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Mort de l’ayatollah Khamenei, riposte iranienne et escalade régionale : suivez notre direct

L’ayatollah Ali Khamenei est mort après les frappes israélo-américaines menées contre l’Iran le 28 février. Téhéran poursuit ses tirs de missiles contre Israël et des bases américaines dans la région, tandis que les appels internationaux à la désescalade se multiplient. La situation reste très instable au Moyen-Orient.

Dimanche 1 mars

Téhéran affirme que 560 militaires américains ont été tués ou blessés

Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) affirme que 560 militaires américains ont été tués ou blessés depuis le début des frappes iraniennes contre les bases américaines au Moyen-Orient.

Selon un communiqué relayé par l’agence Fars, des missiles balistiques auraient notamment visé un site militaire américain à Bahreïn, tandis que d’autres bases feraient l’objet d’attaques « continues ». Le CGRI évoque des pertes importantes et une situation de « crise psychologique » au sein des forces américaines dans la région.

L’Iran affirme avoir frappé des pétroliers américains et britanniques

Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a déclaré que les forces iraniennes ont visé avec des missiles trois pétroliers appartenant aux États-Unis et au Royaume-Uni dans le Golfe persique et le détroit d’Ormuz.

Selon le communiqué relayé par les agences iraniennes, les navires touchés auraient pris feu après l’impact des missiles. Le CGRI évoque des « cibles navales ennemies » et affirme que les frappes s’inscrivent dans la poursuite des opérations contre les intérêts américains et alliés dans la région.

Téhéran évoque un précédent « amer » après deux cycles de négociations avec Washington

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que l’Iran avait mené deux cycles de négociations avec les États-Unis au cours des 12 derniers mois, et que dans les deux cas, Washington a lancé des attaques en pleine discussion.

Dans une interview, il a affirmé que cette expérience constituait pour Téhéran « un précédent très amer », évoquant une profonde méfiance à l’égard de nouvelles tentatives de dialogue.

Ces propos interviennent alors que le président américain Donald Trump affirme, de son côté, que de nouvelles discussions pourraient s’ouvrir avec les autorités iraniennes.

Trump affirme que les nouvelles autorités iraniennes ont demandé des discussions

Le président américain Donald Trump a déclaré que le nouveau leadership iranien aurait initié des contacts en vue de négociations avec Washington.

Dans une interview, il a affirmé : « Ils veulent parler, et j’ai accepté de parler. » Selon lui, Téhéran aurait dû engager ce dialogue plus tôt. « Ils auraient pu conclure un accord », a-t-il estimé. Il a également indiqué que plusieurs responsables iraniens impliqués dans les négociations ces dernières semaines auraient été tués. « La plupart de ces personnes sont mortes », a-t-il confié.

Il n’a toutefois pas précisé le calendrier d’éventuelles discussions ni indiqué quels représentants iraniens pourraient y participer. Aucune confirmation officielle iranienne n’a, à ce stade, corroboré l’existence de nouveaux pourparlers.

Netanyahou annonce une intensification prochaine des frappes contre l’Iran

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré qu’Israël comptait accroître l’intensité de ses frappes contre l’Iran dans les prochains jours.

Dans une allocution vidéo enregistrée depuis le complexe du ministère de la Défense à Tel Aviv, il a affirmé que les forces israéliennes frappaient « au cœur de Téhéran » avec une puissance croissante et que cette pression militaire allait encore s’accentuer.

Cette déclaration intervient alors que les échanges de frappes se poursuivent et que la confrontation entre Israël, les États-Unis et l’Iran semble entrer dans une phase plus intense.

L’agence ILNA revient sur l’annonce de la mort d’Ahmadinejad

L’agence iranienne ILNA, qui avait annoncé plus tôt la mort de l’ancien président Mahmoud Ahmadinejad lors d’une frappe à Téhéran, est revenue sur son information.

Dans une version corrigée de son article, ILNA indique qu’un proche collaborateur de l’ancien chef de l’État a contacté la rédaction pour démentir sa mort, sans fournir davantage de précisions sur sa situation actuelle.

Initialement, l’agence affirmait que l'ancien président iranien avait péri avec ses gardes du corps dans sa résidence du quartier de Narmak. L’information avait également été relayée par la presse israélienne. À ce stade, aucune confirmation officielle indépendante n’est disponible.

Sergueï Lavrov s’entretient avec son homologue émirati et appelle à un arrêt immédiat des hostilités

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a eu un entretien téléphonique avec son homologue des Émirats arabes unis, Abdullah bin Zayed, a indiqué le ministère.

Moscou a souligné le caractère inacceptable des actions des États-Unis et d’Israël, qualifiées d’agression non provoquée contre l’Iran.

Les deux chefs de la diplomatie ont également insisté sur le caractère déstabilisateur de l’escalade militaire en cours, qui fait peser des menaces directes sur la sécurité des États arabes du Golfe. Ils ont exprimé une position commune en faveur d’un arrêt immédiat des combats et d’un retour à une solution politique et diplomatique tenant compte des intérêts légitimes de l’ensemble des pays de la région.

Le bilan de la frappe contre l’école de Minab porté à 153 morts

Le nombre de victimes de la frappe contre l’école de jeunes filles à Minab, dans le sud de l’Iran, s’élève désormais à 153 morts, selon les autorités locales.

Le représentant du ministère iranien de l’Éducation a indiqué que 95 élèves avaient également été blessées. Les opérations de recherche se poursuivent sur le site, où des corps ont été extraits des décombres au fil des heures.

Ce nouveau bilan confirme la progression constante du nombre de victimes depuis l’attaque la veille, le 28 février.

Trois militaires américains tués et cinq grièvement blessés, selon le Pentagone

Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a annoncé la mort de trois militaires américains, cinq autres ayant été gravement blessés dans le cadre de l’opération menée contre l’Iran.

Plusieurs autres soldats auraient également subi des blessures légères, notamment des commotions et des éclats d’obus. Il s’agit des premières pertes officiellement reconnues par Washington depuis le début de l’offensive conjointe avec Israël.

Deux drones iraniens visent une base navale à Abou Dhabi, aucune victime

Deux drones iraniens ont visé la base navale Al Salam à Abou Dhabi, selon le ministère de la Défense des Émirats arabes unis.

Les systèmes de défense aérienne auraient intercepté l’attaque, mais deux conteneurs situés dans un entrepôt ont été endommagés, provoquant un incendie. Les autorités émiraties précisent qu’aucune victime n’est à déplorer.

Abou Dhabi a indiqué se réserver le droit de répondre à cette frappe contre une installation militaire sur son territoire.

Téhéran affirme ne pas viser les pays du Golfe, mais uniquement des cibles américaines

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que l’Iran ne ciblait pas les pays du Golfe.

« Nous n’attaquons pas nos frères du golfe Persique, nous n’attaquons pas nos voisins », a-t-il affirmé, précisant que les frappes iraniennes visaient exclusivement « des cibles américaines ».

Il a ajouté que, l’Iran ne pouvant frapper directement le territoire des États-Unis, il s’en prendrait aux bases américaines présentes dans la région.

L’Iran affirme avoir frappé le porte-avions américain USS Abraham Lincoln

Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) affirme avoir ciblé le porte-avions américain USS Abraham Lincoln avec quatre missiles balistiques, selon un communiqué officiel diffusé par ses services de presse.

Dans sa déclaration, le CGRI indique que le navire aurait été « touché » dans le cadre de l’opération baptisée « True Promise 4 », marquant, selon Téhéran, une « nouvelle phase » des frappes contre les forces américaines et israéliennes.

Pezechkian confirme l’entrée en fonction du Conseil provisoire et promet de « désespérer » ses adversaires

Le président iranien Massoud Pezechkian a confirmé que le Conseil provisoire chargé d’assurer la direction du pays après la mort de l’ayatollah Ali Khamenei était désormais en fonction.

Dans une allocution à la nation, il a déclaré que « le cher leader, l’imam Khamenei, a été tué par l’alliance américano-sioniste », adressant ses condoléances au peuple iranien. Il a précisé que le Conseil intérimaire est composé de lui-même, du chef du pouvoir judiciaire Gholam-Hossein Mohseni Ejei et de l’ayatollah Arafi.

Le président iranien a également affirmé que l’Iran « mènera ses ennemis au désespoir en détruisant leurs bases et leurs capacités », appelant à l’unité nationale face à ce qu’il a qualifié de plans hostiles contre la République islamique.

L’ex-président iranien Mahmoud Ahmadinejad annoncé mort lors d’une frappe à Téhéran

L’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad aurait été tué lors d’une frappe menée par les États-Unis et Israël dans le quartier de Narmak, à Téhéran, selon l’agence iranienne ILNA.

D’après ces informations, il aurait péri dans sa résidence aux côtés de ses gardes du corps. À ce stade, les autorités officielles iraniennes n’ont pas confirmé publiquement sa mort.

Mahmoud Ahmadinejad avait dirigé l’Iran de 2005 à 2013 et demeurait une figure politique marquante de la République islamique.

Huit morts et 28 blessés près de Jérusalem après une frappe iranienne

Au moins huit personnes ont été tuées et 28 autres blessées à Beit Shemesh, près de Jérusalem, à la suite d’une frappe iranienne, selon les services médicaux israéliens.

Parmi les blessés, deux seraient dans un état grave, deux dans un état modéré et les autres souffriraient de blessures légères. Tous ont été pris en charge et transférés vers des hôpitaux.

Un précédent bilan faisait état de six morts. Cette nouvelle attaque illustre la poursuite des frappes sur le territoire israélien dans le cadre de l’escalade en cours.

Un mort et 32 blessés au Koweït après les frappes iraniennes

Le ministère koweïtien de la Santé a annoncé qu’une personne a été tuée et 32 autres blessées au Koweït à la suite des frappes iraniennes liées à l’escalade en cours dans la région.

Selon les autorités, les blessés ont été hospitalisés et reçoivent des soins médicaux. Tous seraient des ressortissants étrangers.

Le Koweït rejoint ainsi la liste des États du Golfe directement affectés par les retombées du conflit, alors que les échanges de frappes se poursuivent entre l’Iran, Israël et les positions américaines dans la région.

Les Émirats arabes unis annoncent trois morts et 58 blessés depuis le début des frappes iraniennes

Le ministère de la Défense des Émirats arabes unis a annoncé qu’au moins trois personnes ont été tuées et 58 autres blessées depuis le début des frappes iraniennes, le 28 février.

Les victimes décédées seraient des ressortissants pakistanais, népalais et bangladais. Les blessés, de nationalités diverses, incluent notamment des citoyens des Émirats, d’Égypte, d’Inde, d’Iran et d’autres pays asiatiques et africains, selon les autorités émiraties.

Ce bilan illustre l’extension régionale du conflit, alors que plusieurs États du Golfe sont désormais directement touchés par les échanges de frappes.

Un second tanker endommagé au large d’Oman

Un deuxième pétrolier, le MKD Vyom, battant pavillon des Îles Marshall, a été endommagé au large des côtes d’Oman, rapporte Reuters en citant des sources maritimes.

Le navire, qui transportait du pétrole brut, aurait été touché à environ 44 milles nautiques au nord-ouest de Mascate. Les circonstances exactes de l’incident restent à préciser.

Plus tôt dans la journée, le tanker Skylight, battant pavillon du Palaos, avait déjà été frappé dans le détroit d’Ormuz et serait en train de couler. La multiplication de ces incidents accentue les tensions autour de cette voie maritime stratégique, par laquelle transite une part essentielle du commerce mondial d’hydrocarbures.

Téhéran confirme la mort de plus de 140 écolières à Minab

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a confirmé la mort de plus de 140 élèves de l'école primaire pour filles à Minab, dans le sud de l’Iran, à la suite de la frappe menée le 28 février par Israël et les États-Unis.

Selon un communiqué du ministère iranien des Affaires étrangères, le chef de la diplomatie a évoqué cette attaque lors d’un entretien téléphonique avec son homologue azerbaïdjanais, dénonçant le « meurtre d’enfants » et appelant la communauté internationale à condamner fermement cet acte.

Ce nouveau chiffre confirme l’aggravation dramatique du bilan déjà communiqué concernant la frappe contre l’établissement scolaire.

Un tanker touché dans le détroit d’Ormuz serait en train de couler

Un tanker frappé dans le détroit d’Ormuz est en train de couler, a rapporté la télévision d’État iranienne IRIB, diffusant des images montrant le navire en flammes avec une épaisse fumée noire s’élevant au-dessus de la passerelle.

Il s’agirait du navire battant pavillon du Palaos déjà signalé plus tôt comme ayant été touché au large des côtes d’Oman. Selon les informations précédemment communiquées par un centre régional de sécurité maritime, quatre membres d’équipage ont été blessés et les 20 marins évacués.

Au moins 12 membres des Gardiens de la révolution tués dans le centre de l’Iran

Au moins 12 membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ont été tués lors de frappes menées par les États-Unis et Israël dans la province d’Ispahan, au centre de l’Iran, rapporte l’agence ISNA.

Selon les médias iraniens, ces militaires ont péri dans la ville de Kachan « en défendant le pays et le peuple ».

Ce nouveau bilan s’ajoute aux pertes déjà annoncées par les autorités iraniennes depuis le début de l’opération militaire, alors que les combats et les frappes se poursuivent.

Un ayatollah iranien appelle au « djihad » contre les États-Unis et Israël

L'ayatollah Nasser Makarem Shirazi, figure religieuse influente en Iran, a appelé à un « djihad » contre les États-Unis et Israël après la mort du Guide suprême Ali Khamenei, selon l’agence Tasnim.

Dans une déclaration relayée par les médias iraniens, il a affirmé que les principaux responsables de cette mort étaient « le gouvernement américain et le régime sioniste », estimant que la vengeance constituait un devoir religieux pour les musulmans.

Vladimir Poutine adresse ses condoléances à Téhéran après la mort d’Ali Khamenei

Vladimir Poutine a adressé ses condoléances à son homologue iranien, Massoud Pezechkian, à la suite de la mort du Guide suprême Ali Khamenei.

Dans un message transmis au chef de l’État iranien, le président russe a dénoncé un « assassinat » commis en violation des normes du droit international et de la morale humaine. Il a également salué la mémoire d’un dirigeant qui, selon lui, a contribué au développement du partenariat stratégique entre Moscou et Téhéran.

Téhéran exhorte les pays du Golfe à fermer les bases américaines

L’Iran a contacté plusieurs États du Golfe pour leur demander de fermer les bases militaires américaines présentes sur leur territoire, a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh.

Selon lui, si ces installations ne sont pas fermées, Téhéran « n’aura pas d’autre choix que de riposter » contre toute base relevant de la juridiction des États-Unis dans la région. Il a estimé que, faute de pouvoir frapper le territoire américain, l’Iran ciblerait les positions militaires américaines au Moyen-Orient.

Une mise en garde qui intervient alors que plusieurs pays du Golfe ont déjà été touchés par des frappes ou des retombées liées aux échanges militaires en cours.

Israël affirme avoir éliminé 40 commandants iraniens 

L’armée israélienne (Tsahal) affirme avoir tué 40 hauts commandants iraniens dès la phase initiale de son opération contre l’Iran. Dans un communiqué publié sur Telegram, elle qualifie cette action de « coup historique ».

Selon Tsahal, ces frappes auraient également visé et neutralisé une grande partie des systèmes de défense aérienne dans l’ouest et le centre de l’Iran, ouvrant la voie à une tentative d’établissement d’une supériorité aérienne au-dessus de Téhéran.

L’ayatollah Alireza Arafi désigné chef intérimaire de l’État iranien

L’ayatollah Alireza Arafi a été nommé président par intérim du Conseil dirigeant chargé d’exercer les fonctions de Guide suprême, selon l’agence iranienne ISNA. Cette désignation intervient dans le cadre du mécanisme constitutionnel prévu après la mort d’Ali Khamenei.

Selon les autorités iraniennes, le Conseil provisoire doit assurer la continuité du pouvoir jusqu’à l’élection d’un nouveau Guide par l’Assemblée des experts. La transition politique s’organise ainsi alors que les opérations militaires se poursuivent.

Téhéran promet une frappe d’une ampleur « sans précédent » contre les États-Unis et Israël

Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani, a déclaré que l’Iran frapperait « avec une force que les États-Unis et Israël n’ont jamais connue auparavant ». Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il a affirmé que les frappes menées la veille avaient causé des dégâts importants et que de nouvelles actions étaient imminentes.

Cette déclaration intervient après les propos des autorités iraniennes, qui ont promis de venger la mort de l’ayatollah Ali Khamenei. Téhéran évoque une intensification de la riposte dans les prochaines heures.

Le président iranien évoque une « déclaration de guerre contre les chiites » après la mort de l'ayatollah Khamenei

Le président iranien Massoud Pezechkian a affirmé que l’Iran considérait comme « un devoir et un droit légitime » de venger la mort de l’ayatollah Ali Khamenei. Dans un message diffusé par ses services, il a dénoncé l’assassinat du Guide suprême comme un « crime historique ».

Selon lui, la mort d'Ali Khamenei constitue une « déclaration ouverte de guerre contre les musulmans, en particulier les chiites, à travers le monde » de la part d’Israël et des États-Unis. Téhéran affirme qu’il utilisera « toutes les capacités » à sa disposition pour répondre.

Un drone iranien abattu s’écrase sur un centre commercial à Charjah

Les débris d’un drone iranien de type « Shahed », intercepté au-dessus des Émirats arabes unis, sont tombés sur un centre commercial à Charjah, provoquant un incendie, selon des médias locaux. D’épaisses fumées ont été observées au-dessus du bâtiment, et les services d’urgence sont intervenus pour maîtriser le feu.

Selon des informations préliminaires relayées par des canaux locaux, des individus pourraient se trouver sous des décombres, le centre commercial n’ayant pas fait l'objet d'une évacuation au moment de l’incident.

Le chef du renseignement de la police iranienne tué dans les frappes

Le chef de l’organisation du renseignement des forces de police iraniennes, le général-lieutenant Gholam Reza Rezayan, a été tué lors des frappes menées par les États-Unis et Israël, selon l'agence iranienne Tasnim.

Sa mort s’ajoute à celles de plusieurs hauts responsables militaires et sécuritaires confirmées ces dernières heures par Téhéran. Les autorités iraniennes avaient déjà annoncé la disparition du Guide suprême Ali Khamenei ainsi que de responsables de premier plan au sein des forces armées et des Gardiens de la révolution.

456 blessés évacués vers des hôpitaux israéliens

Au total, 456 personnes blessées ont été évacuées vers des hôpitaux en Israël depuis le début des frappes iraniennes, selon des données communiquées par les services de secours.

Les autorités sanitaires poursuivent l’évaluation de la situation, alors que plusieurs villes israéliennes ont été visées par des tirs de missiles au cours des dernières heures.

L’Iran affirme que le détroit d’Ormuz reste ouvert aux pétroliers, mais met en garde Washington

Le détroit d’Ormuz demeure ouvert au transit des pétroliers « jusqu’à nouvel ordre », a déclaré Mohsen Rezaï, ancien commandant des Gardiens de la révolution et secrétaire du Conseil de discernement, une instance stratégique du système politique iranien. Selon lui, les autorités iraniennes autorisent pour l’instant la poursuite du trafic maritime dans ce passage stratégique.

Dans le même temps, il a averti que les forces armées américaines et leurs personnels dans cette zone constituent des « cibles légitimes » pour l’Iran. Ces déclarations interviennent après des annonces contradictoires sur une éventuelle fermeture du détroit, alors que la zone concentre une part significative du commerce mondial de pétrole.

Un pétrolier attaqué près d’Oman : quatre membres d’équipage blessés

Un pétrolier battant pavillon des Palaos a été attaqué dans le détroit d’Ormuz, au large des côtes d’Oman, selon le Centre omanais de sécurité maritime. Le navire, identifié comme le Skylight, se trouvait à environ cinq milles nautiques au nord du port de Khasab au moment de l’incident.

Les 20 membres d’équipage — 15 Indiens et cinq Iraniens — ont été évacués. Quatre d’entre eux ont été blessés et reçoivent des soins médicaux, d’après les autorités locales. Cet incident intervient alors que les tensions autour du détroit d’Ormuz s’intensifient et que la circulation maritime dans la zone est fortement perturbée.

La présidence iranienne affirme que Massoud Pezechkian est « en sécurité »

La présidence iranienne a assuré que le chef de l’État, Massoud Pezechkian, se trouvait « en parfaite santé et en sécurité ». L’information a été communiquée par le vice-chef de cabinet chargé des relations publiques, Mohammad-Mehdi Tabatabaei, dans un message publié sur les réseaux sociaux.

Plusieurs médias avaient indiqué ces derniers jours que le président iranien figurait parmi les cibles potentielles des frappes américaines et israéliennes. Les autorités iraniennes affirment désormais qu’il poursuit ses fonctions dans le contexte de crise actuelle.

L’Iran mobilise l’ensemble de ses forces armées, affirme le chef d’état-major

L’Iran a engagé « toutes les composantes » de ses forces armées pour répondre aux frappes américaines et israéliennes, a déclaré le général Amir Hatami, commandant en chef de l’armée iranienne, à la télévision d’État.

Selon lui, l’ensemble des branches militaires participe désormais aux opérations de défense du territoire. Cette déclaration survient alors que les échanges de frappes se poursuivent et que Téhéran affirme intensifier sa riposte.

Le CGRI nomme le général Ahmad Vahidi nouveau commandant en chef

Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a désigné le général-major Ahmad Vahidi comme nouveau commandant en chef, selon des médias iraniens. Il succède au général Mohammad Pakpour, dont la mort a été confirmée après les frappes américaines et israéliennes du 28 février.

Ahmad Vahidi occupait jusqu’ici un poste de conseiller au sein des structures de sécurité iraniennes. Cette nomination intervient alors que certains hauts responsables militaires ont été tués, dans un contexte de réorganisation accélérée de l’appareil sécuritaire iranien.

Tensions en Irak : des manifestants tentent de forcer l’accès à l’ambassade américaine à Bagdad

Des heurts ont éclaté à Bagdad, des manifestants ayant tenté de forcer l’accès à l’ambassade des États-Unis, située dans la zone verte hautement sécurisée de la capitale irakienne. Selon des médias locaux, les forces de sécurité ont empêché la foule de pénétrer dans le périmètre diplomatique.

Les autorités ont fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau pour disperser les protestataires, qui dénonçaient les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran et appelaient à des représailles après la mort de l’ayatollah Ali Khamenei.

L’Iran confirme la mort du commandant des Gardiens de la révolution

Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a confirmé la mort de son commandant en chef, le général Mohammad Pakpour, tué le 28 février lors des frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran. L’annonce a été faite dans un communiqué officiel de l’organisation.

Des médias iraniens avaient précédemment évoqué sa disparition. Selon l’agence IRNA, d’autres hauts responsables militaires figureraient parmi les victimes des frappes.

L’Iran ferme l’accès du golfe Persique aux navires américains et annonce le blocage du détroit d’Ormuz

Un haut responsable iranien, Mohsen Rezaï, a déclaré que les navires américains ne seraient plus autorisés à entrer dans le golfe Persique. « À partir d’aujourd’hui, aucun navire américain n’a le droit d’y accéder », a-t-il affirmé à la télévision d’État.

Il a également indiqué que le trafic commercial via le détroit d’Ormuz était désormais impossible. Des médias iraniens avaient auparavant fait état d’une fermeture du passage stratégique par les forces iraniennes.

Tel Aviv touchée par une frappe iranienne : une quarantaine de bâtiments endommagés

Environ 40 bâtiments ont été endommagés à Tel Aviv après une frappe iranienne visant la ville, selon des médias israéliens. L’onde de choc aurait fortement affecté un quartier d’affaires, provoquant d’importants dégâts matériels et brisant de nombreux vitrages. Le missile serait tombée à plusieurs centaines de mètres des immeubles les plus touchés.

Les services de secours israéliens font état d’une vingtaine de blessés et d’environ 200 personnes évacuées par mesure de sécurité. L’espace aérien israélien reste fermé à l’aviation civile, tandis que les autorités évaluent l’ampleur des dommages.

À l’ONU, Moscou dénonce une opération visant à éliminer un État « incommode »

Lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, le représentant permanent de la Russie, Vassili Nebenzia, a affirmé que l’opération militaire menée contre l’Iran était « dirigée contre un État jugé incommode pour l’Occident ». Selon lui, les frappes américaines et israéliennes constituent un « acte d’agression non provoqué » en violation de la Charte des Nations unies.

Le diplomate russe a également qualifié l’opération de « véritable trahison de la diplomatie », estimant que l’Iran avait affiché sa disponibilité au dialogue. Il a soutenu que l’intervention contre Téhéran avait été préparée de longue date et visait une ingérence accrue dans les affaires intérieures iraniennes.

Heurts et tirs devant le consulat américain à Karachi : au moins dix morts

Des manifestations ont éclaté devant le consulat des États-Unis à Karachi, au Pakistan, après l’annonce de la mort de l’ayatollah Ali Khamenei. Selon les médias pakistanais, des manifestants ont tenté de forcer l’accès au bâtiment diplomatique, provoquant des affrontements avec les forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser la foule.

Des coups de feu ont ensuite été signalés aux abords du consulat. Les agences locales font état d’au moins dix morts et de plusieurs blessés, affirmant que des tirs ont visé les manifestants. À ce stade, les autorités pakistanaises n’ont pas confirmé officiellement ce bilan, qui demeure provisoire.

Téhéran met en place un conseil intérimaire pour assurer les fonctions du Guide suprême

Les autorités iraniennes ont annoncé la formation d’un conseil dirigeant chargé d’exercer provisoirement les fonctions du Guide suprême après la mort de l’ayatollah Ali Khamenei. Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani, a précisé que cet organe avait été constitué conformément à l’article 111 de la Constitution.

Selon les médias d’État, ce conseil intérimaire sera composé du président Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire et d’un membre du Conseil des gardiens. Il assurera la direction du pays jusqu’à l’élection d’un nouveau Guide par l’Assemblée des experts.

Depuis le déclenchement, le 28 février, d’une vaste opération aérienne menée par Israël avec la participation des États-Unis, la confrontation entre Téhéran et ses adversaires a rapidement pris une dimension régionale. L’Iran a lancé des vagues successives de missiles et de drones contre Israël et des installations militaires américaines au Moyen-Orient, plusieurs pays du Golfe ont également été affectés. La mort du Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tué lors d'une frappe, ouvre désormais une séquence politique inédite en Iran, alors que les opérations militaires se poursuivent et que les initiatives diplomatiques peinent, à ce stade, à enrayer l’escalade.