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Face aux menaces américaines contre l’Iran, le Hezbollah affirme ne pas rester neutre

Dans le contexte d'une éventuelle intervention américaine en Iran, Naïm Kassem met en garde contre une guerre régionale et rejette toute idée de capitulation. Cette position s’accompagne d’un message de solidarité politique et idéologique avec Téhéran.

Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a affirmé le 26 janvier que son mouvement ne resterait pas neutre face aux menaces américaines visant l’Iran, tout en se gardant de préciser la nature d’une éventuelle riposte. Dans une allocution diffusée par la chaîne Al-Manar, il a déclaré que ces menaces concernaient directement le Hezbollah, soulignant que le parti se réservait « toute latitude » pour agir en fonction de l’évolution de la situation.

Une déclaration faite devant une foule rassemblée en nombre dans plusieurs localités chiites. Oscillant entre fermeté et prudence, Naïm Qassem a expliqué que le Hezbollah pourrait « intervenir ou ne pas intervenir » en cas d’escalade militaire impliquant Téhéran, alors que les tensions régionales s’intensifient après l’annonce par le président américain Donald Trump de l’envoi d’une importante force navale dans le Golfe.

Le doigt sur la gâchette ? 

Selon le chef du parti chiite, des médiateurs évoquent différents scénarios d’attaque, visant l’Iran, le Hezbollah ou les deux simultanément. Affaibli militairement par ses affrontements passés avec Israël et par les lourdes pertes subies ces dernières années, le Hezbollah insiste néanmoins sur sa détermination à se défendre.

Naïm Qassem a rejeté l’argument du déséquilibre des forces, estimant que la résistance ne se réduit pas aux rapports de force militaires, mais s’inscrit dans une volonté politique et populaire. Il a également averti qu’une guerre contre l’Iran risquerait d’embraser l’ensemble de la région.

Sur le plan intérieur libanais, il a critiqué les partisans du monopole étatique des armes, qu’il accuse de servir un projet « américano-israélien », tandis que le mouvement continue de refuser tout désarmement au nord du Litani.

La déclaration s’inscrit dans une démonstration de solidarité avec l’Iran, appuyée par des responsables religieux et politiques libanais, tandis que Téhéran a salué la « position honorable » du Liban.