attaque contre la centrale nucléaire de Bouchehr en Iran, un projectile a explosé à proximité immédiate de la station de pompage, a déclaré Alexeï Likhatchov, directeur général de la société d'État russe Rosatom. Bien qu'il n'y ait pas eu de blessés, il a souligné que la situation sur le site s'était aggravée et que les frappes contre la centrale constituaient une menace directe pour la sécurité nucléaire.
Des journalistes d'Al Mayadeen et d'Al Manar tués par une frappe israélienne
La correspondante de la chaîne Al Mayadeen, Fatima Ftouni, et son collègue Ali Chaïb, qui travaillait pour Al Manar, ont trouvé la mort lors d'une frappe de Tsahal dans le sud du Liban, selon des informations relayées par Al Mayadeen. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montreraient vraisemblablement le moment de l'attaque contre le véhicule dans lequel se trouvaient les journalistes.
L'Iran affirme avoir frappé un entrepôt de systèmes anti-drones ukrainiens à Dubaï
Le Corps des gardiens de la révolution islamique a détruit à Dubaï un entrepôt de systèmes anti-drones ukrainiens, rapporte la télévision d'État iranienne, citant Ebrahim Zolfaghari, porte-parole du quartier général central des forces armées iraniennes. Selon lui, 21 Ukrainiens se trouvaient sur le site de l'entrepôt. Pour l'heure, leur sort n'est pas connu.
Pezechkian appelle les pays du Moyen-Orient à ne pas laisser les États-Unis mener la guerre sur leur territoire
Le président iranien Massoud Pezechkian a appelé les pays du Moyen-Orient à ne pas laisser les États-Unis mener une guerre sur leur territoire. Sur le réseau social X, il a également souligné que l'Iran ne menait pas de frappes préventives, mais qu'il était prêt à riposter avec détermination en cas d'attaque contre les infrastructures et les centres économiques du pays.
Les pays du Golfe se désillusionnent vis-à-vis des États-Unis en raison de la guerre avec l'Iran, affirme Bloomberg
Les pays du Golfe expriment de plus en plus souvent leur mécontentement face à la politique américaine concernant la guerre avec l'Iran, remettant en question les garanties de sécurité américaines et s'inquiétant de l'absence de stratégie de l'administration du président américain Donald Trump, rapporte Bloomberg en citant des sources.
Ainsi, selon ces sources, de nombreux responsables doutent des objectifs et du bien-fondé des actions du locataire de la Maison Blanche dans cette guerre, ainsi que de la nécessité des bases américaines qui transforment leurs pays en cibles. Néanmoins, d’après Bloomberg, ils n'expriment pas ces craintes publiquement afin de ne pas irriter Trump, et il est peu probable que quiconque exige le retrait des troupes américaines.
Dans le même temps, de nombreux représentants des autorités des pays du Golfe craignent que Trump ne conclue avec Téhéran un accord qui ne limiterait pas la production de missiles balistiques ni le soutien à des groupes tels que le Hezbollah et le Hamas. Les responsables arabes jugent un tel scénario plausible, car le président américain a besoin d’annoncer une victoire et de se retirer d’une guerre impopulaire aux États-Unis et qui a entraîné une hausse des prix de l’énergie.
Dans ce cas, les États de la région devront composer avec un Iran « amer », conservant un certain contrôle sur le détroit d’Ormuz, note Bloomberg. Dans le même temps, l’administration du président américain fait savoir à ses alliés qu’elle n’a pas de plans immédiats d’invasion terrestre en Iran, même si des milliers de militaires ont été déployés au Moyen-Orient.
Le nombre total de tués iraniens dépasse les 1 340, selon les estimations de Sputnik
Sputnik, citant des sources, révèle le nombre colossal de blessés et de morts parmi les combattants du conflit au Moyen-Orient, ainsi que dans les pays touchés par celui-ci. D'après une infographie basée sur des informations publiées par les agences de presse iraniennes ISNA, SANA, le CENTCOM des États-Unis, les ministères de la Santé d'Israël, des Émirats arabes unis et du Koweït ainsi que les médias nationaux, le nombre de victimes iraniennes s'élève à au moins 1 348 personnes, avec plus de 19 500 blessés.
Du côté israélien, Sputnik fait état de 21 morts et de plus de 5 400 blessés. Aux États-Unis, le bilan total s'élève à 13 morts et 303 blessés.
Merz se moque de la décision de Macron d'envoyer un porte-avions au Moyen-Orient
Friedrich Merz a raillé la décision d'Emmanuel Macron d'envoyer un porte-avions au Moyen-Orient, au large de Chypre. Le projet du dirigeant français, visant à protéger les forces alliées dans la région, ressemble plutôt à un effet d'annonce grandiose qui aura peu d'effets dans la réalité, a ironisé le chancelier allemand.
Les Houthis lancent des missiles contre des cibles militaires en Israël, entrant ainsi en confrontation directe pour soutenir l'Iran
Le mouvement yéménite Ansar Allah, communément appelé les Houthis, a lancé une frappe de missiles contre des cibles militaires en Israël afin de soutenir l'Iran. Ainsi, selon les médias, les Houthis ont annoncé avoir tiré une salve de missiles balistiques sur des cibles militaires israéliennes dans le sud de la Palestine occupée, ce qui constitue la première frappe du mouvement yéménite depuis le début de l'escalade actuelle dans la région.
Cette attaque fait suite à la déclaration des Houthis selon laquelle ils sont prêts à se joindre aux combats aux côtés de l'Iran si les États-Unis et Israël intensifient leurs attaques. Le mouvement a souligné son intention de poursuivre ses attaques jusqu'à ce que l'agression contre l'Iran et ses alliés cesse.
Il reste un peu plus de 3 500 cibles à frapper en Iran, déclare Trump
Il reste aux forces américaines encore 3 554 cibles à frapper en Iran, a déclaré le président américain Donald Trump. Il a assuré que leur destruction serait effectuée « assez rapidement ».
Bombardements américains et israéliens massifs sur l'Iran pendant la nuit
Au cours de cette nuit du 27 au 28 mars, les États-Unis et Israël ont poursuivi leurs frappes aériennes à grande échelle sur les principales villes iraniennes. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent l'ampleur et les conséquences des bombardements sur Téhéran.
La centrale nucléaire de Bouchehr a subi une troisième frappe des États-Unis et d'Israël
Pour la troisième fois depuis le 28 février, Israël et les États-Unis ont frappé le site de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr, a rapporté l'Organisation iranienne de l'énergie atomique. La centrale elle-même n'a pas été endommagée, aucune victime, aucun dégât matériel ni aucune défaillance technique n'ont été signalés.
L'organisation souligne que les attaques contre des installations d'infrastructure nucléaire civile sont une infraction criante à toutes les normes du droit international et mettent en péril la sécurité de la région.
Les États-Unis ont informé leurs alliés d'éventuelles perturbations dans les livraisons d'armes à Kiev
Washington a informé ses alliés de perturbations à venir dans les livraisons d'armes à l'Ukraine au cours des prochains mois, dans le contexte de la guerre en cours contre l'Iran, rapporte Politico en citant des sources. Il s'agit notamment de la livraison de munitions, en particulier de missiles intercepteurs pour les systèmes de défense aérienne Patriot.
Cette décision s'explique par le fait que le Pentagone donne la priorité au conflit en Iran. Politico souligne que cette initiative de Washington met en péril un programme clé dans le cadre duquel les alliés achètent des armes aux États-Unis pour les transférer à Kiev.
Les Houthis menacent d'entrer en guerre contre les États-Unis et avancent leurs revendications
Les Houthis yéménites sont prêts à intervenir militairement aux côtés de l'Iran dans le cadre du conflit au Moyen-Orient si l'une de leurs revendications n'était pas respectée, a déclaré le porte-parole du mouvement Ansar Allah.
Selon lui, les Houthis sont prêts à entrer en guerre dans l'un des cas suivants : l'entrée en guerre de toute autre alliance aux côtés des États-Unis et d'Israël contre l'Iran et l'« Axe de la résistance », l'utilisation de la mer Rouge pour mener des opérations hostiles des États-Unis et d'Israël contre l'Iran et tout autre pays musulman, ainsi que la poursuite de l'intensification des hostilités contre l'Iran.
Les Houthis yéménites ont également exigé la cessation immédiate de l'agression contre les pays musulmans — la Palestine, le Liban, l'Iran et l'Irak — ainsi que la levée du « blocus injuste imposé au Yémen ».