France

Nouvelle manifestation contre la loi séparatisme et l'islamophobie à Paris

A l'appel du Front contre l'islamophobie et pour l'égalité des droits pour tou-te-s, des manifestants battent le pavé de Paris contre le projet de loi séparatisme et l'islamophobie. Une mobilisation similaire s'était tenue, notamment, le 14 mars.

Quelques dizaines de manifestants contre l'islamophobie et le projet de loi séparatisme se sont rassemblés ce 21 mars place du Châtelet, à Paris, à partir de 13h.

Un cortège s'est mis en branle autour de 14h15, en direction de la place de la République.

«Prendre pour prétexte les violences sexistes pour mener des politiques racistes et islamophobes, pour s'en prendre à nos libertés individuelles, c'est du racisme, pas du féminisme !», a notamment martelé une militante au micro, lors de cette mobilisation.

Des militants antifas ont rejoint la mobilisation parisienne.

Les protestataires répondaient à l'appel Front contre l'islamophobie et pour l'égalité des droits pour tou-te-s (réunissant plusieurs organisations), qui a également invité à la mobilisation dans d'autres villes de France. Des rassemblements sont ainsi prévus à Lyon place Bellecour à partir de 14h et à Nantes, à 15h.

Le Front contre l'islamophobie et pour l'égalité des droits pour tou-te-s dénonce, dans un texte notamment relayé sur le site paris-luttes.info, «un tsunami de propos [venant de l'exécutif] et de lois racistes et liberticides comme celles sur le séparatisme et sur la sécurité globale».

«Avec un cynisme démesuré, le gouvernement instrumentalise le terrorisme, ses victimes et nos émotions pour faire de chaque musulman.e un ennemi de l’intérieur. De la chasse à de prétendus "signaux faibles" à la focalisation sur le port du foulard, à travers une pluie d’amendements à ce projet de loi, nos vies, nos coutumes, nos pratiques, notre foi sont épiées, traquées, disséquées, essentialisées, stigmatisées et infériorisées», argumente-t-il également.

Le projet de loi «confortant le respect des principes de la République», dit loi contre le «séparatisme» récemment adopté par la commission des Lois du Sénat, arrivera en première lecture dans l'hémicycle du palais du Luxembourg à partir du 30 mars, pour deux semaines. Pour ses rapporteures Jacqueline Eustache-Brinio (LR) et Dominique Vérien (centriste), il «constitue un premier pas dans la mobilisation de tous contre la fragmentation de la République».