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L'intervention à Cuba n'est «qu’une question de temps» pour Trump

Donald Trump a affirmé que les États-Unis pourraient se tourner vers Cuba après la guerre contre l’Iran. Washington a déjà renforcé les sanctions et coupé une partie des approvisionnements énergétiques de l’île. Ces pressions économiques et politiques s’inscrivent dans une stratégie assumée visant à provoquer un changement de régime à La Havane.

Le président américain Donald Trump a ravivé les tensions avec La Havane en laissant entendre qu’une action contre le gouvernement cubain pourrait intervenir une fois la guerre contre l’Iran terminée. S’exprimant à la Maison Blanche lors d’une réception en l’honneur de l’équipe de football Inter Miami, le président américain a déclaré vouloir « finir ce dossier [l’Iran] d’abord », avant d’ajouter que la question cubaine ne serait « qu’une question de temps ».

Depuis plusieurs mois, l’administration Trump a renforcé la pression économique sur l’île. Washington a durci les sanctions déjà imposées depuis des décennies et a instauré un véritable blocus énergétique.

Trump de plus en plus néoconservateur

La situation s’est aggravée après la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines en janvier, Caracas étant l’un des principaux fournisseurs de pétrole de Cuba. La suspension de ces livraisons a provoqué une grave pénurie de carburant et accentué la crise économique sur l’île.

Trump a également salué l’action de son secrétaire d’État Marco Rubio, figure influente de la politique américaine à l’égard de Cuba, en affirmant qu’il faisait « un travail fantastique » pour accroître la pression sur le gouvernement cubain. Depuis plusieurs années, Washington cherche à provoquer un changement de régime à La Havane en combinant sanctions économiques, isolement diplomatique et menaces d’intervention.

Le président américain assume par ailleurs un recours accru à la puissance militaire pour défendre ses objectifs internationaux. Il a évoqué les opérations menées au Venezuela et les frappes contre l’Iran comme des exemples de la capacité des États-Unis à imposer leurs priorités stratégiques. Dans ce contexte, Cuba apparaît désormais pour certains observateurs comme la prochaine cible potentielle de la politique interventionniste de Washington.