Samedi 7 mars
Washington interrompt les exercices de la 82e division aéroportée sur fond de spéculations autour d’un possible déploiement en Iran
L’annulation inattendue d’un important exercice militaire américain a ravivé les questions autour des intentions de Washington. Dans un article publié le 6 mars, le Washington Post rapporte que l’armée américaine a brusquement interrompu un entraînement impliquant l’élément de commandement de la 82e division aéroportée. Ce changement de dernière minute a aussitôt alimenté les spéculations sur un possible envoi de troupes au Moyen-Orient, alors que le conflit avec l’Iran continue de s’élargir.
Le quotidien américain précise que l’unité concernée devait rejoindre un entraînement en Louisiane, avant de recevoir finalement l’ordre de rester en Caroline du Nord. Cette décision est interprétée par certains observateurs comme un possible signe de préparation opérationnelle, même si aucune annonce officielle n’a encore été faite à ce stade.
La crise au Moyen-Orient expose les limites et le coût des sanctions occidentales contre l’espace aérien russe
La fermeture de plusieurs espaces aériens au Moyen-Orient a brutalement désorganisé les liaisons entre l’Europe, l’Asie et l’Australie. Annulations, pénurie de sièges et flambée des prix : la crise révèle aussi le coût des restrictions contre la Russie, qui privent les compagnies européennes d’un axe majeur entre l’Europe et l’Asie.
L'Iran menace de frapper toutes les bases américaines et israéliennes au Moyen-Orient
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a déclaré que toutes les bases militaires appartenant aux États-Unis et à Israël, qu'elles se trouvent sur terre, en mer ou dans l’espace, à travers le Moyen-Orient, seraient considérées comme des cibles prioritaires pour de puissantes frappes.
Le président des Émirats arabes unis visite les victimes des frappes iraniennes à Abou Dhabi
Le président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyane, a rendu visite à plusieurs personnes blessées lors des récentes attaques iraniennes, traitées actuellement dans un hôpital d'Abou Dhabi.
Trump annonce une « frappe majeure » des États-Unis contre l’Iran
Donald Trump a déclaré que les États-Unis mèneraient ce 7 mars une frappe importante contre l’Iran.
Selon lui, les cibles envisagées pourraient inclure des régions du pays ainsi que des groupes de personnes qui n’étaient jusqu'à présent pas considérés comme des objectifs pour Washington.
L'Iran affirme avoir visé la base aérienne d'Al Dhafra aux Émirats arabes unis
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a déclaré avoir mené une attaque par drone contre la base aérienne d’Al Dhafra, aux Émirats arabes unis, selon l'agence de presse iranienne Tasnim.
D’après le média, l'opération aurait visé notamment un centre de communication par satellite utilisé par les États-Unis ainsi que des radars d’alerte précoce et de contrôle de tir.
J.D. Vance « humilié » politiquement, contraint de soutenir une guerre qu'il rejetait, face à la ligne de Trump
La guerre avec l'Iran apparaît comme une forme d’humiliation politique pour le vice-président américain J.D. Vance, écrit The Atlantic. Durant la campagne électorale, il s'était opposé à une confrontation avec Téhéran, mais se voit aujourd'hui contraint d’appuyer la ligne de Donald Trump, alors même que son influence au sein de l'administration semble s'éroder. Toutefois, selon le média, il continuerait de défendre en privé les positions qu'il exprimait auparavant.
The Atlantic rappelle qu’en septembre 2024, Vance affirmait que les États-Unis n’avaient pas vocation à intervenir dans chaque région du monde et qu’un conflit avec l'Iran détournerait des ressources considérables tout en coûtant très cher au pays.
À l'époque, il estimait également qu'une guerre entre Israël et l'Iran constituait le scénario le plus probable et le plus dangereux pour provoquer une troisième guerre mondiale.
Pour The Atlantic, les développements récents autour de l'Iran suggèrent qu'au sein de l'exécutif américain, la voix de J.D. Vance pèse désormais beaucoup moins dans les décisions stratégiques.
L'Inde autorise un navire militaire iranien à accoster dans le port de Cochin
L'Inde a autorisé le navire militaire iranien IRIS Lavan à accoster dans l'un de ses ports, a rapporté Bloomberg, citant un responsable indien.
D'après cette source, Téhéran avait demandé en urgence, le 28 février, l'autorisation d’accueillir le navire. La demande a été approuvée le 1er mars et le navire se trouve depuis le 4 mars dans le port de Cochin. Les 183 membres de son équipage auraient été temporairement hébergés sur des bases militaires locales.
Le ministère indien des Affaires étrangères a présenté cette décision comme un geste à caractère humanitaire.
Le Koweït et l’Arabie saoudite évoquent le renforcement de leur coopération militaire
Le ministre koweïtien de la Défense, cheikh Abdullah Ali Abdullah Al-Salem Al-Sabah, s'est entretenu par téléphone, le 6 mars, avec son homologue saoudien, le prince héritier Mohammed ben Salmane.
Selon un communiqué publié par le ministère koweïtien de la Défense, les discussions ont porté sur la coordination et le développement de la coopération entre les deux pays dans les domaines militaire et de la défense.
Israël affirme avoir frappé des positions du Hezbollah au Liban
L’armée israélienne a déclaré que ses frappes menées dans la nuit dans le sud du Liban et dans la plaine de la Bekaa avaient visé des lance-roquettes, des dépôts d’armes ainsi que d’autres installations militaires appartenant au Hezbollah.
Israël a également indiqué que, le 6 mars, ses forces avaient frappé plusieurs commandants non identifiés de la Force Radwan du Hezbollah, ainsi que deux centres de commandement de cette unité d'élite dans la région de Majdal Selem, dans le sud du Liban.
Un bombardier américain B-1 Lancer arrive au Royaume-Uni après le feu vert pour utiliser les bases britanniques
Un bombardier stratégique américain B-1 Lancer a atterri, le 6 mars, sur la base aérienne de RAF Fairford, dans le comté du Gloucestershire, rapporte Al Jazeera. Cette arrivée survient après que le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a autorisé l'utilisation de bases militaires au Royaume-Uni pour d'éventuelles opérations américaines présentées comme « défensives » contre l'Iran.
Le Croissant-Rouge iranien affirme que des milliers d'infrastructures civiles ont été touchées par des frappes
Depuis le début de la guerre le 28 février, au moins 6 668 infrastructures civiles auraient été visées lors de frappes menées par les États-Unis et Israël, selon des données du Croissant-Rouge iranien relayées par l'agence Fars.
Parmi les sites touchés figureraient 5 535 habitations, 1 041 établissements commerciaux, 14 centres médicaux, 65 écoles ainsi que 13 installations liées au Croissant-Rouge iranien.
Le rapport indique également que plusieurs véhicules de secours ont été endommagés et que des membres du personnel humanitaire ont été blessés alors qu'ils participaient à des opérations de sauvetage.
Téhéran met en garde contre une « cinquième colonne » accusée de diffuser des images de frappes
Le ministère iranien du Renseignement a affirmé qu’un petit nombre d’individus présentés comme des « mercenaires américano-sionistes » photographiaient des sites touchés par des bombardements avant d’en transmettre les images à des chaînes satellitaires et à des médias en ligne situés à l’étranger.
Dans un communiqué relayé par les médias d'État, ces personnes sont accusées d’agir comme une « cinquième colonne » au service d’Israël et de fournir des informations depuis l’intérieur du pays.
Les autorités ont également indiqué que ces individus seraient surveillés et risqueraient de lourdes sanctions en vertu d’une loi modifiée après la guerre de 12 jours avec Israël en juin dernier. Le ministère a par ailleurs appelé la population à signaler tout comportement suspect aux autorités, notamment via des applications locales, alors que l’accès à l’internet mondial est bloqué depuis une semaine.
Washington envisage d'assouplir les sanctions sur le pétrole russe face aux tensions au Moyen-Orient
Les États-Unis pourraient envisager de lever une partie des sanctions visant le pétrole russe en raison d'un « déficit temporaire » sur le marché mondial, a déclaré le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, dans un entretien accordé à Fox Business.
Il a expliqué que l’escalade des tensions au Moyen-Orient commençait déjà à perturber les flux énergétiques mondiaux. Selon lui, d'importants volumes de pétrole soumis à sanctions se trouvent actuellement en mer, et un assouplissement des restrictions pourrait permettre de remettre rapidement ces cargaisons sur le marché et d'augmenter l’offre mondiale.
L’Iran accuse Washington et Tel Aviv de ne «reconnaître aucune ligne rouge» dans leurs attaques
L’ambassadeur iranien auprès des Nations unies, Amir Saeid Iravani, a vivement dénoncé les opérations militaires menées par les États-Unis et Israël contre son pays, les accusant de mener une guerre sans limites. S’exprimant devant la presse au siège de l’ONU à New York, il a affirmé que Washington et Tel Aviv « ne reconnaissent aucune ligne rouge » dans leurs attaques, qu’il qualifie de crimes de guerre.
Selon le diplomate iranien, les bombardements menés depuis le début du conflit ont déjà provoqué la mort d’au moins 1 332 civils en Iran, tandis que des milliers d’autres personnes auraient été blessées. Il accuse les deux pays de mener des frappes « aveugles » visant des zones densément peuplées ainsi que des infrastructures civiles. Des écoles, des installations médicales et plusieurs équipements publics auraient été touchés par les bombardements, aggravant le bilan humain.
Téhéran affirme qu’il ne frappera plus les pays voisins, sauf en cas d’attaque depuis leur territoire
Le président iranien Massoud Pezechkian a déclaré que les autorités avaient décidé de ne plus viser les pays voisins, sauf si une attaque contre l’Iran était lancée depuis leur territoire.
Cette décision a été approuvée par le conseil intérimaire de direction. Le président a également présenté des excuses aux États voisins pour les frappes menées ces derniers jours.
Les Gardiens de la révolution affirment avoir frappé des «groupes séparatistes» au Kurdistan irakien
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a déclaré avoir mené, ce 7 mars au matin, des frappes contre trois positions présentées comme appartenant à des « groupes séparatistes » dans la région autonome du Kurdistan, en Irak.
Dans un communiqué relayé par l’agence de presse Tasnim, le CGRI a averti que toute tentative de ces groupes de porter atteinte à l’intégrité territoriale de l’Iran entraînerait une riposte ferme en vue de les neutraliser.
La Ligue arabe convoque une réunion d’urgence après des attaques de l’Iran
Les ministres des Affaires étrangères des pays membres de la Ligue arabe doivent tenir, le 8 mars, une réunion d’urgence afin d’examiner les attaques imputées à l’Iran contre le territoire de plusieurs États arabes.
Le secrétaire général adjoint de l’organisation, Hossam Zaki, a indiqué que cette rencontre se déroulerait par visioconférence. Elle a été demandée par le Koweït, l’Arabie saoudite, le Qatar, Oman, la Jordanie et l’Égypte.
Israël affirme avoir mené des frappes aériennes massives contre des sites militaires en Iran
L’armée israélienne a indiqué que plus de 80 avions de chasse avaient participé, dans la nuit du 6 au 7 mars, à une série de frappes à travers l’Iran, au cours desquelles environ 230 munitions auraient été larguées.
De fortes explosions ont été signalées dans plusieurs régions du pays, notamment dans la capitale, Téhéran.
Selon l’armée israélienne, les frappes ont visé plusieurs installations militaires, dont une université militaire liée au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), un site de stockage d’infrastructures de lancement ainsi qu’une installation souterraine destinée au stockage et à la fabrication de missiles balistiques. Les autorités israéliennes n’ont pas précisé l’emplacement exact de ces sites.
Téhéran accuse Washington et Israël d’« agression non provoquée »
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a accusé les États-Unis et Israël d’avoir mené contre l’Iran ce qu’il décrit comme une « agression non provoquée » de la part de deux puissances dotées de l’arme nucléaire.
Selon lui, ces attaques ont été lancées alors même que Téhéran était engagé dans des négociations diplomatiques « sérieuses ». Il a également dénoncé le lourd bilan parmi les civils, évoquant notamment la mort de 175 enfants dans la ville de Minab, ainsi que de nombreux blessés à travers le pays au cours des derniers jours.
Baghaei a appelé l’Organisation des Nations unies à agir avec clarté et à assumer ses responsabilités juridiques et morales face à ce qu’il qualifie de guerre illégale contre l’Iran.
Deux Casques bleus grièvement blessés lors d’une attaque contre une position de la Finul
Une base de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), située dans le sud du pays, a été visée le 6 mars par des tirs. Deux Casques bleus ghanéens ont été grièvement blessés, selon des informations rapportées par un média d’État et confirmées par l’armée du Ghana.
Les autorités libanaises ont attribué la responsabilité de cette attaque à Israël. De son côté, le président français, Emmanuel Macron, a dénoncé un acte qualifié d’« inacceptable ».
Un débarquement israélien déjoué dans un village du Liban
Un groupe de militaires israéliens aurait tenté de mener un débarquement dans la localité libanaise de Nabi Chit en portant des uniformes de l’armée libanaise, rapporte le média iranien IRIB. L’opération aurait toutefois été découverte, les soldats étant rapidement encerclés sur place. Le sort des militaires israéliens impliqués dans cette opération reste pour l’instant inconnu.
L’aéroport international de Dubaï suspend ses opérations
L’aéroport international de Dubaï (DXB) a suspendu ses opérations pour une durée indéterminée en raison de l’activation des systèmes de défense anti-aérienne dans la région. Cette décision a été prise afin de garantir la sécurité des passagers, du personnel aéroportuaire et des équipages, toutes les procédures étant appliquées conformément aux protocoles de sûreté, selon les médias nationaux.
Un troisième porte-avions américain en route vers le Moyen-Orient
Un troisième porte-avions américain se prépare à être déployé au Moyen-Orient dans le contexte du conflit avec l’Iran, rapporte Fox News. Il s’agit de l’USS George H. W. Bush, qui devrait rejoindre la Méditerranée orientale après la fin d’exercices militaires menés au large de la Caroline du Nord.
Les États-Unis approuvent une « vente d’urgence » de bombes lourdes à Israël : J8 de la guerre sans relâche
Alors que la guerre entre Israël et l’Iran entre dans son huitième jour, Jérusalem-Ouest a sollicité auprès de Washington la livraison de 12 000 bombes aériennes de 1 000 livres chacune. Le département d’État américain a approuvé en urgence cette vente, estimée à environ 151,8 millions de dollars, en contournant la procédure habituelle d’examen par le Congrès.
Selon Washington, la rapidité de la décision s’explique par la situation sécuritaire et par les dispositions de la loi sur le contrôle des exportations d’armes, qui permettent en cas d’urgence manifeste de passer outre certaines étapes .
Les autorités américaines affirment que cette livraison doit contribuer aux objectifs de politique étrangère et de sécurité nationale des États-Unis, en renforçant la sécurité d’un partenaire stratégique au Moyen-Orient et en soutenant la stabilité politique et économique de la région. Elles estiment également que ces munitions permettront à Israël d’améliorer ses capacités face aux menaces actuelles et futures, de consolider sa défense nationale et de renforcer l’effet dissuasif vis-à-vis des risques régionaux.