Le gouvernement britannique soumettra au vote du Parlement la question de l'envoi de troupes en Ukraine après le cessez-le-feu, a déclaré le 7 janvier le Premier ministre du Royaume-Uni, Keir Starmer, lors d'un discours à la Chambre des communes (chambre basse du Parlement britannique). Selon lui, il a convenu avec le président français Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky d'une déclaration d'intention sur le déploiement de troupes en cas d’accord de paix.
Starmer a indiqué que l’envoi des troupes britanniques n’aurait lieu qu’après le cessez-le-feu. Il a également précisé qu’en cas de déploiement en Ukraine, le contingent britannique participerait à des « opérations de dissuasion » et à la construction de bases militaires.
Le Premier ministre britannique n’a pas précisé ce qu’il entendait par « opérations de dissuasion », ajoutant qu’en cas d’envoi de troupes, Londres devrait élaborer un « mécanisme juridique » pour leur déploiement.
Londres, Paris et Kiev s’accordent sur le déploiement de troupes, la position de Moscou reste inchangée
Le 6 janvier, Macron, Starmer et Zelensky ont signé une déclaration d'intention concernant le déploiement de « forces multinationales » après le cessez-le-feu. « À la suite d’un cessez-le-feu, le Royaume-Uni et la France établiront des bases militaires à travers l’Ukraine et construiront des installations protégées pour les armes et les équipements militaires, afin de soutenir les besoins de défense de l’Ukraine », a déclaré Keir Starmer devant la presse.
L'idée de déployer un contingent militaire en Ukraine a été activement discutée par l’Occident au cours des derniers mois. En décembre dernier, le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a déclaré que les pays européens étaient prêts à envoyer des troupes en Ukraine « si nécessaire ». Il a ajouté qu’aujourd’hui, des travaux sont en cours pour définir la structure exacte de la « coalition des volontaires ».
La position de Moscou sur cette question reste inchangée : la Russie s'oppose catégoriquement au déploiement de contingents occidentaux en Ukraine. Le ministère des Affaires étrangères a averti que l'envoi des forces européennes, même sous couvert de maintien de la paix, serait perçu comme une escalade du conflit. Le président Vladimir Poutine a, quant à lui, affirmé que les garanties de sécurité devaient s'appliquer à toutes les parties et ne pouvaient être mises en œuvre au détriment de la sécurité d'autres États.