En l’espace de quelques jours, le rappel volontaire de laits pour nourrissons décidé par Nestlé a pris une ampleur mondiale. Initialement limité à quelques pays européens, ce rappel concerne désormais plus d’une cinquantaine d’États à travers le monde. Après l’Allemagne, l’Italie et la Suède, la mesure a été étendue notamment à la Chine et au Brésil, des marchés majeurs pour le groupe suisse.
Cette extension graduelle ne résulterait pas d’une aggravation du risque, mais d’un processus de coordination avec les autorités sanitaires locales. Nestlé explique avoir adapté le calendrier du rappel aux procédures nationales en vigueur, ce qui a conduit à une mise en œuvre différenciée selon les pays concernés.
À l’origine de cette mesure préventive figure la détection possible de céréulide chez un fournisseur. Il s’agit d’une toxine produite par certaines bactéries, notamment Bacillus cereus, susceptibles de contaminer des aliments. Dans le même temps, le groupe précise que les quantités identifiées sont extrêmement faibles et insiste sur le caractère strictement anticipatif de la décision.
Le fabricant souligne également qu’aucun cas de maladie lié aux produits visés n’a, à ce stade, été confirmé. Les risques potentiels évoqués concernent principalement des troubles digestifs, tels que des vomissements ou des diarrhées.
Dans ce contexte, l'entreprise affirme agir par précaution, afin de garantir un niveau de sécurité maximal pour les consommateurs.