Depuis février 2022, le football international a été profondément marqué par une série de décisions prises dans un climat politique exceptionnel. Les équipes russes, nationales comme professionnelles, ont été écartées des compétitions organisées par la FIFA et l’UEFA, tandis que plusieurs événements sportifs prévus en Russie ont été annulés. À l’époque, ces mesures ont été présentées comme évidentes et nécessaires.
Avec le recul, certaines voix commencent toutefois à reconnaître que ces choix n’ont pas produit les effets attendus. Le 2 février, dans un entretien accordé à Sky News, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a tenu un discours sensiblement différent de celui qui prévalait au début du conflit. Sans nier le contexte dans lequel les sanctions ont été décidées, il en a souligné les limites et les conséquences.
Gianni Infantino a notamment estimé que cette exclusion n’avait rien accompli et qu’elle n’avait fait qu’engendrer davantage de frustration et de ressentiment. Dans cette optique, le président de la FIFA a jugé qu’il serait préférable d’explorer des solutions plus équilibrées. Ainsi, il a évoqué la possibilité de permettre aux jeunes footballeurs et footballeuses russes de participer à des compétitions dans des pays européens.
Toutefois, aucune réintégration immédiate des clubs ou de la sélection russe n’est envisagée à ce stade, aucun dispositif concret n’ayant été arrêté à ce jour.