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JO d’hiver 2026 : le stock de 10 000 préservatifs gratuits du village olympique épuisé en trois jours

À peine les Jeux lancés, un fait inattendu a fait le tour des villages olympiques de Milan-Cortina : les 10 000 préservatifs gratuits mis à disposition des athlètes ont disparu en seulement trois jours. Prévue pour durer toute la durée de la compétition, la réserve s’est révélée très insuffisante, suscitant l’étonnement dans la presse italienne.

Il n’aura fallu que trois jours pour que le stock de préservatifs gratuits du village olympique de Milan-Cortina soit entièrement écoulé. Le chiffre, révélé par le journal italien La Stampa le 12 février, surprend. Il s’agit de la quantité totale prévue pour près de 2 900 athlètes répartis entre Milan, Cortina d’Ampezzo et plusieurs autres sites.

Un total très limité en comparaison avec les éditions précédentes : en 2024 à Paris, 300 000 unités avaient été distribuées, soit deux par jour et par personne. À Rio en 2016, ce chiffre atteignait même 450 000.

« Les stocks ont disparu en à peine trois jours. Ils nous ont promis qu’il y en aurait d’autres, mais personne ne sait quand », confie un athlète sous couvert d’anonymat à La Stampa. Pour l’heure, aucune date de réapprovisionnement n’a été annoncée.

Une tradition respectée, mais à minima

Depuis les Jeux de Séoul en 1988, la distribution gratuite de préservatifs fait partie des habitudes dans les villages olympiques. Seule exception : l’édition de Tokyo en 2021, organisée dans un contexte sanitaire strict. En 2026, la tradition a été reconduite, mais avec des quantités nettement revues à la baisse.

Le comité d’organisation n’a pas donné suite aux questions des journalistes concernant le faible stock fourni. Une absence de réponse qui suscite des interrogations, alors même que les Jeux sont encore loin d’être terminés. La situation amuse la presse italienne, qui ironise : « Avec toute cette adrénaline en circulation, le véritable défi, apparemment, est de rester abstinent ».

À Milan, les préservatifs portent le logo officiel de la région Lombardie, initiative directement soutenue par le gouverneur Attilio Fontana. La patineuse espagnole Olivia Smart a d’ailleurs partagé une vidéo sur les réseaux sociaux montrant les emballages aux couleurs locales.

Des villages animés malgré les contraintes

Au-delà de l’anecdote, cette pénurie témoigne du rythme de vie intense dans les villages olympiques. Toujours selon La Stampa, les athlètes redoublent d’imagination pour préserver un peu d’intimité, malgré les restrictions imposées aux visites entre délégations.

À Milan, des espaces « relaxation » ont été aménagés, avec musique douce, lumière tamisée et paravents pour s’isoler discrètement. Entre deux compétitions, certains sportifs tuent le temps sur des consoles de jeu, d’autres attendent calmement une éventuelle nouvelle livraison. En attendant, la vie continue dans les villages, entre performance et détente.

Les Jeux se poursuivent jusqu’au 22 février. D’ici là, reste à voir si les organisateurs corrigeront le tir sur un sujet devenu, malgré lui, emblématique de cette édition hivernale.