France

«L'insulte à la bouche» : Asselineau et Philippot dénoncent les propos de Bachelot à leur encontre

Après avoir été qualifiés de «club de losers» par la ministre de la Culture, deux leaders souverainistes répliquent : François Asselineau dénonce une «attitude antidémocratique», tandis que Florian Philippot la prie de «retourner aux Grosses Têtes».

Dans la soirée du 29 juillet, Florian Philippot et François Asselineau – respectivement présidents des mouvements souverainistes Les Patriotes et UPR et tous deux opposés à l'extension du pass sanitaire – ont réagi aux propos de la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, qui a affirmé le même jour sur LCI que ceux-ci constituaient, avec Jean-Luc Mélenchon, «un espèce de club de losers qui essaie de se refaire la cerise sur les inquiétudes des gens» (sic).

«Madame Bachelot, qui ne doit sa carrière politique qu’à son papa, qui a détruit l’hôpital public comme elle détruit aujourd’hui la culture, ferait bien de se taire. Ou de retourner aux Grosses Têtes», a déclaré sans ambages Florian Philippot sur Twitter, en référence à la participation à la célèbre émission humoristique de cette ex-ministre de Nicolas Sarkozy, avant son arrivée dans le gouvernement de Jean Castex.

«Après Robert Ménard qui m'a traité de "barjot" sur BFMTV, voici Roselyne Bachelot qui me traite de "loser" sur LCI», s'est de son côté indigné François Asselineau. Il a confié qu'il était «triste mais édifiant» de voir le RN et LREM, qui selon lui «refusent tout débat» en sa compagnie, «n'avoir que l'insulte à la bouche» pour répondre à ses «analyses et propositions». «Leur attitude n'est pas seulement antidémocratique. Elle est aussi très lâche puisque je suis totalement barré des grands médias», a-t-il poursuivi, affirmant avoir sollicité BFMTV et LCI afin de répondre à ces «insultes». «Nous n'avons eu aucune réponse», a conclu celui qui fut candidat à l'élection présidentielle de 2017.

Lors de son entretien, l'ancienne ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy a estimé que le controversé pass sanitaire était «un moyen de ne pas fermer les lieux économiques et les lieux de culture», égratignant François Asselineau et son «parti microscopique», Florian Philippot «qui a fait 0,6% des voix aux élections européennes», ainsi que Jean-Luc Mélenchon «en perte de vitesse dans les études d'opinion». Le leader de La France insoumise n'a pour l'heure pas réagi.