Mardi 17 mars
Des drones visent des installations diplomatiques américaines à Bagdad
Au moins trois drones explosifs ont visé un site diplomatique américain à proximité de l’aéroport international de Bagdad, selon des sources policières. Le système de défense C-RAM a été activé. Les médias locaux font état d’une explosion suivie d’un incendie et d’un important dégagement de fumée.
Par ailleurs, des roquettes et un drone ont également ciblé l’ambassade des États-Unis dans la capitale irakienne. Les sirènes d’alerte ont retenti et une explosion a été entendue. Aucune information sur d’éventuelles victimes ou dégâts n’a été communiquée à ce stade.
Trump se dit « déçu » par le refus du Royaume-Uni de soutenir l’opération contre l’Iran
Le président américain Donald Trump a exprimé sa déception envers le Premier ministre britannique Keir Starmer, reprochant à Londres de ne pas participer à l’opération militaire contre l’Iran. Il a ensuite ajouté : « Il n'est pas Winston Churchill ».
Trump a affirmé que le Royaume-Uni était prêt à déployer des porte-avions uniquement après une éventuelle victoire, alors que selon lui, même actuellement ils ne seraient exposés à aucun risque.
Le dirigeant américain a également indiqué que l’opération contre l’Iran pourrait se terminer prochainement. Il a par ailleurs critiqué l’OTAN, qu’il accuse de commettre « une très grosse erreur » en refusant d’apporter son soutien, dénonçant une alliance dans laquelle les États-Unis supporteraient l’essentiel des coûts sans retour équivalent.
L’ONU alerte sur le risque que 45 millions de personnes supplémentaires se retrouvent en situation de faim aiguë si la guerre se prolonge en Iran
Un responsable du Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU a averti qu'en raison de la guerre en Iran, jusqu’à 45 millions de personnes supplémentaires pourraient se retrouver en situation de faim aiguë d’ici juin, portant le total à plus de 319 millions de personnes dans le monde.
Selon cette analyse, la hausse des prix des denrées alimentaires, du carburant et du transport perturbe les chaînes d’approvisionnement et d’aide humanitaire. Les restrictions et les risques pesant sur les routes maritimes, notamment dans le détroit d’Ormuz et en mer Rouge, contribuent à ces tensions.
Les régions les plus vulnérables seraient l’Afrique subsaharienne et certaines zones d’Asie, particulièrement dépendantes des importations alimentaires et énergétiques. Le PAM estime que la poursuite du conflit pourrait aggraver significativement une situation déjà à des niveaux records.
Le bilan des frappes israéliennes au Liban s’élève à 912 morts, selon le ministère de la Santé
Le ministère libanais de la Santé a annoncé que le nombre de victimes des frappes israéliennes avait atteint au moins 912 morts depuis le début de la nouvelle escalade, avec 2 221 personnes blessées. Le bilan quotidien a ainsi augmenté par rapport aux chiffres précédents.
Selon les autorités, plus de 100 enfants figurent parmi les victimes. Les opérations de secours se poursuivent dans les zones touchées, notamment dans le sud du pays, laissant craindre une nouvelle hausse du bilan.
Par ailleurs, plus d’un million de personnes ont été déplacées à l’intérieur du Liban, selon le ministère de l’Intérieur.
Trump affirme que la plupart des alliés de l’OTAN refusent de participer à l’opération contre l’Iran
Le président américain Donald Trump a déclaré que la majorité des pays membres de l’OTAN avaient informé Washington de leur intention de ne pas s’impliquer dans l’opération militaire contre l’Iran. Selon lui, ces États soutiennent toutefois la position américaine selon laquelle Téhéran ne doit en aucun cas se doter de l’arme nucléaire.
Dans un message publié sur Truth Social, Trump a critiqué l’attitude de l’Alliance, qu’il décrit comme une relation « à sens unique », estimant que les États-Unis assument des dépenses de défense considérables sans soutien équivalent en retour. Il a également affirmé que les « succès militaires » obtenus contre l’Iran rendaient toute assistance étrangère inutile.
Le président américain a par ailleurs étendu cette position à d’autres partenaires, notamment le Japon, l’Australie et la Corée du Sud, affirmant que les États-Unis n’avaient « besoin de l’aide de personne » dans ce conflit.
Un haut responsable américain démissionne en signe de protestation contre la guerre en Iran
Joe Kent, directeur du Centre national de contre-terrorisme au sein de l’administration Trump, a annoncé sa démission, affirmant ne pas pouvoir « soutenir en toute conscience » la guerre en cours contre l’Iran. Dans un message publié sur X, il estime que Téhéran ne représentait « aucune menace imminente » pour les États-Unis.
Il affirme également que l’entrée en guerre aurait été motivée par des pressions d’Israël et de son lobby aux États-Unis. Cette prise de position intervient alors que le conflit au Moyen-Orient continue de susciter des divisions au sein des responsables américains.
« Nous avons déjà gagné » : le chef de la diplomatie israélienne évoque un Iran « affaibli »
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a déclaré qu’Israël avait « déjà gagné » face à l’Iran, estimant que la République islamique était désormais considérablement affaiblie.
De son côté, le président américain Donald Trump avait affirmé le 12 mars que les États-Unis avaient obtenu un « succès décisif », estimant que le potentiel militaire iranien avait été fortement réduit. Il avait néanmoins indiqué que les opérations contre l’Iran ne seraient pas interrompues dans l'immédiat.
L’Iran saisit des centaines de terminaux Starlink lors d’une opération
Le ministère iranien du Renseignement a annoncé avoir confisqué plusieurs centaines de terminaux de communication satellitaire Starlink installés dans différentes régions du pays, rapporte l’agence Tasnim. L’opération a mobilisé des moyens techniques pour localiser les dispositifs et contrôler le trafic Internet jugé illégal.
Selon les autorités iraniennes, l’utilisation de ces systèmes est considérée comme un crime et peut entraîner des sanctions sévères, notamment pour les personnes liées aux États-Unis ou à Israël.
Des frappes américaines et israéliennes touchent le centre de Téhéran, plusieurs morts signalés
Selon l'agence iranienne SNN, des frappes menées par les États-Unis et Israël ont touché le centre de Téhéran, sur la rue Mustafa Khomeini. Plusieurs personnes ont été tuées et plusieurs véhicules endommagés.
Aucune précision supplémentaire n’a été communiquée sur l’ampleur exacte des dégâts.
Israël affirme avoir tué le secrétaire du Conseil de sécurité nationale iranien, Ali Larijani
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré qu’Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale d’Iran, avait été tué lors d’une attaque israélienne à Téhéran.
Toutefois, Larijani a publié sur X un message adressant ses condoléances aux marins iraniens récemment décédés, contredisant les affirmations israéliennes sur sa disparition.
L’Iran négocie avec la FIFA pour déplacer ses matchs du Mondial 2026 des États-Unis vers le Mexique
La Fédération iranienne de football a annoncé qu’elle discutait avec la FIFA d’un transfert des rencontres de phase de groupes de la Coupe du monde 2026, initialement prévues aux États-Unis, vers le Mexique. Selon la fédération, le président américain Donald Trump a clairement indiqué qu’il ne pouvait garantir la sécurité de l’équipe iranienne.
La décision intervient dans un contexte de tensions géopolitiques. Le ministre iranien des Sports avait auparavant évoqué le refus de la sélection nationale de participer au tournoi aux États-Unis, tandis que le secrétaire général de la Confédération asiatique de football a indiqué que l’équipe iranienne prévoyait toujours de participer à la compétition.
Le Mondial 2026 se déroulera sur trois pays : États-Unis, Canada et Mexique, du 11 juin au 19 juillet. Lors de la phase de groupes, l’Iran doit affronter la Nouvelle-Zélande et la Belgique en Californie, les 16 et 21 juin, puis l’Égypte à Seattle le 27 juin.
L’Iran maintient un « état de guerre » dans le détroit d’Ormuz, selon son ambassadeur à Moscou
L’ambassadeur d'Iran à Moscou, Kazem Jalali, a déclaré que son pays maintenait un état de guerre dans le détroit d’Ormuz afin de contrôler le passage des navires approvisionnant les bases militaires américaines dans la région.
Jalali a précisé que le détroit d’Ormuz n’était pas totalement fermé et que l’Iran assurait la sécurité du passage de certains navires. Cependant, en raison des risques liés aux opérations militaires, de nombreux navires décident de ne pas emprunter cette voie.
L’armée israélienne affirme avoir tué le commandant des forces paramilitaires en Iran
L’armée israélienne a annoncé avoir mené une frappe ciblée dans le centre de Téhéran, entraînant la mort de Gholamreza Soleimani, qui dirigeait les forces paramilitaires Bassidji depuis six ans.
Les Bassidji sont une organisation paramilitaire rattachée au Corps des Gardiens de la révolution islamique. Composées principalement de volontaires civils, ces forces participent à la sécurité intérieure en Iran.
Selon l’armée israélienne, cette opération constitue un coup important porté aux « structures de commandement et de contrôle » iraniennes. Aucun commentaire officiel n’a encore été publié par les autorités iraniennes.
Onze blessés lors d’attaques aériennes israéliennes au sud de Beyrouth et dans le sud du Liban
De nouvelles frappes aériennes menées par Israël ont touché le sud de Beyrouth, notamment le quartier de Dahieh, ainsi que plusieurs localités dans le sud du Liban, faisant 11 blessés.
Parmi eux, sept personnes ont été touchées lors d’une attaque sur le village de Shakra et quatre autres à Sirif. Les avions israéliens ont également frappé les quartiers voisins de Dahieh, ainsi que plusieurs localités du sud libanais. Les autorités locales n’ont pas encore informé d’éventuels autres dégâts ou victimes.
Un radar américain AN/FPS-117 détruit en Arabie saoudite, selon les médias iraniens
Les médias iraniens rapportent qu’un drone iranien aurait détruit un radar américain de type AN/FPS-117 situé à l’aéroport de Qaisumah, dans le nord-est de l’Arabie saoudite.
Selon ces sources, ce type de radar constitue un élément clé des systèmes de défense aérienne, capable de détecter avions, missiles et drones à plusieurs centaines de kilomètres.
Iran aurait touché une cible près du bureau de Netanyahou à Jérusalem
Selon l’agence iranienne SNN, des missiles tirés par l’Iran ont atteint une cible située à quelques mètres du bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à Jérusalem.
SNN précise que les projectiles sont tombés à proximité immédiate du bâtiment, sans donner davantage de détails sur d’éventuelles victimes ou dégâts matériels.
L’Italie met en garde contre l’envoi de navires dans le détroit d’Ormuz
La Première ministre italienne Giorgia Meloni estime que le déploiement de navires militaires dans le détroit d’Ormuz, à l’appel du président américain Donald Trump, constituerait un « pas vers la participation » au conflit avec l’Iran. Interrogée sur la mission navale européenne Aspides, elle a précisé que le renforcement de cette opération restait possible dans la mer Rouge, mais que la situation dans le détroit d’Ormuz restait beaucoup plus complexe.
Les responsables italiens mettent en garde contre toute extension des missions navales européennes, rappelant que l’implication directe dans la zone irait de facto vers une entrée en conflit. Cette position fait écho aux discussions au sein de l’Union européenne, où certaines propositions de modifier le mandat de la mission Aspides pour l’étendre au détroit d’Ormuz ont été examinées mais finalement écartées.
Araghchi assure ne pas avoir eu de contact avec Steve Witkoff depuis le début de l’opération américaine
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré sur X que son dernier contact avec l’envoyé spécial du président américain, Steve Witkoff, remontait à avant le lancement de ce qu’il décrit comme « la nouvelle attaque militaire illégale contre l’Iran » par les forces américaines.
Selon Araghchi, toute affirmation contraire viserait uniquement à tromper les traders pétroliers et l’opinion publique, soulignant la défiance de Téhéran envers les initiatives diplomatiques américaines dans le contexte actuel des tensions régionales.
Des militaires américains présentent à Trump des options pour sortir du conflit avec l’Iran
Des responsables du Pentagone ont soumis au président Donald Trump plusieurs scénarios permettant de mettre fin au conflit avec l’Iran. Les avis au sein de l’administration américaine restent partagés.
Les partisans d’une sortie du conflit expriment leur inquiétude face à l’instabilité économique mondiale engendrée depuis le début des opérations militaires, ainsi qu’à la hausse des prix du pétrole. Les propositions de fin de conflit prennent ainsi de l’importance alors que les États-Unis cherchent à limiter l’impact économique des tensions au Moyen-Orient.
L’Iran se dit prêt à une guerre prolongée et écarte la diplomatie
Un haut responsable du ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé que Téhéran était prêt à mener des opérations militaires « aussi longtemps que nécessaire » et n’envisageait pas pour l’instant de solution diplomatique au conflit régional.
Le représentant a insisté sur le fait que le gouvernement iranien ne concentre actuellement pas ses efforts sur la négociation ou le dialogue, soulignant la détermination de Téhéran à poursuivre ses objectifs militaires sans limite de durée.
L’ambassadeur d'Iran en Russie plaide pour une architecture de sécurité sans l’Occident
L’ambassadeur d’Iran en Russie, Kazem Jalali, estime que la future architecture de sécurité au Moyen-Orient devrait être construite sans la participation des pays occidentaux, jugeant que la Russie pourrait y jouer un rôle.
Dans un entretien, il souligne que les pays de la région doivent eux-mêmes garantir leur sécurité. Le diplomate met en garde contre l’envoi de navires militaires occidentaux dans le détroit d’Ormuz, estimant qu’une telle présence ne ferait qu’accroître les tensions.
Il affirme également que les États-Unis et Israël ont échoué dans leur objectif de déstabilisation interne de l’Iran, estimant qu’ils avaient « mal calculé » en pensant pouvoir provoquer des divisions après la mort du guide suprême.