Mercredi 4 mars
72 personnes tué, 437 blessées lors des frappes israéliennes au Liban
Au moins 20 personnes ont été victimes des frappes aériennes israéliennes sur le territoire libanais depuis le début de la nouvelle escalade militaire le 2 mars, a rapporté Anadolu, citant le ministère libanais de la Santé. Le nombre total de victimes s'élève ainsi à 72, et celui des blessés à 437.
L'électricité coupée en Irak, selon l'agence Fars
Le réseau électrique est complètement hors service dans toutes les provinces irakiennes, a rapporté l'agence de presse Fars, citant le ministère irakien de l'Électricité. Des inspections sont en cours pour déterminer la cause de cette panne.
L'attaque israélo-américaine n'a pas laissé à l'Iran d'autre choix que de se défendre, affirme Pezechkian
Téhéran souhaitait éviter la guerre, mais « l'attaque militaire américano-sioniste » ne lui a pas laissé d'autre choix que de se défendre, a déclaré le président iranien Massoud Pezechkian sur X. Il a souligné que l'Iran respectait la souveraineté des États voisins, précisant que la paix dans la région devait être assurée par les pays de cette région.
À qui appartient le détroit d’Ormuz, passage clé pour l’énergie mondiale ?
Le détroit d’Ormuz relie le golfe Persique au golfe d’Oman et ouvre la route vers la mer d’Arabie. Situé entre la côte sud-est de l’Iran et la côte nord d’Oman, il constitue un passage maritime relativement étroit mais d’une importance stratégique majeure. Sa longueur est estimée entre 180 et 195 kilomètres, tandis que sa largeur varie généralement entre 55 et 95 kilomètres. Dans sa partie la plus étroite, entre l’île iranienne de Larak et l’archipel omanais d’As-Salama, elle ne dépasse pas 33 à 39 kilomètres.
Le statut juridique du détroit reste cependant sujet à interprétation. La majorité des États considère qu’il s’agit d’une voie de navigation internationale où la circulation maritime est protégée par le droit de la mer. Toutefois, ni l’Iran ni les États-Unis n’ont ratifié la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982, ce qui entretient des divergences sur l’interprétation de ce régime.
Téhéran estime notamment qu’une partie du détroit relève de sa juridiction nationale. Selon la loi iranienne adoptée en 1993 sur les espaces maritimes du golfe Persique et de la mer d’Oman, la zone située dans la limite de 12 milles marins (22,2 kilomètres) est considérée comme faisant partie des eaux territoriales iraniennes.
Dans ce cadre, l’Iran ne reconnaît que le principe du « passage inoffensif », ce qui lui permettrait théoriquement de restreindre la circulation en cas de menace militaire ou de situation d’urgence. Oman défend une position comparable pour la partie du détroit située dans ses propres eaux.
L’ONU troublée par la mort de plus de 160 écolières dans un bombardement en Iran
Un panel d’experts de l’Organisation des Nations unies s’est dit «profondément troublé» après le bombardement d’une école de filles à Minab (sud de l’Iran), qui aurait tué plus de 160 enfants. Marco Rubio assure que Washington ne cible pas d’écoles. Israël dit enquêter.
Vucic : les pays européens feront face à un « véritable enfer » en raison de la suspension du trafic commercial dans le détroit d'Ormuz
Le président serbe Aleksandar Vucic a mis en garde contre les conséquences catastrophiques que pourrait engendrer la montée des prix de l'énergie suite à la guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran. Selon lui, les pays européens feront face à « un véritable enfer » en raison de la suspension du trafic commercial dans le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le transport de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL).
La réponse de Téhéran aux actions militaires américano-israéliennes a entraîné des perturbations majeures des expéditions de brut et de GNL à travers le détroit d'Ormuz. Alors que les marchés sont déjà sous tension, Vucic a averti que les nations dépendantes des importations se retrouvaient au bord d'une crise majeure.
« Nous entrons dans une situation impossible. Si cela continue, tout le monde en Europe vivra un véritable enfer », a déclaré Vucic lors d'une conférence de presse, ajoutant que tant que le détroit d'Ormuz resterait fermé, la hausse des prix du pétrole pourrait entraîner des conséquences fatales.
Des milliers de navires commerciaux seraient actuellement incapables de traverser le détroit en raison des hostilités en cours. Les forces iraniennes ont menacé d'attaquer tout vaisseau tentant de passer et auraient déjà frappé plusieurs pétroliers. Téhéran semble déterminé à alourdir le coût de cette guerre pour les États-Unis et leurs alliés.
Ebrahim Jabari, un commandant du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), a été cité par les médias locaux déclarant que « les Américains, avec des dettes de milliers de milliards de dollars, dépendent du pétrole de la région, mais ils devraient savoir qu'aucune goutte de pétrole ne leur parviendra ».
Les États-Unis menacent d'intensifier leurs frappes contre l'Iran
Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a annoncé une accélération de l’offensive américaine contre l’Iran, affirmant que les frappes deviendraient plus fréquentes et plus intenses. Lors d’une conférence de presse, il a également indiqué que du matériel militaire supplémentaire serait déployé dans la région.
Selon lui, Washington entend agir avec fermeté afin de « donner le ton et le rythme » des hostilités, estimant que l’Iran ne pourrait pas l’emporter dans une guerre d’usure contre les États-Unis. Le chef du Pentagone a également déclaré que l’armée américaine pourrait recourir à des munitions moins sophistiquées, dont les stocks seraient, selon lui, « quasi illimités ».
Hegseth a en outre affirmé que l’Iran avait perdu plus de vingt navires de guerre à la suite des frappes américaines et que ses capacités de lancement de missiles balistiques de grande portée avaient été fortement dégradées.
Interrogé sur l’attaque contre un lycée de filles à Minab, qui a coûté la vie à plus de 160 écolières, il s'est contenté d'indiquer que les autorités américaines examinaient les informations disponibles, esquivant une question des journalistes sur la désignation des auteurs de l'attaque.
Par ailleurs, le responsable américain a déclaré que les États-Unis n'avaient aucun problème avec la Russie et la Chine concernant l’opération menée avec Israël contre l’Iran. Il a précisé n'avoir aucun message à adresser à Moscou et à Pékin à ce sujet.
Une mission de l’ONU dénonce une violation de la Charte des Nations unies dans les frappes contre l’Iran
La Mission indépendante d'établissement des faits des Nations unies sur la République islamique d'Iran a conclu que les frappes de missiles israéliennes et américaines contre l'Iran violaient le droit international, et notamment la Charte des Nations unies, a rapporté Reuters.
Elle a fermement condamné les actions de Washington et de Tel Aviv, soulignant que les principes du droit international devaient être appliqués de manière cohérente à tous.
La Mission a également exprimé sa profonde consternation face à la frappe qui a touché une école de filles à Minab, dans le sud de l'Iran, le 28 février, premier jour des attaques américaines et israéliennes.
L'attaque, qui a coûté la vie à plus de 160 écolières, n'a suscité aucun commentaire de la part des États-Unis ou d'Israël.
Le Pentagone confirme une attaque contre un navire iranien au large du Sri Lanka
Un sous-marin américain a coulé la frégate iranienne IRIS Dena au large des côtes du Sri Lanka, en tirant des torpilles, a annoncé le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth lors d’une conférence de presse.
Auparavant, le gouvernement sri-lankais avait fait état de la récupération de plusieurs corps et le sauvetage d’une trentaine de marins blessés après le naufrage du navire militaire iranien dans les eaux territoriales de l’île.
Environ 180 membres d'équipage se trouvaient à bord.
Selon Axios, la décision d’attaquer l’Iran a été prise lors d’un appel entre Trump et Netanyahou
Les États-Unis et Israël se sont mis d'accord pour bombarder l'Iran lors d'un appel téléphonique entre le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou le 23 février, a révélé Axios, citant des sources.
D'après l'article, Netanyahou a informé Trump que le Guide suprême iranien Ali Khamenei rencontrerait ses conseillers le 28 février. L'opportunité de frapper les dirigeants iraniens était si tentante pour les deux dirigeants qu'ils n'ont pas pu la laisser passer, explique Axios, qualifiant cette conversation de tournant, marquant le début d'une guerre contre l'Iran qui a « bouleversé le Moyen-Orient ».
Selon le Financial Times, l’Iran appliquerait le plan stratégique élaboré par Ali Khamenei avant sa mort
L’Iran aurait commencé à appliquer un plan stratégique élaboré par le Guide suprême Ali Khamenei avant sa mort, visant à perturber les marchés mondiaux et à exercer une pression sur les États-Unis et Israël, selon des informations du Financial Times. Le quotidien britannique, citant des sources au sein du gouvernement iranien, affirme que cette stratégie prévoit des frappes contre les infrastructures énergétiques et logistiques du Moyen-Orient.
Selon cette lecture, Khamenei aurait élaboré ce plan après les frappes américaines de juin dernier. Le journal avance que l'ayatollah, âgé de 86 ans, attendait sa mort aux mains des États-Unis et d'Israël et souhaitait mourir en martyr. C'est pourquoi il est resté dans sa résidence à Téhéran avec les membres de sa famille, malgré la menace imminente d'une attaque.
Malgré la mort de Khamenei et de hauts responsables militaires iraniens, le plan a été mis à exécution. Cité par le Financial Times, l'ayatollah Alireza Arafi, l'un des trois membres du conseil provisoire créé après la mort du Guide suprême iranien, a déclaré le 2 mars que cette guerre se déroulait « dignement », « comme prévu ».
Le même jour, l'Iran a intensifié ses frappes contre des installations énergétiques dans le golfe Persique, bombardant avec des drones une installation gazière stratégique au Qatar et l'une des plus grandes raffineries de pétrole d’Arabie saoudite.
Ces frappes ont contraint le Qatar, l'un des plus grands exportateurs de GNL, à interrompre ses livraisons. Selon le journal, les prix du pétrole et du gaz ont fortement augmenté en raison de l'arrêt partiel de la navigation dans le détroit d'Ormuz.
Après la Guerre des 12 jours (juin 2025), l'Iran a commencé à décentraliser son commandement militaire afin d'éviter que ses troupes ne soient mises hors de combat à la suite de l'assassinat de commandants de haut rang. Les unités sur le terrain agiraient désormais de manière plus autonome, tout en restant coordonnées avec le centre de commandement.
Un sous-marin américain a coulé un navire iranien dans l'océan Indien, selon le ministre américain de la Défense.
L'Iran prêt à poursuivre ses opérations militaires «aussi longtemps que nécessaire»
L’Iran poursuivra ses actions militaires «aussi longtemps que nécessaire», a affirmé Mohammad Mokhber, conseiller du Guide suprême. Il a insisté sur l’absence totale de confiance envers l’administration américaine, écartant toute perspective de dialogue. Téhéran refuse catégoriquement de négocier avec le président Donald Trump.
Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême tué, pressenti pour lui succéder, selon Reuters
Mojtaba Khamenei, fils d’Ali Khamenei, le Guide suprême iranien tué, est vivant et considéré comme le candidat le plus probable à la succession de son père, ont indiqué deux sources iraniennes à Reuters.
Selon l'agence de presse, Mojtaba Khamenei ne se trouvait pas à Téhéran au moment de la frappe.
Reuters a précisé que cette attaque a détruit la résidence du Guide suprême et tué l'épouse d'Ali Khamenei, un autre de ses fils ainsi que plusieurs hauts responsables militaires iraniens.
Damas renforce sa frontière avec le Liban
Des milliers de soldats de l’armée syrienne ont été déployés le long de la frontière avec le Liban, dans un contexte de tensions régionales accrues et de risques d’extension du conflit libano-israélien. Ce renforcement intervient alors que Damas cherche à sécuriser ses positions et à dissuader toute propagation des hostilités sur son territoire.
L’AIEA écarte tout risque de fuite radioactive en Iran
Il n'y a actuellement aucun risque de rejet radioactif en Iran, les installations de stockage de matières radioactives étant intactes, a indiqué l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), selon son analyse d’images satellites.
L’AIEA a toutefois observé des dégâts sur deux bâtiments situés à proximité du site nucléaire d’Ispahan.
Le bilan des attaques israélo-américaines dépasse désormais 1 000 morts
Les attaques menées par les États-Unis et Israël sur le territoire iranien ont fait 1 045 morts, selon un bilan rapporté par l’agence de presse iranienne Mehr.
La veille, selon le Croissant-Rouge, le nombre de morts s'élevait à 787.
Un missile balistique tiré depuis l’Iran intercepté au-dessus de la Turquie
Le ministère turc de la Défense a annoncé la destruction d'un missile balistique présenté comme tiré depuis l'Iran, au-dessus de la Méditerranée orientale, dans l’espace aérien turc.
Aucun blessé n'est à déplorer.
Le palais du Golestan, site classé à l’UNESCO, endommagé par une frappe israélo-américaine
RT révèle une vidéo montrant des dégâts au palais du Golestan, ancienne résidence des shahs située au cœur de Téhéran et inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Le complexe historique, l’un des sites culturels les plus emblématiques d’Iran, a été endommagé lors d’une frappe aérienne israélo-américaine le 2 mars.
Selon ces images, l’attaque a provoqué l’effondrement d’une partie du plafond de la Salle des Miroirs, l’une des pièces les plus célèbres du palais, et brisé plusieurs fenêtres.
Le « scénario vénézuélien » : Trump suggère un modèle pour l’Iran
Trump présente le renversement du président vénézuélien Nicolás Maduro et l’alignement de la présidente par intérim vénézuélienne Delcy Rodríguez comme un « scénario parfait » pour l’après-crise iranienne. La coopération politique et énergétique de Caracas avec Washington sert d’exemple selon lui. Mais l’absence de figure interne similaire en Iran limite nettement la validité de ce parallèle.
L’UE affirme sa solidarité avec l’Espagne face aux menaces de Trump
La Commission européenne a affirmé sa détermination à défendre les intérêts de l’Union européenne après les menaces formulées par le président américain Donald Trump à l’encontre de l’Espagne.
Ces tensions surviennent après le refus de Madrid d’autoriser les États-Unis à utiliser des bases militaires situées sur son territoire pour une éventuelle opération contre l’Iran.
Dans un communiqué, le porte-parole de la Commission, Olof Gill, a déclaré : « Nous sommes pleinement solidaires de tous les États membres et de leurs citoyens. Grâce à notre politique commerciale commune, nous sommes prêts à agir si nécessaire pour protéger les intérêts de l’UE. »
Le 3 mars, Trump a exprimé sa frustration à l’égard de Madrid, critiquant son refus d'accorder l'accès à des installations stratégiques, notamment la base navale de Rota et la base aérienne de Morón. Il a également reproché au gouvernement espagnol de ne pas soutenir les efforts des alliés de l'OTAN en matière de dépenses de défense, ajoutant de l'huile sur le feu dans les relations entre les deux parties.
L'Iran a endommagé sept installations militaires américaines au Moyen-Orient, selon le New York Times
Téhéran a frappé plusieurs infrastructures militaires américaines au Moyen-Orient, endommageant au moins sept installations, selon une analyse du New York Times fondée sur des images satellites et des vidéos prises sur place.
D’après le quotidien américain, les frappes ont touché des équipements liés à des systèmes de communication et de radar ou situés à proximité de ceux-ci.
Les dégâts ont été constatés dans au moins cinq pays du Golfe : le Qatar, Bahreïn, le Koweït, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.
Un F-35 israélien revendique sa première victoire… contre un avion d’entraînement iranien
Un chasseur israélien F-35I a abattu un avion iranien au-dessus de Téhéran, a annoncé l’armée israélienne sur Telegram. Le communiqué s’est vanté que c'était la première fois « en histoire » qu'un avion de chasse piloté était abattu par un F-35.
Selon l’armée israélienne, l’appareil détruit était un Iak-130, un avion d’entraînement avancé conçu en Russie dans les années 1990 et 2000 pour la formation des pilotes de chasse. Bien que principalement destiné à l’instruction, cet appareil peut également être utilisé comme avion d’attaque léger.
Près de deux milliards de dollars de pertes et 779 millions dépensés en 24 heures : le coût de l’offensive contre l’Iran pour les États-Unis
L’agence de presse turque Anadolu a évalué le coût de l’attaque menée contre l’Iran pour les États-Unis. Selon ces estimations, l’armée américaine a dépensé environ 779 millions de dollars au cours des seules premières 24 heures d’hostilités au Moyen-Orient.
Le poste de dépense le plus important concerne les tirs de missiles Tomahawk, qui auraient représenté environ 340,4 millions de dollars. Les sorties de chasseurs arrivent en deuxième position, avec 271,3 millions de dollars, suivies par l’utilisation du système de lance-roquettes multiples HIMARS, les activités de renseignement et la logistique, pour un total estimé à 122,2 millions de dollars.
Toujours selon Anadolu, les pertes matérielles américaines atteindraient au moins 1,902 milliard de dollars depuis le 28 février. La plus importante concerne un système radar de détection et d’alerte avancée AN/FPS-132 basé au Qatar, évalué à 1,1 milliard de dollars.
Par ailleurs, trois chasseurs F-15E ont été détruits au Koweït, après avoir été touchés par des tirs amis de la défense aérienne koweïtienne. Le remplacement de ces appareils représente environ 282 millions de dollars.
Enfin, les forces iraniennes ont frappé un site du système de défense antimissile THAAD aux Émirats arabes unis, endommageant son radar, estimé à près de 500 millions de dollars.
Sri Lanka : 30 marins iraniens secourus après un appel de détresse
L’armée sri-lankaise a secouru au moins 30 personnes à bord d’un navire iranien qui était en train de couler près de ses eaux, a annoncé, le 4 mars, le ministre des Affaires étrangères au Parlement. La marine est intervenue après un signal de détresse au large de Galle. Les blessés ont été hospitalisés, selon des médias locaux.
Crise énergétique : l’UE peut-elle encore se passer du gaz russe ?
La guerre au Moyen-Orient a entraîné une forte hausse des prix du gaz en Europe, de l'ordre de 75 %, atteignant leur plus haut niveau depuis trois ans. La Norvège ne peut accroître ses livraisons, tandis que le Qatar est affecté par la crise. Face aux tensions, l’UE pourrait être contrainte de rouvrir le débat sur le gaz russe.
Macron propose une coalition maritime pour sécuriser le trafic au Moyen-Orient
Le président français Emmanuel Macron a proposé de créer une coalition pour la sécurité maritime face à l'escalade du conflit au Moyen-Orient. Selon sa publication sur X, cette initiative vise à « réunir les moyens, y compris militaires, pour reprendre et sécuriser le trafic dans ces voies maritimes essentielles à l’économie mondiale ».
Il a joint à sa publication une carte illustrant l'itinéraire du Golfe Persique au canal de Suez via le détroit d'Ormuz, le golfe d'Aden et la mer Rouge. Les experts estiment qu'environ 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole transitent par cette voie.
Cette proposition de Macron intervient alors que le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a menacé, le 2 mars, de « brûler » tout pétrolier tentant de franchir le détroit d'Ormuz. D'après le Wall Street Journal, plus de 3 000 navires sont contraints de patienter dans les ports du Golfe Persique en raison du blocage du détroit par les forces iraniennes.
Plus de la moitié des Américains désapprouvent les frappes contre l'Iran et ne comprennent pas les objectifs de Washington, selon les sondages
La chaîne américaine CNN, citant un sondage réalisé par SSRS, a rapporté que 59 % des Américains avaient déclaré désapprouver la décision du gouvernement américain de lancer une opération militaire contre l'Iran. Le soutien des Américains à une éventuelle opération terrestre en Iran est encore plus faible. Seuls 12 % des personnes interrogées y sont résolument favorables, 60 % s'y opposent et 28 % sont indécis. De plus, 60 % des personnes interrogées ne croient pas que le président américain Donald Trump ait un plan pour résoudre la situation en Iran. 56 % des Américains pensent que cette opération pourrait conduire à un conflit de longue durée.
En outre, d’après le même sondage, les Républicains sont beaucoup plus susceptibles de soutenir la décision de lancer une opération militaire que les Démocrates (77 % contre 18 %). Ces derniers chiffres sont corroborés par les propos du chef de la minorité démocrate à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, qui a affirmé que Donald Trump, « sans justification et sans consulter le Congrès », avait entraîné les États-Unis dans une guerre au Moyen-Orient, malgré ses promesses de campagne de ne pas s'engager dans des conflits étrangers.
Parallèlement, selon un sondage de CBS, réalisé conjointement avec YouGov, environ 62 % des Américains interrogés estiment que l'administration américaine n'a pas encore clairement défini les objectifs de l'opération militaire contre l'Iran.
Le bureau de la CIA à Riyad a été endommagé par une attaque de drone, selon les médias occidentaux
Un drone aurait endommagé le bureau de la CIA à Riyad lors d'une attaque contre l'ambassade des États-Unis en Arabie saoudite le 3 mars, affirment des sources du Washington Post (WP), de Reuters et de CNN. D'après ces médias, aucune victime n'est à déplorer.
Selon les premières informations du WP, le bureau de la CIA à Riyad aurait été touché par une frappe de drone iranienne. Les gouvernements américain et saoudien avaient précédemment signalé une attaque menée par deux drones iraniens contre l'ambassade de Washington à Riyad. Les autorités des deux pays n'ont pas confirmé les dégâts subis par le bureau de la CIA.
Le guide suprême iranien aurait été élu, mais son identité n'est pas révélée en raison des menaces de Tel Aviv
Le Conseil des experts iranien aurait désigné un nouveau guide suprême. Selon certains médias iraniens, il pourrait s'agir de Mojtaba Khamenei, fils du précédent guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, tué par des frappes aériennes israélo-américaines.
Toutefois, aucune annonce officielle n'a encore été faite, probablement en raison des menaces du ministre israélien de la Défense, qui a déclaré que tout nouveau dirigeant iranien serait « une cible prioritaire pour un assassinat ».