Dimanche 15 mars
Le ministre américain de l’Énergie refuse de garantir une baisse rapide des prix du pétrole
Le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, a refusé de garantir que la flambée actuelle des prix du pétrole serait de courte durée. Interrogé sur ABC News, il a répondu que, « dans les guerres, il ne peut y avoir aucune garantie ». Le responsable américain n’a pas non plus voulu dire si le baril pouvait atteindre 200 dollars. Il a reconnu que les fournisseurs étaient déjà confrontés à des difficultés liées à l’opération menée contre l’Iran et aux fortes perturbations du trafic dans le détroit d’Ormuz.
Les Démocrates veulent de nouveau une résolution parlementaire pour limiter Trump sur l’Iran
Le chef des démocrates à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, a annoncé qu’il remettrait au vote une résolution visant à obliger Donald Trump à obtenir l’accord du Congrès pour toute action contre l’Iran.
Le texte avait échoué de peu plus tôt ce mois-ci. Selon Jeffries, plusieurs élus démocrates qui ne l’avaient pas soutenu la première fois seraient désormais prêts à voter en sa faveur.
Téhéran affirme que l’uranium enrichi iranien reste sous les décombres des sites nucléaires frappés
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que l’uranium enrichi de l’Iran se trouvait toujours sous les décombres des installations nucléaires détruites par les États-Unis. Selon lui, ces matériaux pourraient être extraits sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique.
Le chef de la diplomatie iranienne a toutefois précisé qu’aucun plan de ce type n’existait à ce stade. Il a indiqué que, si une telle décision était prise à l’avenir, elle se ferait sous le contrôle de l’AIEA.
Trump évoque de nouvelles frappes sur l’île iranienne de Kharg « juste pour le plaisir »
Donald Trump a affirmé que les États-Unis pourraient frapper de nouveau l’île iranienne de Kharg « juste pour le plaisir », après avoir assuré que l’armée américaine avait déjà « totalement détruit » ce site stratégique.
Cette déclaration marque un nouveau durcissement du ton de Washington autour de Kharg, point névralgique des exportations pétrolières iraniennes. En réponse, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a promis des frappes contre des infrastructures énergétiques liées aux États-Unis au Moyen-Orient.
Téhéran ne voit « aucune raison de négocier » avec Washington
L’Iran ne voit « aucune raison de négocier » avec les États-Unis, a affirmé le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, après de nouvelles déclarations de Donald Trump sur un possible accord.
Dans un entretien à CBS, le chef de la diplomatie iranienne a assuré que Téhéran n’avait ni demandé de cessez-le-feu ni sollicité de négociations. Il a aussi accusé Washington d’avoir attaqué l’Iran alors même que des discussions étaient en cours, et affirmé que son pays continuerait à se défendre aussi longtemps que nécessaire.
Le Liban fait état de 850 morts depuis le début des frappes israéliennes
Le ministère libanais de la Santé a annoncé ce 15 mars que le bilan des frappes israéliennes menées depuis le 2 mars était monté à 850 morts et 2 105 blessés. Les autorités libanaises s'alarment d'une nouvelle dégradation de la situation humanitaire, alors que les bombardements se poursuivent.
Zelensky dit vouloir de l’argent en échange de l’aide ukrainienne au Moyen-Orient
Volodymyr Zelensky a déclaré que l’Ukraine attendait un retour financier en échange de l’expertise fournie à plusieurs pays du Moyen-Orient face aux drones iraniens. Selon lui, trois équipes ukrainiennes ont été envoyées dans la région pour évaluer la situation sur place et montrer comment organiser la défense antidrones.
Kiev affirme que cette aide ne signifie pas une entrée en guerre contre l’Iran, mais veut désormais discuter de contreparties concrètes. Zelensky a aussi reconnu craindre qu’un conflit prolongé au Moyen-Orient ne détourne davantage l’attention américaine et ne pèse sur les livraisons de missiles de défense antiaérienne destinées à son pays.
Rubio affirme que Washington a frappé l’Iran par anticipation d’une riposte après une attaque israélienne
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a expliqué que les frappes américaines contre l’Iran avaient été décidées de manière préventive, Washington estimant qu’une attaque israélienne entraînerait inévitablement des représailles contre les forces américaines dans la région. Selon lui, l’administration Trump savait qu’Israël allait agir et a choisi de frapper avant que l’Iran ne puisse répondre.
Cette justification a provoqué de fortes critiques chez les démocrates au Congrès, qui y voient la confirmation que les États-Unis ont été entraînés dans la guerre en raison du calendrier israélien plutôt qu’en réponse à une menace imminente contre leur propre territoire. Plusieurs élus ont dénoncé une guerre choisie, sans objectif clair ni stratégie de sortie.
Téhéran accuse Washington d’utiliser une copie du drone iranien Shahed pour frapper les pays arabes voisins
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a affirmé que les États-Unis utilisaient un drone LUCAS, qu’il présente comme l’équivalent américain du Shahed iranien, pour mener des frappes dans les pays arabes voisins de l'Iran.
Le chef de la diplomatie iranienne a également estimé qu’Israël pouvait être derrière certaines attaques contre des cibles civiles dans des États de la région, dans le but de détériorer leurs relations avec l’Iran.
Paris rejette l’appel de Trump à collaborer pour briser le blocus d’Ormuz
La France a rejeté l’appel de Donald Trump à participer à une opération destinée à lever le blocus du détroit d’Ormuz. Dans une mise au point publiée sur le compte du ministère français des Affaires étrangères chargé de répondre aux messages sur les réseaux sociaux, Paris affirme que sa posture « reste inchangée » et demeure « défensive » et « protectrice ».
Le message précise que le groupe aéronaval français reste déployé en Méditerranée orientale et appelle à « cesser les discours bellicistes ». Cette réponse marque une prise de distance nette avec les appels américains à une implication accrue de leurs alliés dans la zone.
Ankara affirme que Mojtaba Khamenei est « vivant et en bonne santé »
Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré à l’Associated press que, selon les informations dont dispose Ankara, le nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei est « vivant et en bonne santé ». Cette déclaration intervient alors que des spéculations persistent autour de son état et de son exposition publique depuis sa désignation à la tête de la République islamique.
La Formule 1 annule ses Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite
L'organisme en charge de l'organisation des compétitions de Formule 1 a annoncé l’annulation des Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite, prévus en avril, en raison de la situation au Moyen-Orient. La FIA précise qu’après examen de plusieurs scénarios, aucune course de remplacement ne sera organisée au cours de ce mois.
Cette décision confirme que la guerre commence aussi à désorganiser de grands rendez-vous sportifs internationaux dans le Golfe. Le Grand Prix de Bahreïn devait se tenir du 10 au 12 avril à Sakhir, celui d’Arabie saoudite du 17 au 19 avril à Djeddah.
Risque de récession mondiale si le détroit d’Ormuz reste fermé encore deux semaines
Une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz pourrait provoquer un choc majeur sur l’économie mondiale, avertit The Economist. Selon l’hebdomadaire, si le passage restait bloqué jusqu’à la fin du mois, certains analystes estiment que le baril de pétrole pourrait grimper à 150, voire 200 dollars, un niveau susceptible de précipiter une récession mondiale.
Le journal souligne qu’environ 15 % de l’offre mondiale de pétrole est désormais piégée de l’autre côté du détroit. Même la mise sur le marché de réserves d’urgence annoncée par l’Agence internationale de l’énergie ne constituerait qu’un correctif temporaire, sans empêcher une forte pression durable sur les prix et sur l’économie mondiale.
Trump menace les médias critiques sur la guerre contre l’Iran
L’administration de Donald Trump a menacé des médias de potentielles sanctions sur leurs licences de diffusion en raison de leur couverture critique de la guerre contre l’Iran. Le président de la Federal communications commission, Brendan Carr, a accusé certains diffuseurs de relayer des « distorsions » et a averti qu’ils devaient agir « dans l’intérêt public ».
Cette prise de position alimente les accusations de pression politique sur les médias américains au moment où la couverture de la guerre devient un enjeu sensible à Washington. Elle intervient alors que l’exécutif cherche à défendre son récit du conflit et à contenir les critiques sur le coût, la conduite et les conséquences de l’opération contre l’Iran.
La Maison Blanche affirme que la guerre se poursuivra jusqu’à la réalisation de tous les objectifs de Trump
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a affirmé que la guerre ne prendrait pas fin tant que tous les objectifs fixés par Donald Trump n’auraient pas été atteints. Elle a assuré que l’opération menée contre l’Iran avait déjà permis de détruire l’essentiel des capacités navales et balistiques de la République islamique.
La porte-parole a également affirmé que plus de 6.000 cibles avaient été frappées à travers le pays et que Washington poursuivrait sa campagne jusqu’à l’élimination complète de ce qu’elle présente comme la menace nucléaire iranienne. Cette déclaration est en contradiction avec les précédentes sorties de Donald Trump, qui avait déjà affirmé ces derniers jours que les États-Unis avaient « gagné » et que la guerre était en pratique terminée.
L’Arabie saoudite annonce avoir intercepté dix drones, l’Iran nie toute implication
L’Arabie saoudite a affirmé avoir intercepté dix drones dans les zones entourant Riyad et dans l’est du pays. Peu après, le Corps des gardiens de la révolution islamique a assuré que cette attaque n’avait « aucun lien » avec l’Iran. Dans un communiqué, le CGRI a affirmé que le gouvernement saoudien devait chercher lui-même l’origine de ces attaques.
Le CGRI promet de « traquer et tuer » Netanyahou
Le Corps des gardiens de la révolution islamique a proféré une menace directe contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Selon les médias iraniens, le CGRI a affirmé que, si ce dernier était toujours en vie, il continuerait à le « traquer et tuer » avec toute sa force.
Cette prise de parole marque un nouveau durcissement du discours iranien, avec une menace formulée cette fois de manière explicitement personnelle contre le chef du gouvernement israélien.
L’Iran annonce de nouvelles attaques contre plusieurs bases américaines dans la région
Les forces iraniennes ont annoncé de nouvelles attaques de missiles et de drones contre plusieurs bases militaires américaines au Moyen-Orient, alors que la guerre avec les États-Unis et Israël est entrée dans son 16e jour. Selon le Corps des gardiens de la révolution islamique, des installations américaines en Irak, à Bahreïn et au Koweït ont été visées.
Téhéran a en parallèle appelé les civils à se tenir à l’écart des forces américaines dans la région. Un porte-parole du haut commandement militaire iranien a affirmé que leurs drones recherchaient « point par point » les soldats américains afin de frapper « chaque terroriste américain » localisé dans la zone.