Damas impose un visa d'entrée aux ressortissants turcs, une première depuis 2009

Le président Erdogan et Bachar al-Assad en 2011, à l'époque où les deux pays étaient alliés. Source: Reuters
Le président Erdogan et Bachar al-Assad en 2011, à l'époque où les deux pays étaient alliés.

En réponse à la mesure similaire prise par la Turquie, mais qu'Ankara dément, la Syrie a décidé d'obliger les ressortissants turcs voulant entrer dans le pays à demander un visa.

«Le gouvernement syrien, en vertu des principes de réciprocité et de souveraineté nationale, a décidé à son tour de refuser l'entrée en Syrie aux ressortissants turcs sans visas», a indiqué le ministère des Affaires étrangères syrien. Une décision qui fait suite, selon lui, à la remise en cause de la libre-circulation des Syriens vers la Turquie par Ankara.

Selon le ministère syrien des Affaires étrangères, «le gouvernement turc est responsable des conséquences [que cette décision aura] sur les relations entre les peuples syrien et turc». Reste que pour l’instant, selon la Turquie, il n’y a toujours «aucun changement pour les Syriens dans la politique de visas».

Sur son site on peut d’ailleurs toujours lire que les ressortissants syriens peuvent voyager sans visa en Turquie à condition de n'y séjourner que 90 jours maximum sur une période totale de six mois.

Ancien allié de la Syrie, Ankara a rompu ses relations diplomatiques avec le président Bachar al-Assad au début du soulèvement populaire, en mars 2011. La répression qui s'en est suivie et le déclenchement d'un conflit armé ont poussé la Turquie à se positionner du côté de l'opposition syrienne. De son côté, le gouvernement syrien accuse la Turquie d'entraîner des combattants de l'opposition, de faciliter leur entrée en Syrie et de soutenir les groupes extrémistes.

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