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Des militaires américains refusent de «mourir pour Israël» et doutent de la guerre avec l'Iran

Des militaires américains engagés dans le conflit avec l'Iran remettent en cause les objectifs de l'opération et affirment ne pas vouloir risquer leur vie pour Israël ni servir d'instruments politiques, selon les médias américains. Ils signalent une montée du stress, des problèmes de sécurité et l'absence de planification claire.

Lundi 23 mars

Israël ne voit pas de fin imminente à la guerre et annonce la poursuite de ses opérations

Un responsable israélien a indiqué à Bloomberg qu'Israël ne considère pas la fin de la guerre contre l'Iran comme imminente et prévoit de poursuivre ses opérations. Selon lui, les actions militaires se concentreront sur certains objectifs, sans viser les infrastructures énergétiques.

Le secrétaire américain à l'Énergie rejette tout contrôle futur du détroit d'Ormuz par l'Iran

Le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright, a estimé qu'il serait « inacceptable » que l'Iran conserve à l'avenir un contrôle sur la navigation dans le détroit d'Ormuz. Il a rappelé que Téhéran a, à plusieurs reprises au fil des décennies, exercé une influence sur ce passage stratégique, jugeant qu'une telle situation ne pouvait être tolérée.

Sydney frappée par des pénuries de carburant

À Sydney, les conséquences de la crise énergétique liée au conflit au Moyen-Orient deviennent visibles : au moins 42 stations-service sont entièrement à court de carburant et près de 107 n'ont plus de diesel. Les autorités de l'État se préparent à un scénario critique.

Lavrov et Araghchi échangent sur la crise dans le golfe Persique

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s'est entretenu par téléphone avec son homologue iranien Abbas Araghchi au sujet de la situation dans le golfe Persique.

Moscou a dénoncé les frappes des États-Unis et d'Israël contre les infrastructures nucléaires iraniennes, les jugeant inacceptables et dangereuses pour la sécurité et l'environnement de la région. Le chef de la diplomatie russe a également insisté sur la nécessité d'un arrêt immédiat des hostilités et d'un passage à une solution politique. L'Iran a, de son côté, remercié la Russie pour son soutien.

Le détroit d'Ormuz ne fonctionnera plus comme avant, avertit un responsable iranien

Le détroit d'Ormuz ne sera plus utilisé comme auparavant après les déclarations du président américain, Donald Trump, évoquant de prétendues négociations avec l'Iran, selon un responsable iranien cité par Tasnim. Il a ajouté que l'ultimatum « trumpien » de cinq minutes s'inscrivait dans la continuité de la politique hostile menée par Washington, et que l'Iran continuerait de riposter tout en assurant la défense du pays.

Trump a reculé après un avertissement ferme, selon Téhéran

Aucune négociation n'a eu lieu avec Donald Trump, qui a reculé par crainte de représailles, selon des médias iraniens proches des Gardiens de la révolution. D'après l'ambassade d'Iran à Kaboul, après un avertissement ferme de la République islamique indiquant que toute attaque américaine contre ses infrastructures énergétiques entraînerait des frappes contre celles de toute la région, Trump aurait ordonné de reporter l'opération.

Trump suspend les frappes contre les infrastructures énergétiques iraniennes pour cinq jours

Le président américain, Donald Trump, a annoncé la suspension pour cinq jours des frappes américaines visant les infrastructures énergétiques de l'Iran, évoquant la poursuite de « discussions productives » avec Téhéran.

L'Iran menace de miner tout le golfe Persique si ses îles ou ses côtes sont attaquées

Le Conseil iranien de défense a averti qu'il pourrait miner l'ensemble des eaux du golfe Persique si ses îles ou ses côtes venaient à être attaquées, en particulier l'île de Kharg, principale plateforme pétrolière du pays, rapporte El País. Selon Téhéran, une telle mesure placerait durablement tout le Golfe dans une situation comparable à celle du détroit d'Ormuz.

Les frappes iraniennes au Qatar menacent les revenus des groupes occidentaux

Les frappes de représailles iraniennes contre des infrastructures énergétiques au Qatar pourraient entraîner des pertes de plusieurs milliards de dollars pour les entreprises occidentales, selon le Wall Street Journal.

D'après le quotidien américain, certains projets d'investissement parmi les plus stratégiques pour l'industrie pétrolière occidentale ont été visés dans le cadre de la guerre américano-israélienne contre l'Iran.

La reconstruction des installations endommagées pourrait prendre des années, ce qui priverait les grandes compagnies du secteur pétrolier et gazier de revenus considérables.

Les intérêts financiers américains désormais dans le collimateur de Téhéran

Le président du Parlement iranien, Mohammad Ghalibaf, a déclaré que les structures financières contribuant au financement du budget des États-Unis pourraient être considérées comme des cibles légitimes, au même titre que les bases militaires.

Il a affirmé que les instruments financiers américains, notamment les obligations, participent indirectement au financement des opérations militaires, mettant en garde les investisseurs contre les risques encourus. Selon lui, ces investissements pourraient exposer leurs détenteurs à des représailles visant leurs actifs et leurs centres de décision.

Le responsable a également indiqué que l'Iran surveillait de près les portefeuilles d'investissement, qualifiant cette déclaration de dernier avertissement.

Avant la guerre au Moyen-Orient, l'entourage de Trump aurait qualifié Pahlavi de « prince raté »

Une semaine avant le début du conflit en Iran, Donald Trump et son équipe qualifiaient l'héritier de la dynastie impériale, Reza Pahlavi, comme un « prince raté », rapporte le New Yorker.

Selon le magazine, les services de renseignement américains estimaient qu'il ne disposait d'aucun réseau réel à l'intérieur du pays pour soutenir un changement de régime, et qu'il n'était pas pris au sérieux au sein de l'administration.

Téhéran à Trump : « Tu es viré »

Un représentant du Corps des gardiens de la révolution islamique, Ebrahim Zolfaghari, a adressé un message à Donald Trump en reprenant sa formule emblématique : « Hé Trump, tu es viré ! Tu la connais bien, cette phrase. Merci de votre attention. »

NYT : le pari de Washington et Tel Aviv sur un soulèvement en Iran n'a pas abouti

Les États-Unis et Israël comptaient sur le fait que leurs frappes déclencheraient un soulèvement massif en Iran et conduiraient rapidement à la chute du pouvoir, mais ce scénario ne s'est pas réalisé, rapporte le New York Times.

Les services de renseignement avaient dès le départ exprimé des doutes sur cette hypothèse, tandis que d'autres options, comme le recours à des forces kurdes, avaient également été écartées.

Le quotidien américain note qu'à ce stade il apparaît plus probable que le pouvoir en place se maintienne à la tête du pays.

Le président du Liban : la destruction de ponts au Liban par Israël annonce une possible intervention

Le président libanais, Joseph Aoun, estime que la destruction par Israël de ponts sur le fleuve Litani pourrait précéder une intervention.

Il dénonce une escalade dangereuse, liée à la destruction d'infrastructures civiles dans le sud du Liban, jugeant que les frappes répétées contre des biens civils s'apparentent à une forme de punition collective, en violation du droit international humanitaire.

Le président souligne également que la destruction du pont de Qasmiyeh, ainsi que d'autres ponts sur le Litani, vise à couper le lien géographique entre le sud du pays et le reste du Liban.

Le Golfe au bord d'un arrêt des livraisons de GNL sous dix jours

Les livraisons de gaz naturel liquéfié depuis le Golfe persique pourraient s'interrompre brutalement dans les dix prochains jours, rapporte le Financial Times.

Les derniers tankers ont déjà quitté la région. Le Qatar, qui assure environ un cinquième de la production mondiale de GNL, a suspendu ses exportations après la fermeture du détroit d'Ormuz, tandis que le site de Ras Laffan a subi d'importants dégâts.

Une partie des cargaisons avait été expédiée avant le début du conflit, ce qui explique que les effets de l'arrêt des flux ne se fassent sentir que maintenant.

Les pays importateurs pourraient être contraints de payer des sommes très élevées pour du GNL en provenance des États-Unis ou de se tourner vers d'autres sources d'énergie.

Le Pakistan apparaît particulièrement exposé, dépendant largement du Qatar pour ses importations. Le Bangladesh fait face à des difficultés similaires, avec des mesures de restriction déjà en place, notamment la fermeture d'universités. Taïwan, de son côté, ne dispose de réserves que jusqu'à la fin avril.

Des batteries de missiles déployées pour protéger les usines de dessalement dans le Golfe

Les installations de dessalement d'eau dans le Golfe persique sont désormais perçues comme des infrastructures sensibles dans le contexte des tensions régionales. En Iran et à Bahreïn, certaines ont déjà été endommagées, faisant peser un risque sur l'approvisionnement en eau potable dans une région largement dépendante de ce procédé.

Le Moyen-Orient concentre plus de 40 % des capacités mondiales de dessalement, ce qui renforce les inquiétudes en cas d'escalade. Les autorités cherchent à sécuriser ces sites, notamment en déployant des systèmes de défense, y compris contre les drones.

Les États-Unis accélèrent le déploiement de forces en vue d'une possible prise de l'île de Kharg

Les États-Unis ont accéléré le déploiement de forces militaires au Moyen-Orient en vue d'une éventuelle prise de l'île de Kharg, rapporte le Jerusalem Post, citant ses sources.

L'Iran commence à utiliser des missiles capables d'échapper aux systèmes Patriot, rapporte le Financial Times

Le quotidien britannique, Financial Times, a rapporté que l'Iran avait commencé à utiliser des missiles de pointe capables d'échapper aux systèmes de défense aérienne Patriot pour attaquer les installations de la société qatarie d'exploitation pétrolière et gazière QatarEnergy.

Des militaires américains engagés dans le conflit avec l'Iran remettent de plus en plus en question les objectifs de l'opération, rapporte HuffPost.

Selon le média, certains déclarent ne pas vouloir mourir pour Israël ni être utilisés comme des « pions politiques ». Ils font également état d'une montée de l'anxiété liée au stress, à des problèmes de sécurité et à l'absence d'objectifs clairement définis.

Le manque de planification est aussi pointé du doigt. D'après les militaires, une éventuelle opération terrestre se transformerait en « catastrophe totale », ajoutant que même la protection complète des bases au sol dans la zone de combat ne peut être garantie.