Jeudi 26 mars
Le président iranien a remercié en russe Poutine et le peuple russe pour leur soutien dans la guerre contre les États-Unis et Israël
Le président iranien Massoud Pezechkian a exprimé sa gratitude aux autorités et au peuple russes pour leur soutien dans la guerre contre les États-Unis et Israël. « Les messages du président Poutine et le soutien du peuple russe nous inspirent dans cette guerre. La résistance et le courage du peuple iranien promettent de nouveaux liens qui permettront aux pays de la région d’assurer la sécurité de l’Asie de l’est. Au nom du peuple iranien, je remercie le gouvernement et le peuple russes », a-t-il écrit en russe sur X.
L'Iran continuera de se défendre conformément au droit international jusqu'à l'élimination de la menace
L'ambassadeur d'Iran à Moscou, Kazem Jalali, a réaffirmé la volonté de l'Iran d'exercer son « droit inaliénable » à la légitime défense jusqu'à ce que la source de la menace soit complètement éradiquée. Il a également réitéré les exigences de Téhéran pour un cessez-le-feu durable, soulignant la nécessité d'une cessation définitive de l'agression et du terrorisme, de garanties objectives de non-répétition, d'une réparation intégrale des dommages et du respect de la juridiction iranienne dans le détroit d'Ormuz afin de garantir la sécurité maritime internationale.
Kazem Jalali a insisté sur le fait que, dans le respect des efforts des médiateurs, une paix juste ne dépend que du respect de ces conditions et obligations.
À Beyrouth, des centaines de manifestants protestent contre l’expulsion de l’ambassadeur iranien
Une foule s'est rassemblée devant l'ambassade d'Iran à Beyrouth pour protester contre la décision du gouvernement libanais d’expulser l’ambassadeur iranien.
Brandissant des drapeaux iraniens, libanais et du Hezbollah, les manifestants ont encerclé le bâtiment, dénonçant une décision qu’ils jugent injustifiée.
Interrogés par le correspondant de RT, Igor Kourachenko, les manifestants ont affirmé que la décision des autorités libanaises était erronée, soulignant que l'Iran a toujours soutenu le Liban et n'a jamais été hostile au peuple libanais.
L'Iran « supplie » les États-Unis de conclure un accord, lance Trump
Lors d’une réunion à la Maison Blanche, Donald Trump a affirmé que l’Iran « suppliait » les États-Unis de conclure un accord, évoquant une « défaite cuisante » de Téhéran.
Selon lui, les autorités iraniennes se tourneraient désormais vers Washington pour négocier, estimant qu’un éventuel accord dépendrait principalement de décisions prises à Téhéran. Il a également avancé qu’un tel accord pourrait conduire à la réouverture du détroit d’Ormuz.
Le président américain a par ailleurs déclaré que l’Iran s’apprêtait à remettre huit pétroliers aux États-Unis, une mesure qui, selon lui, viserait à démontrer le « sérieux » de Téhéran. Il a évoqué la possibilité que ces navires battent pavillon pakistanais et n’a pas exclu une prise de contrôle du pétrole iranien par Washington.
Sur le plan économique, Trump a estimé que les conséquences de l’opération militaire contre l’Iran s’étaient révélées « moins graves que prévu », indiquant qu'il s'attendait à une hausse plus marquée des prix du pétrole et à une chute beaucoup plus brutale du marché boursier.
Il a également assuré que la campagne militaire progressait plus rapidement que prévu.
Israël met en œuvre ses projets d'invasion du Liban, avertit Erdogan
Le président Recep Tayyip Erdogan a vivement critiqué l'administration israélienne, la qualifiant de « réseau génocidaire aveuglé par la haine » pour ses actions au Moyen-Orient.
Il a souligné que Tel Aviv plongeait la région dans les plus graves troubles du siècle, affirmant que la guerre déclenchée contre l'Iran enveloppait la région de « sang et de poudre ».
Le dirigeant turc a également averti que le gouvernement de Benjamin Netanyahou ciblait non seulement l'Iran, mais aussi le Liban, mettant progressivement en œuvre ses projets d’invasion.
Poutine : un conflit « imprévisible comme le coronavirus » et aux effets économiques majeurs
Le président russe Vladimir Poutine a comparé le conflit au Moyen-Orient à la pandémie de coronavirus, estimant que ses conséquences restent difficiles à anticiper, y compris pour les acteurs directement impliqués.
« Il me semble que les parties engagées elles-mêmes ne sont pas en mesure de prédire quoi que ce soit. Et pour nous, c’est encore plus difficile », a-t-il déclaré, soulignant le degré d’incertitude entourant l’évolution de la situation.
Selon lui, le conflit provoque déjà des perturbations importantes, affectant la logistique, la production et les chaînes d’approvisionnement mondiales, notamment dans les secteurs des hydrocarbures, des métaux et des matières premières.
Appel à la prudence
Dans un contexte de hausse des prix du pétrole et de forte volatilité des marchés, Poutine a appelé à la prudence.
« Si aujourd’hui les marchés ont basculé dans un sens, ils peuvent évoluer dans l’autre, le lendemain », a-t-il averti, évoquant également le risque d’une érosion des recettes d’exportation.
Il a mis en garde contre la tentation de tirer profit à court terme de la conjoncture, au risque de fragiliser les équilibres économiques.
« À l’heure où les prix des produits de notre exportation traditionnelle sont en hausse et que les marchés sont en pleine tourmente, la tentation peut surgir de profiter de la situation, d’engranger des revenus conjoncturels et, pour ainsi dire, de les dilapider, de les distribuer pour verser des dividendes ou, s’agissant de l’État, de gonfler les dépenses budgétaires », a-t-il souligné.
Bouchehr : plus de 300 Russes encore sur place, Rosatom poursuit les évacuations
Le directeur de Rosatom, Alexeï Likhatchov, a qualifié de « tendue » la situation à la centrale nucléaire de Bouchehr, en Iran.
Il a indiqué qu’un peu plus de 300 employés russes se trouvaient encore sur le site, précisant qu’un nouveau groupe d’évacués devrait quitter l’Iran pour Moscou dans la nuit du 26 au 27 mars.
D’autres départs sont attendus, selon Likhatchov.
Netanyahou revendique « l’élimination » du commandant naval du CGRI
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé qu’Israël avait « éliminé » le commandant naval du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), qu’il a présenté comme l’un des instigateurs du blocus du détroit d’Ormuz.
Il a également mis en avant la coopération entre l’armée israélienne et les forces américaines, ajoutant que les attaques israéliennes contre des cibles en Iran se poursuivent.
L'Iran a frappé Israël et des bases américaines aux Émirats arabes unis et au Koweït, selon le CGRI
L’armée iranienne a ciblé des bases américaines aux Émirats arabes unis et au Koweït, ainsi que des objectifs dans le centre de Tel Aviv, à Haïfa et dans les zones situées au nord et au sud de Kiryat Shmona, rapporte la télévision d'État iranienne, citant le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).
Selon le communiqué, les frappes ont visé des centres de commandement, des stations radar et des infrastructures liées aux drones des forces américaines et israéliennes.
Le CGRI annonce la destruction d’un chasseur F-18 américain
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé avoir abattu un avion de chasse américain de type F-18 au-dessus de l’Iran. Selon son service de presse, l’appareil s'est ensuite abîmé dans l’océan Indien.
L'agence de presse Fars avait précédemment diffusé une vidéo montrant un missile percutant l'avion. D'après l'agence, ces images attestent de la destruction du chasseur.
Les États-Unis n'ont pas encore commenté cette déclaration.
L'assassinat de Khamenei est comparable au meurtre du Pape pendant le Carême, selon un ancien Marine américain
En assassinant le Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, les États-Unis ont de fait tué le Pape et sa famille pendant le Carême, a affirmé James Webb, ancien Marine, lors d'un entretien avec le journaliste américain Tucker Carlson. Il a indiqué que cette action de Washington avait incité toute la population civile iranienne à se soulever et à lutter contre les États-Unis.
« Nous n’oublierons pas » : Trump fustige l’OTAN pour son absence de soutien
Le président américain Donald Trump a de nouveau exprimé son indignation face à l'absence de soutien de l'OTAN dans l'offensive contre l'Iran. Sur son réseau social Truth Social, il a souligné que les pays de l'Alliance n'avaient « absolument rien fait », ajoutant que même si les États-Unis n'ont besoin de rien de l'OTAN, ils ne l'oublieront jamais.
Les États-Unis pourraient réorienter l'aide destinée à l'Ukraine vers le Moyen-Orient, selon le Washington Post
Le Pentagone envisage de rediriger l'aide militaire destinée à l'Ukraine vers le Moyen-Orient, rapporte le Washington Post, citant des sources. Cette décision intervient alors que la guerre en Iran réduit les stocks de munitions critiques de l'armée américaine.
Selon le journal, les équipements concernés pourraient inclure des missiles intercepteurs de défense aérienne initialement prévus pour Kiev dans le cadre du programme PURL, un mécanisme financé par les pays de l’OTAN pour l’achat d’armements américains.
L’échange de messages par l'intermédiaire de pays amis ne constitue pas des négociations, affirme Araghchi
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a démenti les récentes déclarations du président américain Donald Trump selon lesquelles les États-Unis négocieraient avec l'Iran. Le chef de la diplomatie iranienne a souligné que les deux parties se contentent d'échanger des messages par l'intermédiaire de pays amis ou de diverses personnalités, ce qui ne constitue ni des négociations ni un dialogue.
Inflation et carburant : des Américains contraints de se priver de nourriture, selon un sénateur
Face à la flambée des prix provoquée par la campagne contre l'Iran, des Américains sont contraints de sauter des repas, a indiqué le chef de la minorité sénatoriale américaine, Chuck Schumer. Il a ainsi réagi aux informations relayées par CNN selon lesquelles les Américains réduisent actuellement leurs dépenses alimentaires pour pouvoir acheter du carburant, dont le prix a fortement augmenté depuis le blocus du détroit d'Ormuz.
Schumer a également souligné que certaines initiatives du président Donald Trump rendraient encore plus difficile pour les familles à faibles revenus de nourrir leurs enfants en raison de l'inflation.
Les frappes iraniennes contraignent les troupes américaines au Moyen-Orient à passer au « télétravail », selon le New York Times
Les frappes iraniennes contre des bases américaines au Moyen-Orient ont forcé les troupes américaines à évacuer plusieurs installations et à « travailler à distance », rapporte le New York Times, citant des sources.
Selon le quotidien, certains militaires ont été relogés dans des sites alternatifs, notamment des hôtels et des immeubles de bureaux disséminés à travers la région. Seuls les pilotes et les équipages de chasse continuent d’opérer depuis les bases encore actives.
Cette dispersion complique la conduite des opérations et réduit les capacités de réaction sur le terrain, soulignent des sources citées par le journal. Par ailleurs, Téhéran a appelé les populations locales à signaler toute présence militaire américaine, accentuant la pression sur les troupes déployées.
Les sources du journal soulignent également l'insuffisance des préparatifs face à une riposte iranienne d'envergure. L'infrastructure militaire américaine dans la région, construite lors des campagnes d'Irak et d'Afghanistan, s'est révélée vulnérable aux frappes de missiles et de drones, affirme l’article.
La défense aérienne israélienne incapable de contrer les missiles iraniens, signale le Washington Post
Des experts américains s'inquiètent de l'incapacité du système de défense israélien à faire face aux attaques de drones et de missiles iraniens. Citant des sources, le Washington Post rapporte que la guerre en cours contre l'Iran a mis en lumière la vulnérabilité des défenses aériennes et antimissiles d'Israël.
Plus précisément, les frappes de missiles iraniens sur les quartiers israéliens d'Arad et de Dimona ont soulevé des questions quant aux capacités d'interception de l’armée israélienne. De plus, selon le quotidien américain, on craint que Tsahal ne soit contrainte de réduire son important parc de missiles intercepteurs pour protéger ses installations les plus stratégiques.
Le Washington Post souligne que l'Iran a constitué d'importants arsenaux de missiles capables de neutraliser totalement le système de défense antimissile israélien. Compte tenu du coût actuel des systèmes de défense aérienne israéliens, dont certains atteignent des millions de dollars, Tel Aviv aurait besoin de milliards pour se défendre contre des attaques intensives, et si ces attaques s'intensifient encore, aucune quantité de ressources ni d'intercepteurs ne suffira, souligne l'article.
Les États-Unis étudient les conséquences d'une hausse du prix du pétrole à 200 dollars le baril à cause de la guerre avec l'Iran, selon Bloomberg
L'administration Trump étudie les conséquences potentielles d'une hausse du prix du pétrole à 200 dollars le baril, rapporte Bloomberg, citant des sources. Selon l'agence, cela signifie que de hauts responsables examinent les conséquences possibles de scénarios extrêmes de guerre contre l'Iran.
Bloomberg souligne que la modélisation des conséquences des flambées des prix du pétrole est une évaluation régulière en période de tensions et vise à garantir que l'administration américaine soit préparée à toute éventualité. Cependant, des sources affirment qu'avant même le début du conflit avec l'Iran, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, craignait que celui-ci n'entraîne une hausse des prix du pétrole et ne nuise à l'économie.
Le siège du ministère israélien de la Défense visé par le Hezbollah, selon les médias
Les forces du Hezbollah libanais affirment avoir mené une frappe de missile contre le complexe Kirya du ministère israélien de la Défense à Tel Aviv, rapporte la télévision d'État iranienne. En outre, d’après le communiqué, des cibles liées aux services de renseignement militaire israéliens au nord de la capitale israélienne ont également été frapées.
Téhéran exige l’inclusion du Liban dans tout accord de cessez-le-feu
L'Iran insiste sur l'inclusion du Liban dans tout accord de cessez-le-feu conclu avec les États-Unis et Israël, rapporte Reuters, citant des sources. Selon ces informations, Téhéran souhaite que l'accord de paix mette fin aux attaques israéliennes contre le Hezbollah libanais.
Cette position a déjà été transmise aux médiateurs à la mi-mars. Téhéran souligne en outre qu’il ne tolérera aucune violation comparable à celles observées après le cessez-le-feu de 2024, marqué par la poursuite des attaques israéliennes contre le territoire libanais.
L'Iran autorise la Russie et quatre autres pays à traverser le détroit d'Ormuz
Téhéran a partiellement débloqué le détroit d'Ormuz, l'ouvrant à la navigation des États « amis », rapporte l'agence Tasnim, citant le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Selon le chef de la diplomatie iranienne, le passage est désormais autorisé pour la Russie, l'Inde, l'Irak, la Chine et le Pakistan.
Araghchi a également précisé que le passage restait interdit aux navires des pays « ennemis » de Téhéran.
Téhéran renforce ses défenses sur l'île de Kharg face aux projets de descente américaine
Ces dernières semaines, l'Iran déploie des unités militaires supplémentaires et des moyens de défense aérienne sur l'île de Kharg, dans le golfe Persique, rapporte CNN, citant des sources. Selon ces mêmes sources, Téhéran se prépare à se défendre contre une éventuelle opération américaine pour s'emparer de l'île.
Des interlocuteurs de la chaîne affirment que l'administration Trump envisage de déployer des troupes américaines pour conquérir Kharg afin de faire pression sur l'Iran et obtenir la réouverture du détroit d'Ormuz. Trump n'a pas encore pris de décision définitive, indiquent les sources de CNN.