International

Offensive israélienne au Liban : un nouveau bilan fait état de près de 400 morts

Un bilan annoncé ce 8 mars par le ministère libanais de la Santé fait état de 394 morts, soit 100 de plus que dans celui communiqué la veille. Dans la nuit du 6 au 7 mars, 41 personnes ont été tuées dans le village de Nabi Chit, où Tsahal a mené une opération héliportée afin de récupérer les restes d’un soldat disparu il y a 40 ans.

Alors que Tsahal poursuit ce 8 mars ses bombardements dans le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, le ministre libanais de la Santé a annoncé un nouveau bilan de cette campagne militaire lancée le 2 mars par Israël.

« Il y a jusqu’à présent 394 martyrs, dont, malheureusement, 83 enfants et 42 femmes », a annoncé ce 8 mars Rakan Rakan Nassereddine lors d’une conférence de presse. Celui-ci avait, la veille, fait état de 294 tués. Le responsable libanais a notamment dénoncé les attaques contre « les équipes médicales et les ambulances », affirmant qu’au cours de la semaine neuf secouristes avaient été tués.

Selon la même source, au moins quatre personnes ont été tuées et dix autres blessées, à l’aube, lors d’une frappe israélienne contre un hôtel en plein centre de Beyrouth. De son côté, l’armée israélienne a déclaré avoir visé des chefs des Gardiens de la Révolution iraniens dans la capitale libanaise.

« Le régime terroriste iranien opère de manière systématique au cœur même de la population civile en Iran et au Liban, exploitant cyniquement cette dernière comme bouclier humain pour perpétrer des attaques terroristes », peut-on lire dans ce communiqué qui reprend des éléments de langage utilisés par l’armée israélienne depuis plus de deux ans tant pour le Hamas que le Hezbollah.

Tsahal subit ses premières pertes au Sud-Liban

L'armée israélienne a également annoncé en milieu de journée la mort de deux soldats dans le sud du Liban. Il s’agit de ses premières pertes depuis le début de son offensive. De son côté, le mouvement chiite a annoncé avoir visé à plusieurs reprises le nord de l’État hébreu, notamment une base navale de Haïfa et la ville de Nahariya.

Bien plus à l’est, près de la frontière syrienne, un commando israélien a tenté dans la nuit du 6 au 7 mars de retrouver les restes de Ron Arad, un pilote de Tsahal disparu en 1986. Selon le ministère libanais de la Santé, cette opération dans le village de Nabi Chit a fait 41 morts et 40 blessés.

« Le soutien international dont bénéficie Israël lui permet de commettre des massacres comme celui-ci. Est-il normal de tuer autant de gens, d’enfants, pour extraire les restes d’un corps ? », a déclaré auprès d’un correspondant du quotidien Le Monde un villageois endeuillé. « Ils sont capables de faire un massacre pour arriver à leurs fins dans une opération qui n’a aucun objectif militaire », avait interpellé un autre habitant de ce hameau de la vallée de la Bekaa frappé par l’aviation israélienne à l’occasion de cette opération.

« Aucun élément le [Ron Arad] concernant n'a été retrouvé », a déclaré l'armée israélienne, évoquant des «recherches nocturnes » et assurant qu’elle « continuerait à mener ses opérations sans relâche » afin de « ramener tous les fils d’Israël, les tombés au combat et les portés disparus, dans leur patrie ».