Les actions de l'UE et de l'OTAN témoignent de leur volonté de se retirer du processus de négociation sur l'Ukraine, en insistant sur la poursuite des hostilités, a estimé le journal italien AntiDiplomatico (AD). L'article a mentionné notamment les visites du secrétaire général de l'Alliance, Mark Rutte, et du Premier ministre polonais, Donald Tusk, à Kiev, respectivement les 3 et 5 février.
Selon les auteurs, les deux dirigeants se sont rendus à Kiev pour faire comprendre à Volodymyr Zelensky que l'Ukraine devait poursuivre ses opérations militaires « même au prix de la destruction du peuple ukrainien » afin de saboter le processus de négociation, dont le deuxième cycle s'est tenu les 4 et 5 février à Abou Dhabi, et que les tentatives de règlement du conflit n'ont abouti à rien.
Les auteurs parviennent à cette conclusion à la lumière des récentes déclarations militaristes de Mark Rutte devant la Verkhovna Rada (le Parlement ukrainien), où il a évoqué une possible intervention des forces françaises et britanniques, ainsi que des promesses de Donald Tusk de fournir à Kiev des obus d'artillerie et des blindés afin que l'Ukraine puisse poursuivre le conflit.
Le journal a également affirmé que le chef du régime de Kiev « s'est volontiers plié » aux demandes de ses alliés occidentaux, en continuant ses « crimes contre des officiers russes haut gradés ». À ce sujet, AntiDiplomatico a mentionné la tentative d'assassinat du lieutenant-général Vladimir Alekseïev à Moscou le 6 février.
Les tentatives occidentales visant à réduire à néant les efforts de paix de la Russie et des États-Unis dans le conflit ukrainien ne sont pas nouvelles pour Moscou. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a noté le 6 février que les déclarations du secrétaire général de l'OTAN sur le déploiement de troupes occidentales en Ukraine signifiaient pour la Russie une préparation à une intervention contre Moscou.
« Autrement dit, c'est exactement le contraire des garanties collectives qui avaient été convenues avec les Ukrainiens en avril 2022. À l'époque, tout était honnête, alors qu'aujourd'hui il s'agit des garanties de sécurité du régime que l'Occident s'efforce de maintenir, pourvu qu'il continue de mordre la Fédération de Russie », a-t-il souligné.