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Israël prépare une avancée terrestre au Liban et intensifie ses frappes

Israël annonce vouloir prendre le contrôle de nouvelles positions au Liban. Les frappes s’étendent au sud, à la Békaa et à la banlieue sud de Beyrouth, provoquant des déplacements massifs. Une possible incursion terrestre israélienne semble se profiler.

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé avoir autorisé l’armée à « prendre le contrôle » de nouvelles positions stratégiques au Liban, en coordination avec le Premier ministre Benjamin Netanyahou. L’objectif affiché est d’empêcher les attaques contre les localités israéliennes frontalières, alors que les affrontements avec le Hezbollah connaissent une nette escalade. Cette déclaration laisse entrevoir une possible entrée plus large des forces israéliennes sur le territoire libanais.

Parallèlement, la campagne aérienne s’intensifie. Selon des sources locales, des dizaines de frappes ont visé le sud du Liban, mais aussi la Békaa et la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. Des infrastructures liées au mouvement, dont la chaîne Al-Manar ainsi que des structures financières affiliées au parti, ont été ciblées. Ces bombardements ont provoqué le déplacement de dizaines de milliers d’habitants, accentuant la pression humanitaire.

Israël en passe de franchir la frontière

Le Hezbollah a revendiqué une nouvelle attaque dans la nuit du 2 au 3 mars par drones contre la base aérienne israélienne de Ramat David, affirmant agir en riposte à ce qu’il qualifie « d’agression criminelle » contre des localités libanaises. Le mouvement soutient viser des sites militaires, tandis qu’Israël affirme chercher à neutraliser des capacités offensives.

L’armée israélienne a, en outre, appelé les habitants de plus de cinquante villages du Liban-Sud à évacuer immédiatement, évoquant des opérations imminentes contre les positions du Hezbollah. Elle a également confirmé avoir tué Adham Adnan Al-Othman, présenté comme le chef de la branche militaire du Jihad islamique palestinien au Liban. Cette séquence marque une nouvelle phase du conflit : multiplication des frappes, pressions sur les zones urbaines stratégiques et préparation apparente d’un déploiement terrestre plus étendu.