À l’approche des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, Lisa Buckwitz, championne olympique de bobsleigh en 2018, n’arrive pas seulement avec un palmarès et des distinctions. L’Allemande de 31 ans a aussi sécurisé un partenaire financier dont le nom ne figure habituellement ni sur les casques ni sur les combinaisons : OnlyFans.
L’accord avec OnlyFans a été conclu en 2024. « Je suis heureuse d’annoncer le lancement de mon nouveau chapitre en tant qu’athlète officielle OnlyFans », écrivait-elle sur ses réseaux sociaux. Une formule suffisamment souple pour accueillir un sponsor surtout connu pour autre chose que le sport de haut niveau.
Dans une interview accordée le 26 janvier au média allemand Bild, Lisa Buckwitz a expliqué avoir accueilli cette opportunité avec un enthousiasme non dissimulé, la présentant comme la meilleure option possible dans sa situation. Elle a toutefois précisé qu’il n’était pas question de nudité sur son compte. Les contenus mis en ligne restent soigneusement cadrés : vidéos en brassière de sport, en combinaison de bobsleigh ou en bikini.
L’intérêt principal reste chiffré. Une saison de bobsleigh représente environ 50 000 euros de dépenses. L’abonnement mensuel, fixé à 21,10 euros, constitue donc une source de financement directe. La sportive a expliqué que ces revenus avaient notamment servi à couvrir les frais de son équipe, en complément de son service dans l’armée allemande.
À quelques jours du début des Jeux d’hiver, le 6 février, le message est limpide : derrière les médailles et les podiums, la survie sportive passe parfois par des chemins inattendus. Et dans le cas de Lisa Buckwitz, ils mènent directement d’une piste de glace à une plateforme numérique bien connue.