France

Saga des drones : un objet non-identifié survole un centre de transmissions de la marine française

Un drone non-identifié a été remarqué au-dessus d’un centre de transmissions de la marine nationale près de Paris. Un hélicoptère de police déployé sur place a échoué à intercepter l’intrus qui survolait un site d’importance stratégique.

Le petit drone s’est livré à trois vols pendant le week-end au-dessus du centre de transmissions de Sainte-Assise, complétant toute une série d’incidents avec des  en France ces dernières semaines, a rapporté Le Parisien.

Le site sensible de Sainte-Assise, qui est gardé jour et nuit, possède de très hautes antennes – dont quelques-unes de plus de 200 mètres de haut – et un transmetteur puissant qui assure la communication avec les sous-marins français en mer.

Le deuxième vol de drone observé dimanche a été suivi de l'envoi d'un hélicoptère de police qui a échoué à intercepter l'objet volant (ou les deux objets similaires, suivant les interprétations).

L’appareil gris et triangulaire de près d’1,5 mètre de large a été aperçu samedi au-dessus de la D 346 près de Cesson-la-Forêt s'avançant en direction de la base. Ensuite, «le drone a survolé le centre de Sainte-Assise à trois reprises», a dit une source anonyme au Parisien.

Des renforts policiers ont été sollicités dès les premiers soupçons concernant la présence d’un drone mais les deux opérations d’interception se sont soldés par des échecs. Un fonctionnaire de police a dit au quotidien français que c’était la première fois que la police parisienne faisait face à «ce genre de situations».

Une autre source a dit au Parisien que des incidents similaires se sont déjà produits au centre de Sainte-Assise, en ajoutant qu’un appareil s’était même écrasé sur le site.

Au moins 60 vols de drones au-dessus de  ou d’autres sites sensibles tels que des centrales nucléaires ont été répertoriés depuis octobre par le ministère de l’Intérieur.

En janvier, des drones suspects ont été détectés plusieurs fois près du site militaire de l’Ile Longue qui sert de port d'attache à quatre sous-marins nucléaires, la gendarmerie des transports aériens (GTA) a été chargée de l’enquête.