International

Venezuela : Rodríguez paiera «plus cher que Maduro», si elle «ne fait pas ce qu’il faut», menace Trump

Quelques heures après l’investiture de Delcy Rodríguez comme présidente par intérim du Venezuela, le président des États-Unis a mis en garde que celle-ci pourrait «payer […] plus cher» que Nicolás Maduro, enlevé avec sa femme la veille par les forces américaines, si elle «ne fait pas ce qu’il faut».

À peine instituée, déjà menacée. Dans une interview téléphonique accordée ce 4 janvier à The Atlantic, Donald Trump a déclaré que la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, paiera « plus cher que Maduro » si elle « ne fait pas ce qu’il faut ».

Il a affirmé que si le comportement de la présidente par intérim ne lui convenait pas, elle en paierait « le prix fort, probablement plus cher que Maduro », ceci au lendemain de l’enlèvement par les forces américaines du président vénézuélien et de sa femme en vue de les traduire devant « la justice américaine ».

« Reconstruire le pays n’est pas une mauvaise chose », a continué le président des États-Unis. Le Venezuela est « en faillite. Ce pays est une catastrophe dans tous les domaines », a ajouté Donald Trump au sujet de l'État sud-américain sous embargo pétrolier depuis plusieurs années.

« Nous ne serons plus jamais une colonie d'aucun empire », affirme Rodriguez

Dans la foulée de ce coup de force de Washington, le chef d’État nord-américain avait assuré que Delcy Rodríguez était « fondamentalement disposée à faire ce que nous [les États-Unis] jugeons nécessaire pour que le Venezuela retrouve sa grandeur ».

Vice-présidente depuis 2018, Delcy Rodríguez a été désignée le 3 janvier par la Cour suprême du Venezuela afin d'assurer l'intérim du pouvoir après l'enlèvement du président du pays.

« Nous ne serons plus jamais une colonie d'aucun empire », a de son côté déclaré Rodríguez, affirmant que le pays était « prêt » à se « défendre » ainsi que ses « ressources naturelles qui doivent servir au développement national ». « L’unique président du Venezuela, c’est le président Nicolás Maduro », a-t-elle également lancé, exigeant sa libération et celle de sa femme.

« Nous avons besoin du Groenland, absolument », a par ultérieurement déclaré Donald Trump à The Atlantic, répondant à la question de savoir si le Venezuela serait le dernier pays à subir une intervention américaine.