Les armes, les Etats-Unis, son père, les petites confidences de Louis Sarkozy

Louis Sarkozy (capture de l'interview vidéo accordée à Paris Match)
Louis Sarkozy (capture de l'interview vidéo accordée à Paris Match)

Qui a dit : «J'adore les armes. Aux Etats-Unis, tout le monde peut en acheter. Je trouve que c'est une liberté. C'est la responsabilité du citoyen de se défendre et de défendre sa famille». Charlon Heston ? La NRA ? Donald Trump ? Non, Louis Sarkozy.

Pour sa première interview officielle accordée au magazine Paris Match, le fils de l'ancien président français a fait quelques déclarations très intéressantes.

Celui qui se décrit sur sa page Facebook comme «Absolute Gun Lover» (littéralement «amoureux absolu des armes») admire le fait que tout le monde puisse «aller dans un supermarché et acheter une arme». Il ajoute ainsi avoir développé une passion pour les armes en côtoyant, enfant, les officiers de sécurité et avoir tiré «150 à 300 cartouches» par semaine quand il était encore aspirant dans une école militaire en Pennsylvanie.

S'il déplore la tuerie de l'Oregon, Louis Sarkozy estime toutefois que changer la législation sur les armes n'est en rien la solution : «Un criminel ne respecte pas la loi. S’ils veulent faire du mal, ils feront du mal».

Patriotisme et élection de 2017

Le fils issu du second mariage de Nicolas Sarkozy avec Cécilia désormais Attias fait d'autres confidences tout aussi surprenantes. Ainsi le jeune homme de 18 ans, qui a toujours rêvé d'intégrer la force armée américaine des Marines, affirme «J'ai découvert les valeurs des Etats-Unis. Je me marie très bien avec elles. Si on se bat pour un pays, c'est que les valeurs nous correspondent. Mais je ne dis pas que les valeurs de la France ne me correspondent pas».

Il précise également : «Le patriotisme aux Etats-Unis et en France, ça n'a rien à voir (...). Si un soldat entre dans un restaurant, tout le monde se lève et applaudit».

Voilà une interview qui pourrait réjouir Nicolas Sarkozy, lui dont le sénateur républicain John McCain affirmait qu'il était «le premier président français à aimer l'Amérique». Selon les câbles diplomatiques du département d'Etat obtenus par Wikileaks, Nicolas Sarkozy disait souvent : «Ils m'appellent "Sarkozy l'Américain". Eux considèrent que c'est une insulte, mais je le prends comme un compliment». Le fils semble avoir parfaitement compris la leçon paternelle...

Quant à l'élection présidentielle de 2017, le jeune homme déclare ignorer encore si son père se représentera, tout en précisant : «[S'il est élu], je serai vraiment content pour la France (...) S'il se représente, ce serait un sacrifice, pour lui et pour sa famille. Il le fait vraiment pour ce pays». En 2017, il ne manquera plus à Louis Sarkozy de lui souhaiter alors comme dans une vidéo de 2004 devenue célèbre : «Bonne chance, mon papa»...

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