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Tom Barrack critique la stratégie israélienne à Gaza

Tom Barrack a critiqué la stratégie israélienne à Gaza, appelant à une révision, tandis qu’Israël propose un retrait conditionné au désarmement du Hamas. Ces annonces surviennent dans un climat de tensions régionales, avec des pressions internationales croissantes. Les négociations restent bloquées malgré les efforts diplomatiques.

La guerre à Gaza, entrée dans son 23ᵉ mois, continue d’exacerber les tensions régionales, alimentant un débat féroce sur la stratégie israélienne. Tom Barrack, émissaire américain pour le Moyen-Orient, a exprimé ses réserves lors d’une conférence à Amman, qualifiant les opérations israéliennes de « désastreuses pour la stabilité régionale ».

Il a déploré une escalade qui menace des alliés comme l’Égypte, où le chômage des jeunes atteint 45 %, et l’Arabie saoudite. Barrack, nommé par Trump en 2025, a appelé à une « révision urgente » de la politique israélienne, soulignant que les opérations de Tsahal risquaient d’isoler Tel Aviv diplomatiquement.

Parallèlement, Israël a signalé une ouverture au retrait de Gaza, à condition que ses exigences sécuritaires soient respectées, rapporte i24NEWS le 28 août. Le ministre de la Défense, Yoav Gallant, a déclaré que Tsahal pourrait se retirer des zones densément peuplées si le Hamas désarme et si une force internationale, potentiellement menée par les États-Unis, prend le relais.

Les États-Unis potentiellement accusés de crimes de guerre à Gaza

Cette proposition intervient après la prise de Rakhlé en août, renforçant le contrôle israélien à la frontière syrienne, mais elle reste conditionnée à une démilitarisation totale et à un contrôle des tunnels, un défi logistique massif dans les ruines de Gaza City, où des familles aux visages émaciés tentent de survivre parmi les décombres.

Gallant a insisté : « Sans garanties, nous resterons. » Ces développements surviennent dans un contexte de pressions internationales croissantes. Tom Barrack, critiquant l’approche unilatérale d’Israël, a évoqué une coordination insuffisante avec Washington, malgré le soutien américain aux frappes via des renseignements.

La France et l’Arabie saoudite, co-présidentes d’une conférence prévue à New York, poussent pour une solution à deux États, mais Netanyahou rejette toute concession, affirmant que « la sécurité prime ». Les experts, comme Sarah Yager de HRW, craignent que, sans désescalade, les États-Unis ne risquent d’être impliqués dans des crimes de guerre. À Gaza, le retrait conditionnel pourrait marquer un tournant, mais les conditions posées par Israël, jugées irréalistes par le Hamas, laissent peu d’espoir à court terme.