Ministre espagnol : un compromis avec Assad est un «moindre mal» face à l’ennemi commun qu’est Daesh

- Avec AFP

José Manuel Garcia-Margallo Source: Reuters
José Manuel Garcia-Margallo

Le ministère des Affaires étrangères de l’Espagne s’est prononcé ce mercredi résolument en faveur d’une coopération avec le dirigeant syrien Bachar el-Assad, pour faire face ensemble à la menace terroriste internationale.

«Le moindre mal est de s'accorder avec Bachar al-Assad pour pouvoir parvenir à un cessez-le-feu, permettant de faire parvenir de l'aide aux déplacés […] et surtout de pouvoir attaquer l'ennemi commun : Daesh», a déclaré José Manuel García-Margallo à la chaîne de télévision espagnole TVE.

«Il faut remplacer le discours "Bachar oui ou Bachar non" par celle de la paix ou de la guerre», a estimé le ministre espagnol dans son interview. «Si vous voulez la paix, il va falloir s'entendre au moins de manière transitoire avec Assad», a-t-il martelé.

Le responsable est même allé plus loin en comparant la situation actuelle à la période d’avant la Seconde guerre mondiale. «Roosevelt a été forcé à se mettre d'accord avec Staline pour en finir avec les nazis car c'était un moindre mal à l'époque», a rappelé José Manuel García-Margallo.

«Il ne faut plus faire de plans parallèles, je crois que l'on doit s'asseoir tous ensemble et mettre en place un plan coordonné», a souligné José Manuel García-Margallo.

Mardi, l’Elysée a demandé aux pays de l’UE d’accorder à Paris «un appui à titre bilatéral» dans la lutte contre l’organisation terroriste Daesh, en citant l’article 42-7 du traité sur l’Union européenne, pour la première fois depuis l’histoire de l’UE. Le même jour, tous les pays de l’Union ont répondu unanimement par l’affirmative à cet appel.

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