France

«En 2020 on garde le même mot d’ordre» : les Gilets jaunes dans la rue pour l'acte 60

Pour ce premier acte de 2020, les Gilets jaunes se sont rassemblés dans la capitale pour se joindre à la mobilisation syndicale contre la réforme des retraites. La préfecture de police de Paris a déposé un arrêté.

Pour le premier acte de cette nouvelle année, les Gilets jaunes se sont donné rendez-vous à Paris, à quelques pas de la place de la Nation, dans le XIIème arrondissement. Le rassemblement prévu à 12h s’est élancé en direction de la gare de Lyon afin de rejoindre la manifestation prévue, à l’appel de plusieurs organisations syndicales, contre la future réforme des retraites portée par le gouvernement.

Ce second cortège s’est quant à lui mis en marche aux alentours de 13h en direction de la gare de l’Est en passant par les places de la Bastille et de la République.

De son côté, la préfecture de police de Paris a pris un arrêté interdisant «tout rassemblement de personnes se revendiquant du mouvement des Gilets jaunes avenue des Champs-Elysées, dans sa partie comprise entre la place Charles-de-Gaulle (incluse) et le rond-point des Champs-Elysées-Marcel-Dassault, sur les voies perpendiculaires sur une distance de 100 mètre à partir de cette portion de l’avenue». Le périmètre comprend également l’Elysée, le ministère de l’Intérieur, l’Assemblée nationale, Matignon, la cathédrale Notre-Dame, la préfecture de Police ainsi que le Forum des Halles.

Présent dans le cortège, Jérôme Rodrigues, figure des Gilets jaunes, s’est exprimé au micro de notre reporter Thomas Bonnet. «En 2020 on garde le même mot d’ordre. On garde le cap, on continue à revendiquer, à se montrer et à crier notre colère dans la rue pour un changement complet de politique […] et par la même occasion pour rejoindre le cortège intersyndical pour revendiquer notre colère face à cette réforme des retraites», a-t-il fait valoir au micro de RT France, précisant vouloir que les Gilets jaunes soient «entendus» et réclamant «un changement complet de politique». «Les revendications n’ont pas changé d’une virgule. On attend de pouvoir être reçu pour discuter», a-t-il ajouté.

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