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Elon Musk : l'Europe pourrait «disparaître» si elle ne résout pas ses problèmes démographiques

Le patron de Tesla a réagi à des chiffres indiquant un taux de décès plus élevé que celui des naissances en Écosse au cours du premier semestre 2025, soulignant l’urgence d’une hausse de la fécondité pour éviter un effondrement de la civilisation humaine.

Dans un message sur X le 30 août, le milliardaire américain Elon Musk a averti que l’Europe pourrait « disparaître » si elle ne résout pas ses problèmes démographiques en augmentant son taux de natalité. Il réagissait à une publication du sénateur américain Mike Lee, publié le même jour, des statistiques écossaises indiquant que 26 300 personnes sont nées dans le pays, alors que le nombre de décès s'est élevé à 35 200, avec une augmentation de 34 % des décès par rapport aux naissances, au premier semestre 2025.

« Si le taux de natalité ne retrouve pas au moins le taux de remplacement, l'Europe est vouée à disparaître », a affirmé Elon Musk, faisant référence au nombre moyen d'enfants par couple nécessaire au renouvellement d'une population.

Natalité en déclin dans le monde

Le taux de fécondité de remplacement est généralement fixé à 2,1 enfants par femme, compte tenu de la mortalité infantile et de la quasi-égalité des sexes à la naissance. Cependant, des études récentes suggèrent que ce niveau pourrait être insuffisant, indiquant un seuil de survie à long terme plus proche de 2,7 enfants par femme.

Selon les chiffres de l’ONU, la baisse de la fécondité est devenue un phénomène mondial depuis plus de 50 ans. Ses données indiquent qu'elle s'établissait à environ 2,2 naissances par femme en 2024, contre 5 dans les années 1970 et 3,3 dans les années 1990. Seuls 45 % des pays et régions – qui abritent environ un tiers de la population mondiale – ont déclaré des taux de fécondité égaux ou supérieurs à 2,1 l'année dernière, alors que 13 % seulement affichaient des taux de fécondité de 4 ou plus, principalement en Afrique subsaharienne, en Afghanistan, au Soudan et au Yémen.

La chute de la fécondité plus grave que le changement climatique ?

Le milliardaire américain est un fervent défenseur d'une hausse de la natalité, étant lui-même le père de 14 enfants. Il a fait des donations se chiffrant à plusieurs millions de dollars au profit de la recherche sur la fertilité, et il a souvent alerté contre le déclin démographique en Europe, mais pas seulement.

Elon Musk avait précédemment cité des données démographiques mondiales, affirmant que la civilisation allait « s'effondrer » si la natalité n'augmentait pas. Il avait aussi soutenu que l'effondrement démographique dû à une faible fécondité représentait « un risque bien plus grand pour la civilisation » que le changement climatique.