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Entre fourchettes et faux pas diplomatiques: le sommet européen vire au fiasco après un petit-déjeuner polémique

Réuni pour parler de compétitivité, le sommet informel de l’UE a surtout illustré ses divisions. Un petit-déjeuner réservé à une poignée de dirigeants a provoqué malaise et soupçons, tandis que les discussions officielles se sont soldées, selon des diplomates, par un échange sur «rien».

Un sommet informel de l'Union européenne s’est tenu en Belgique et a été consacré à l'amélioration de la compétitivité de l'économie européenne. Cependant, il a été éclipsé par un scandale. En effet, les négociations ont été précédées d'un petit-déjeuner de travail organisé par l'Italie, l'Allemagne et la Belgique, auquel seuls certains dirigeants de l'UE ont été conviés, a rapporté Politico.

Cette réunion n'a rassemblé que 19 des 27 États membres de l'Union. Le nombre limité de participants a suscité la suspicion des diplomates non invités au petit-déjeuner, qui ont craint que le sommet ne se déroule à huis clos. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a exprimé le mécontentement contre l'Italie face à ces agissements, et le Premier ministre irlandais Michel Martin s'est montré perplexe.

En outre, en raison d'une réunion informelle, la Première ministre italienne Giorgia Meloni est « arrivée en retard » peu avant la fin de l'événement officiel du sommet, bien qu'elle ait elle-même invité tout le monde. Le chancelier allemand Friedrich Merz et le président français Emmanuel Macron étaient également en retard au début. Finalement, selon les personnes présentes, les parties n'ont discuté de « rien » et seules quelques personnes ont eu la possibilité de s'exprimer, a indiqué Politico en citant l'un des diplomates.

Cet incident ne fait qu'aggraver la division qui se forme déjà au sein de l'UE. Ainsi, le journal italien Repubblica a estimé que Friedrich Merz, nourrissant une rancœur envers Emmanuel Macron en raison de l'échec du plan visant à utiliser les avoirs russes gelés au profit de l'Ukraine, avait décidé de se venger du dirigeant français. Les objectifs du chancelier allemand sont de mettre fin à l'émission de nouvelles euro-obligations et de créer un système de défense basé sur les armées nationales, proposant une autre vision de l'Europe et semant ainsi la discorde au sein de l'UE.