Le «gardien» du web chinois nie la censure

Lu Wei, ici à côté de son président, Xi Jinping et du PDG de Facebook, Mark Zuckerberg. Source: Reuters
Lu Wei, ici à côté de son président, Xi Jinping et du PDG de Facebook, Mark Zuckerberg.

Lu Wei, officiel chinois chargé de l’information sur internet, rejette les accusations de contrôle de la toile. Pour lui, le gouvernement ne fait que de la «gestion» dans le flot de contenus.

Il est responsable de l’activité des 650 millions d’internautes de la deuxième puissance économique mondiale. Et Lu Wei est actuellement très occupé. Il est en pleine préparation de la seconde Conférence mondiale de l’internet qui se déroulera dans la ville de Wuzhen, située sur le Grand Canal. Régulièrement pointé du doigt pour la «censure» qu’il exercerait sur le web, le cyberprotecteur de l’Empire du Milieu se défend. Interrogé par un journaliste de CNN, il met en avant la notion de management : «C’est un abus de langage que de parler de censure. Mais pas de censure ne signifie pas que nous ne gérons pas. Le gouvernement chinois a appris des pays occidentaux en la matière. Et il nous reste à apprendre.»

Le droit de choisir ses amis

L’agence Xinhua, qui a publié les verbatim, rapporte également que Lu Wei a justifié le blocage de certains sites étrangers par le droit de la Chine «à choisir ses amis». Il s’est même fendu d’une petite métaphore : «Quand j’invite quelqu’un à la maison, je m’assure qu’il vient en ami. Nous ne sommes pas enthousiastes à recevoir ceux qui profitent de l’argent chinois, de son marché pour ensuite lui cracher dessus.»

Pour Freedom House, un groupe de recherche financé par les Etats-Unis, la liberté sur le net n’a cessé de reculer en Chine depuis 2012. Dans son dernier classement, l’Empire du Milieu pointe à la 65ème et dernière place.

Nous ne sommes pas enthousiastes à recevoir ceux qui profitent de l’argent chinois, de son marché pour ensuite lui cracher dessus

Une charge que réfute Lu Wei. Pour lui, pas question que l’internet chinois se mue en intranet : «La Chine gardera toujours sa porte ouverte, nous sommes ouverts aux compagnies mondiales du web. Tant qu’elles ne menacent pas les intérêts nationaux du pays et ceux des consommateurs chinois, elles seront les bienvenues.»

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