L’Egypte a réfuté l’arrestation d’employés de l’aéroport de Charm el-Cheikh accusés de complicité

Les agents de sécurité à l’aéroport de Charm el-Cheikh Source: Reuters
Les agents de sécurité à l’aéroport de Charm el-Cheikh

Le ministère égyptien de l’Intérieur a démenti mardi l’arrestation de deux employés de l’aéroport de Charm el-Cheikh, soupçonnés d’avoir aidé ceux qui ont placé un engin explosif à bord de l’avion russe, a fait savoir TASS.

«Cette information ne correspond absolument pas à la réalité», a-t-il été déclaré dans le service de presse de l’Institution.

Plus tôt dans la journée, l’agence Reuters faisant référence à des sources militaires de l’Egypte, a expliqué que les autorités du pays avaient inculpé deux employés accusés de complicité dans l’explosion de l’avion russe.

«17 personnes ont été inculpées, dont deux sont soupçonnées d’avoir assisté ceux qui ont placé la bombe dans l’avion à l’aéroport de Charm el-Cheikh», a noté un des responsable à Reuters.

L’information est tombée suite à la déclaration du Service fédéral de sécurité (FSB) indiquant que le crash de l’avion russe dans la péninsule du Sinaï, en Egypte, était selon toute vraisemblance une attaque terroriste.

Cependant, un ministre égyptien a annoncé à une chaîne locale de télévision qu’il n’existait pas de conclusion définitive concernant le crash de l’avion russe.

Le système de sécurité de l’aéroport de Charm el-Cheikh laisse à désirer

Plus tôt dans le mois de novembre, une enquête menée par AP a révélé que la sécurité de l’aéroport de Charm el-Cheikh présentait beaucoup de failles, tels que le laxisme du premier passage de sécurité et la mauvaise qualité des dispositifs de détection. Sept responsables de l’aéroport, dont certains y travaillent pendant plus de dix ans, ont dénoncé ces lacunes sous couvert d’anonymat.

Un scanner vieux de dix ans a connu plusieurs pannes parce que les opérateurs ne l’utilisaient pas correctement, a souligné un des responsables. «J’ai vu des gens le débrancher pour économiser de l’électricité». D’autres ont ajouté que la machine ne marchait pas bien et ne réussissaient seulement qu’à scanner quelques sacs, mais pas tous.

Un des représentants a signalé que plusieurs agents de police de l’aéroport touchaient des pots-de-vin. «Je ne peux pas vous dire combien de fois j’ai découvert un sac rempli de drogues ou d’armes qu’ils ont laissé passer pour 10 euros ou quelque chose comme ça», a-t-il poursuivi.

La Russie pourrait interdire les vols vers certains pays

Le Conseil de la Fédération n’exclut pas l’idée que la Russie puisse accepter la décision de l’arrêt des vols vers certains pays pour des raisons liées à la sécurité, a indiqué l’agence RIA Novosti.

«L’aviation russe, ensemble avec d’autres organes compétents devra analyser le niveau de sécurité des aéroports des pays avec qui la Russie effectue des vols», a annoncé aux journalistes Frantz Klintsevitch.

«Le plus petit soupçon doit inciter une seule décision, l’arrêt des vols», a-t-il noté, ajoutant que le recours à de telles mesures est provoqué par la confirmation de l’attaque terroriste effectuée contre l’A321.

Le crash de l'A321 de la compagnie russe Kolavia a eu lieu le 31 octobre dans la péninsule du Sinaï. Toutes les 224 personnes à son bord ont péri, ce qui constitue la catastrophe aérienne la plus meurtrière de l’histoire de l’aviation russe.

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