Pour Homeland, la ville française de Douvaine est en Suisse

Capture écran de l'épisode Homeland
Capture écran de l'épisode Homeland

Si les scénaristes de la série Homeland ne manquent pas d'imagination pour décrire un Moyen-Orient parfois très rocambolesque, ils semblent pour le moins perdu en ce qui concerne la géographie de l'Europe.

La ville de Douvaine se trouverait en Suisse ? C'est ce qu'ont appris récemment les habitants de la ville pourtant française de Haute-Savoie, en regardant un épisode de la série américaine Homeland. Dans le quatrième épisode de la cinquième saison, une scène a en effet lieu sur un aérodrome censé être situé à «Douvaine, Switzerland», ville dans laquelle la CIA est précisément en mission.

Mais les Douvainois se sont vite rassurés en comprenant qu'il n'y avait pas eu un rattachement territorial au voisin helvète durant la nuit, mais que les scénaristes américains avaient tout simplement fait une erreur.

Si la ville est bien limitrophe de la Suisse, elle n'en est pas moins française et se trouve à environ 50 km de la frontière. Mais ce n'était visiblement qu'un détail aux yeux des scénaristes.

Autre erreur relevée par le quotidien suisse,La Tribune de Genève, les plaques d'immatriculation des véhicules dans la série. La petite croix blanche sur fond rouge qui caractérise les plaques helvétiques est en effet absente de l'arrière des véhicules censément suisses et on y découvre à la place les lettres «RF». Serait-ce pour République française ?

Toujours dans la rubrique des incohérences, le 112 figurant sur une ambulance est en fait le numéro d'urgence international, alors qu'en Suisse, le numéro est en l'occurence le 144.


Résumons donc la situation : dans le monde merveilleux de Homeland, une ville française est désormais en Suisse mais les véhicules y circulant sont immatriculés en France.

Homeland n'en est pas à une incongruité près. Les Libanais avaient déjà eu à se plaindre de la vision de leur pays véhiculée par la série. Beyrouth y est ainsi décrite comme un bastion islamiste. Les auteurs de la série ont aussi transformé le quartier d'Hamra, très ouvert et moderne dans la vraie vie, en une espèce de coupe-gorge qui oblige l'héroïne trop blonde à se teindre les cheveux en noir pour ne pas se faire arrêter. Le ministère du Tourisme libanais avait ainsi menacé de poursuivre en justice les producteurs de la série pour atteinte à l'image du pays.

Plus récemment encore, ce sont des street-artistes arabes engagés par la production de la série pour tagger des éléments du décor qui avaient fait parler d'eux. Leurs tags avaient taxé la série de «raciste» et de «grotesque».

Pour en savoir plus: «Ceci est un navet» : la série Homeland truffée de graffitis subversifs d'artistes arabes

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