Le dirigeant américain Donald Trump est convaincu que le président russe Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky sont prêts à conclure un accord sur l'Ukraine. Il a fait cette déclaration lors d'un entretien avec des journalistes à bord de son avion le 3 avril.
«Je pense qu'il est prêt à conclure un accord. Et je pense que le président Poutine est prêt à conclure un accord», a déclaré Trump lorsqu'un journaliste l'a interrogé sur son dialogue avec le président ukrainien.
Il a également souligné que «l'Europe n'a pas réussi à s'entendre avec le président Poutine», se disant convaincu que lui-même y parviendrait. Il constate d'ailleurs déjà «beaucoup de progrès» dans le processus de règlement.
Dans le même temps, Trump n'a pas fait de commentaires sur les négociations entre les membres de l'administration américaine et le représentant du président russe pour la coopération économique, Kirill Dmitriev.
Quelques jours plus tôt, la Maison Blanche avait fait savoir que Trump n'était pas satisfait des commentaires de Poutine et de Zelensky sur le conflit. Dans une interview accordée à la chaîne NBC, le républicain avait déclaré être «très en colère» et «très mécontent» de l'idée de Poutine sur l'établissement d'une administration temporaire en Ukraine sous l'égide de l'ONU afin d'y organiser des élections. Il a menacé d'imposer des droits de douane secondaires sur tout le pétrole en provenance de Russie si un cessez-le-feu ne pouvait être négocié «par la faute de la Russie».
Quant à Zelensky, Trump a déclaré que s'il revenait sur l'accord minier en cours d'élaboration, le dirigeant ukrainien s'attirerait de «gros problèmes».
La Russie, de son côté, affirme qu'un règlement à long terme ne sera viable que si les États-Unis et l'Ukraine s'attaquent aux causes profondes du conflit. En juin 2024, Vladimir Poutine avait déclaré que pour qu'il soit mis fin aux combats, l'Ukraine devait retirer ses troupes des républiques populaires de Lougansk et de Donetsk, ainsi que des régions de Kherson et de Zaporojié. Il a posé comme autre condition que l'Ukraine renonce à adhérer à l'OTAN.