International

Opération terrestre en Iran, crise migratoire en Europe : que craindre en pleine fête musulmane ?

Le conflit au Moyen-Orient menace de provoquer une répétition de la crise migratoire de 2015, lorsque l'UE a été submergée par une vague de migrants clandestins. L'Union européenne exprime ses craintes et sa volonté de «prendre toutes les mesures» pour l'empêcher, tandis que la confrontation entre l'Iran, Israël et les États-Unis se poursuit.

Vendredi 20 mars

Trump : l'Ukraine n'a rien fait pour aider les États-Unis dans leur opération contre l'Iran

Kiev n'a rien fait pour aider Washington dans son opération contre l'Iran, a déclaré le président américain Donald Trump, selon des propos rapportés par la journaliste de la chaîne MS NOW, Stephanie Ruhle, qui s'est entretenue avec lui. Selon elle, le locataire de la Maison Blanche a également souligné que tout ce dont parle Volodymyr Zelensky concernant l'aide n'a qu'un objectif politique et communicationnel.

Le guide suprême iranien a qualifié les frappes contre la Turquie et Oman de provocations israéliennes

L'Iran et ses alliés n'ont pas mené de frappes contre la Turquie et Oman : il s'agissait de provocations israéliennes, a déclaré le guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, à l'occasion du Nouvel An selon le calendrier iranien. Selon lui, il s'agit d'une manœuvre utilisée par « l'ennemi sioniste » pour semer la discorde entre la République islamique et ses voisins. Il a également averti que de telles provocations pourraient se produire dans d'autres pays.

Trump qualifie les membres de l'OTAN de « lâches » en raison de leur refus de libérer le détroit d'Ormuz

L'OTAN sans les États-Unis est un « tigre de papier », a déclaré le président américain Donald Trump sur Truth Social. Il a souligné que les pays de l'Alliance n'avaient pas voulu se joindre à l'opération visant à empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire et que, maintenant, « alors que la guerre a été gagnée par la voie militaire » et qu'ils ne courent pratiquement plus aucun risque, ils « se plaignent des prix élevés du pétrole » qu'ils sont contraints de payer.

Trump a ajouté que les membres de l'OTAN ne voulaient pas contribuer à l'ouverture du détroit d'Ormuz dont le blocage est la seule cause des prix élevés du pétrole, « simple manœuvre militaire » qui, pour eux, est « si simple et comporte si peu de risques ». « Ce sont des LÂCHES, et nous nous en SOUVIENDRONS ! », a conclu le président américain.

La Suisse suspend ses exportations d'armes vers les États-Unis pendant le conflit avec l'Iran

La Suisse a décidé, conformément à son attachement aux principes de neutralité, de s'abstenir de livrer des armes aux États-Unis pendant le conflit avec l'Iran, a annoncé le Conseil fédéral suisse.

Le gouvernement a souligné que depuis l'escalade du conflit le 28 février, « aucune nouvelle licence » n'avait été délivrée pour l'exportation de matériel militaire vers les États-Unis. En outre, depuis plusieurs années, le pays n'a délivré aucune licence d'exportation de matériel militaire vers Israël et l'Iran.

Guterres estime que la fin du conflit au Moyen-Orient dépend de la volonté politique des États-Unis

La fin du conflit au Moyen-Orient dépend de la volonté politique et des décisions des États-Unis, a déclaré le secrétaire général de l'ONU, António Guterres. Selon lui, Israël souhaite, dans le cadre de sa stratégie, parvenir à la destruction totale du potentiel militaire de l'Iran et à un changement de gouvernement, tandis que Téhéran a l'intention de « résister le plus longtemps possible » et de « causer le plus de dégâts possible ». Il a estimé que le président américain Donald Trump serait en mesure de convaincre les personnes concernées que « le travail est fait » et qu’« on peut y mettre un terme ».

Le statut de criminel de guerre de Netanyahou correspond à ses éloges envers Gengis Khan, affirme Araghchi

Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a commenté les déclarations du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou selon lesquelles Jésus-Christ n'avait aucun avantage sur Gengis Khan. Selon lui, les éloges du dirigeant israélien à l'égard du souverain mongol, « le bourreau le plus cruel que notre région ait jamais connu », correspondent à son statut de « criminel de guerre recherché ».

Le chef de la diplomatie iranienne a également souligné que, pour un homme dépendant à ce point de la bonne volonté des chrétiens aux États-Unis, le mépris affiché par Netanyahou envers Jésus « suscite l'étonnement ».

La Russie adresse une protestation à Israël suite à l'attaque contre des journalistes de RT

Le ministère russe des Affaires étrangères a adressé une protestation à l'ambassadeur d'Israël, Oded Yosef, suite aux tirs ayant visé des journalistes de la chaîne RT au Liban. La diplomatie russe a souligné la nécessité d'une enquête approfondie et de veiller à ce que de tels incidents ne se reproduisent plus.

L'Iran poursuit sa production de missiles malgré la guerre contre les États-Unis et Israël, selon le CGRI

Les forces iraniennes disposent d'importants stocks de missiles et continuent d'en produire malgré le conflit avec les États-Unis et Israël, rapporte l'agence de presse Mehr, citant le porte-parole du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), Sardar Ali-Mohammad Naïni. Ce dernier a affirmé que Téhéran possédait encore des moyens de « surprendre l'ennemi ».

Al Mayadeen condamne l'attaque israélienne contre les journalistes de RT et exprime sa « ferme solidarité »

La chaîne de télévision libanaise Al Mayadeen a exprimé sa « ferme solidarité » avec RT à la suite de l'attaque israélienne contre des journalistes de la chaîne russe. Le communiqué exprime sa profonde indignation et sa condamnation catégorique de l'incident, tout en soulignant que la chaîne n'est pas surprise par ce crime.

Selon Al Mayadeen, l'attaque était une tentative délibérée d'« intimider et de réduire au silence » les témoins documentant les « atrocités » commises contre le peuple libanais.

Le Département d'État américain approuve un contrat de vente d'armes aux Émirats arabes unis d'un montant de plus de 7 milliards de dollars

Les États-Unis ont approuvé la vente d'équipements militaires aux Émirats arabes unis pour un montant supérieur à sept milliards de dollars, sur fond du conflit au Moyen-Orient, a déclaré le département d'État américain. Il s’agit de trois contrats, dont la vente d'une station radar de détection et d'identification à longue portée intégrée au système de défense antimissile à haute altitude THAAD et d'équipements connexes.

Le département a également autorisé la vente d'un système intégré de lutte contre les drones FS-LIDS et d'équipements connexes, ainsi que de munitions et de kits de modernisation pour les chasseurs F-16.

« Opération Fureur aveugle » : The Economist critique l’opération militaire américaine en Iran

Le magazine britannique The Economist publie un article dont le titre est une allusion transparente à l'opération militaire américaine en Iran : « Opération Fureur aveugle ». La couverture représente le président américain Donald Trump coiffé d'un casque militaire à l'envers.

Sur X, The Economist a signé un post tout aussi cinglant, indiquant que la « campagne imprudente » contre l’Iran « affaiblira le président américain », ce qui ne fera que le mettre en colère, car il « ne sait absolument pas perdre ».

La nature du « régime sioniste » réside dans le « terrorisme d'État », selon le président iranien

Le président iranien Massoud Pezechkian a déclaré sur X que la nature du « régime sioniste » réside dans le « terrorisme d'État ». L'agression américaine contre l'Iran et l'assassinat de l'ancien guide suprême Ali Khamenei va détruire les normes juridiques mondiales, a-t-il ajouté : si le monde ne parvient pas à s'y opposer fermement, « ses flammes brûleront beaucoup de monde ».

Le nouveau Guide suprême de l'Iran est bien vivant, a déclaré l'ambassadeur du pays en France

L'ambassadeur d'Iran en France, Mohammad Amin-Nejad, a confirmé, dans une interview à BFMTV, que le nouveau guide suprême de l'Iran, Mojtaba Khamenei, était bien vivant. Il a également démenti les informations faisant état d'un bunker destiné aux responsables iraniens, soulignant que les dirigeants du pays ne se cachaient pas.

La France n'a pas l'intention de participer à des opérations visant à débloquer le détroit d'Ormuz, assure Macron

Le président français Emmanuel Macron a déclaré que la France ne participerait à aucune opération de déblocage du détroit d'Ormuz. Selon lui, Paris n'a pas choisi cette guerre et n'est pas partie au conflit.

Dans le même temps, Macron a souligné que la France, aux côtés d'autres pays, était prête à assumer la mission de garantir la liberté de circulation tant des porte-conteneurs que des pétroliers, dès que la situation se serait calmée. Il a ajouté que cette mission exigeait une préparation politique et technique considérable, ainsi qu'une coordination avec tous les acteurs du transport maritime, les compagnies d'assurance et les opérateurs.

L'Iran revendique une attaque contre la base aérienne américaine d'Al-Dhafra aux Émirats arabes unis

L'armée iranienne a annoncé avoir frappé la base aérienne américaine d'Al-Dhafra aux Émirats arabes unis, rapporte la télévision d'État iranienne, citant le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Selon le CGRI, l'attaque a été couronnée de succès. Des systèmes de missiles lourds, de précision et à charges multiples, notamment les modèles Khorramchahr et Zolfaghar, ainsi que des drones, ont été utilisés pour mener cette opération.

L'Arabie saoudite prévoit une hausse des prix du pétrole jusqu'à 180-200 dollars le baril si les perturbations dans l'approvisionnement persistent, selon le Wall Street Journal

Les responsables saoudiens s'attendent à ce que les prix du pétrole grimpent jusqu'à 180 dollars le baril, voire plus, dans les semaines à venir si les perturbations dans l'approvisionnement se poursuivent jusqu'à la fin avril, rapporte le Wall Street Journal, citant des sources. Un prix de 200 dollars le baril est également tout à fait envisageable en 2026, estiment les analystes du cabinet de conseil en énergie Wood Mackenzie.

Riyad « n'apprécie généralement pas » une hausse trop rapide des prix du pétrole, car ce scénario crée une instabilité à long terme sur le marché, a déclaré au journal Oumar Karim, l'expert saoudien du Centre d'études islamiques du roi Faisal. Selon lui, le scénario idéal pour les Saoudiens serait une hausse modérée des prix tout en conservant une part de marché stable.

D'après Investing, le prix du baril de Brent s'élève actuellement à 107,51 dollars.

Une raffinerie de pétrole au Koweït a pris feu après avoir été touchée par un drone, selon KUNA

Un incendie s'est déclaré dans une raffinerie de pétrole située dans le port pétrolier d'Al-Ahmadi, au Koweït, à la suite de l'impact d'un drone, a rapporté l'agence de presse KUNA, citant la société. Selon le communiqué, l'incident n'a fait aucune victime et les pompiers ont commencé à éteindre l'incendie. Par ailleurs, une partie des installations de la raffinerie a été mise à l'arrêt.

Le porte-parole du CGRI tué lors de frappes aériennes israélo-américaines

Le général Ali Mohammad Naïni, porte-parole du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), a été tué le 20 mars lors de frappes aériennes menées par les États-Unis et Israël sur le territoire de la République islamique, a rapporté la télévision d'État iranienne, citant le CGRI.

Washington accélère le déploiement de militaires américains au Moyen-Orient

Les États-Unis accélèrent le déploiement de milliers de marines et de marins au Moyen-Orient, rapporte NBC en citant des sources. Ainsi, le 11e corps expéditionnaire des marines, comptant au moins 2 200 marines, partirait de San Diego plus tôt que prévu dans les prochains jours.

D'après les interlocuteurs de la chaîne, le corps serait embarqué à bord du navire de débarquement USS Boxer, mais il pourrait disposer d'un ou deux navires supplémentaires. Les sources ont lié l'affectation de navires supplémentaires à l'envoi de plusieurs milliers d'autres marins américains dans la zone de combat.

L'UE met en garde contre le risque d'une nouvelle crise migratoire due à une guerre au Moyen-Orient

Les participants au sommet de l'UE sur le Moyen-Orient ont fait part de leur vive inquiétude : selon eux, le conflit en cours risque d'entraîner une répétition de la crise migratoire de 2015, lorsque l'UE a été submergée par une vague de migrants clandestins, avec plus d'un million de personnes arrivées en Europe en l'espace d'un an.

Cette fois, les dirigeants de l'UE ont promis de ne pas accueillir les réfugiés, mais de prendre toutes les mesures nécessaires pour les empêcher d'entrer en Europe. L’Union a souligné que, bien que le conflit actuel « ne se soit pas encore transformé » en flux migratoires vers les pays européens, l'UE doit maintenir « un niveau élevé de vigilance ».