France

Coronavirus : premier mort de nationalité française

Une dizaine de jours après la mort sur le sol français d'un touriste chinois atteint par le coronavirus, le ministère de la Santé a annoncé le décès du premier citoyen français touché par le même virus, à Paris. Il était âgé de 60 ans.

Un Français est décédé après avoir été infecté par le coronavirus, a annoncé ce 26 février le ministère de la Santé, qui précise qu'il s'agit d'un homme de 60 ans.

Il s'agit du premier citoyen français à succomber au virus, qui fait l'objet de toutes les attentions depuis le début de l'année. Selon un responsable de l'Agence régionale de santé (ARS), il ne s'était pas rendu dans une zone d'exposition à risque.

«Il avait été testé en urgence hier [le 25 février] à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière dans un état gravissime et est décédé dans la nuit», a annoncé le numéro 2 du ministère de la Santé, Jérôme Salomon.

Le ministère de l'Education a lui indiqué que l'homme décédé à Paris était un enseignant d'un collège de Crépy-en-Valois dans l'Oise.

Un précédent patient, un touriste chinois de 80 ans, était mort en France le 14 février.

Dans un entretien publié dans le ParisienDimanche du 23 février, le ministre français de la Santé Olivier Véran a estimé «très probable» la possibilité de nouveaux cas en France. «Une épidémie ? Nous nous y préparons», a-t-il dit, évoquant notamment l'augmentation du «nombre de laboratoires équipés en tests de diagnostic pour atteindre une capacité de plusieurs milliers d'analyses par jour et sur tout le territoire, contre 400 aujourd'hui» et l'«activation» de quelque 70 hôpitaux supplémentaires pour faire face à la menace.

Pour l'heure, le bilan de la maladie Covid-19 en France est de deux morts (le Français de 60 ans et le Chinois de 80 ans), 11 guérisons et quatre malades toujours hospitalisés, soit 17 cas au total.

Polémiques politiques en France

Sur le plan politique, des responsables critiquent certains éléments de la gestion de ce dossier par le gouvernement. Les 23 et 24 févriers, des figures de droite et souverainistes avaient reproché à l'exécutif de ne pas mettre en place un contrôle suffisamment strict aux frontières

Plus récemment, plusieurs figures politiques, de Marine Le Pen à Ségolène Royal, ont critiqué l'autorisation donnée aux supporteurs de la Juventus de se rendre à Lyon ce 25 février, autorisation toujours défendue par le gouvernement et la majorité, comme le rapporte l'AFP. En cause : les cas de coronavirus qui se sont multipliés ces derniers jours en Italie.

«Je crois qu'il n'est pas raisonnable de les accueillir et que nous sommes encore confrontés là à une incohérence de la part du gouvernement», a dénoncé la présidente du Rassemblement national sur France Inter.

«Partisan d’un principe de précaution», le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a jugé sur Cnews qu’il aurait fallu au moins «interdire» leur arrivée, dénonçant une gestion «totalement irresponsable» et une «forme d’incohérence» : les enfants rentrant d’Italie sont mis en quarantaine mais «on fait venir au moins 3 000 personnes» d'«une zone à très hauts risques», a-t-il déclaré.

Ségolène Royal a estimé sur France 2 que cette décision «paraît incohérente» et que «l'opinion ne la comprend pas».