Après Lucette, le maire de Vandœuvre-lès-Nancy se prononce contre l'accueil des réfugiés

Stéphane Hablot, maire (PS) de Vandoeuvre-lès-Nancy© Capture d'écran Youtube
Stéphane Hablot, maire (PS) de Vandoeuvre-lès-Nancy

Tandis que la polémique Lucette est toujours d'actualité, jeudi, ce fut au tour du maire PS de Vandœuvre-lès-Nancy de défendre sa position, assurant que la dame avait raison de dire que les réfugiés étaient privilégiés au détriment des SDF.

«Ça me fait marrer d'entendre dire qu'on aurait dit à Lucette de fermer sa gueule [au sujet des immigrés]. Parce que sur le fond et dans son raisonnement, je la rejoins !», a déclaré Stéphane Hablot (PS) à l'Express.  

L'élu et maire de Vandœuvre-lès-Nancy a ajouté que selon lui, la prise en charge des demandeurs d'asile était  «taboue» car elle  se faisait au détriment des sans-abris, considérant que cette question devait être discutée «au niveau national».

Il se place ainsi en parfait accord avec Lucette, cette ex-infirmière de 69 ans, habitante de sa commune et sa colistière aux municipales de 2008, qui avait reçu François Hollande, le temps d’un café, le 29 octobre dernier.

Au micro de BFM TV, Lucette avait fait savoir que cette entrevue avec le président avait été minutieusement préparée par son service de communication qui lui avait défendu d'aborder la question de l'immigration, alors qu'elle souhaitait lui dire qu'il «s’occupait beaucoup des immigrés et pas beaucoup des clochards qui crèvent dans la rue». 

Stéphane Hablot qui partage ce point de vue, lutte quant à lui depuis plusieurs mois pour que la caserne Ferron, une ancienne caserne militaire située sur sa commune et qui sert de centre d’accueil pour demandeurs d’asile ne soit pas conservée par l’Etat, préférant la transformer en logements, ce qui va à l'encontre de la volonté de plusieurs élus de la ville qui se prononcent pour l'accueil des réfugiés.

En septembre dernier, le maire de Vandœuvre-lès-Nancy, seconde commune de Meurthe-et-Moselle en nombre d'habitants, avait déjà affirmé que pour accueillir des réfugiés, il fallait «des moyens», ajoutant qu'il refusait que sa ville qui compte déjà beaucoup de logements HLM et où la précarité est déjà assez visible, doive se retrouver dans l'obligation d'accueillir des demandeurs d'asile, alors que «d'autres villes ont largement plus de moyens» pour le faire. 

A la mi-septembre, les 20 maires de l’agglomération de Nancy, dont Stéphane Hablot, s’étaient mis d'accord sur l’accueil de demandeurs d'asile d’ici la fin de l’année 2015. Actuellement, la coordination logistique, le choix des lieux d’accueil, la mobilisation de moyens techniques, alimentaires et d’insertion sont en cours de préparation. 

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