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Le premier débat entre Trump et Biden sème la panique chez les démocrates

Premier débat tant attendu aux États-Unis entre les deux candidats à la présidentielle. De l'avis général, Joe Biden a révélé un état mental pour le moins défaillant, choquant les Américains. Son adversaire était libre d'asséner avec le même aplomb le vrai comme le faux. Les détails de cette soirée suréaliste…

Le débat présidentiel américain a confirmé les pires craintes jusque dans le camp démocrate. La performance de Joe Biden n'a pas dissipé les doutes grandissants sur sa capacité physique et mentale, bien au contraire.

Malgré ses efforts, le président démocrate n'a pu dissimuler une fatigue générale et une évidente difficulté à saisir les sujets. Pour bon nombre de ses soutiens comme de ses adversaires, il ne fait plus de doute qu'il n'est plus à la hauteur de la tâche.

Les réponses du candidat démocrate aux questions gênantes ont souvent été évasives, quant elles n'étaient pas tout simplement erronées. Donald Trump a pu dérouler une stratégie offensive, multipliant les attaques sur l'inflation galopante et la crise migratoire qui ont battu des records sous la présidence démocrate. Sans parler du dossier ukrainien.

Le format du débat, micro coupé pour celui des deux candidats qui écoute, favorisait pourtant le président Biden, lui épargnant les réparties de l'adversaire pendant son temps de parole. Un atout qui n'a pas suffit à lui assurer l'avantage dans ce débat à l'issue duquel les sondages donnent 6 points supplémentaires au candidat républicain et 12 de moins au démocrate. La déroute, bien plus qu'une simple défaite, était totale.

Une débacle que la Maison Blanche a tôt fait de mettre sur le compte d'une préparation excessivement focalisée sur les détails et les faits plutôt que sur l'attitude et la vigueur.

Résultat : un "choc pour la nation", un "désastre" et un "suicide politique" pour Biden, titrait ce matin la presse américaine. Nombreux sont ceux qui appellent à lui substituer une alternative de dernière minute avant sa nomination officielle fin août et deux mois et demi de campagne effrénée. Une manoeuvre qui serait sans précédent dans l'histoire américaine.