France

Au moins cinq drones ont survolé Paris dans la nuit de lundi à mardi

Les autorités françaises travaillent à l’identification des responsables de ces événements mystérieux.

Selon des sources policières citées par l’AFP et Reuters, au moins cinq drones non-identifiés ont été aperçus survolant divers sites stratégiques de  dans la nuit de lundi à mardi. Le premier de ces drones a été aperçu au-dessus de l’ambassade américaine près de la place de la Concorde très tôt dans la matinée.

«La tour Eiffel, les Invalides ou encore la Concorde ont également été survolés», a précisé une source proche de l’enquête confiée à la section de recherche de la gendarmerie des transports aériens (GTA).

Cet incident fait partie d’une série de survols de lieux sensibles en  qui ont été constatés depuis début octobre 2014. Dix-sept sites nucléaires, soit toutes les usines nucléaires françaises sauf deux, ont été survolées par des drones et une enquête a été ouverte après le survol de l’Elysée le 20 janvier dernier.

Malgré les déclarations antérieures des autorités, qui ont affirmé que ces drones ne représentaient pas un danger direct pour la sécurité nucléaire, la multiplication de ce type d’incidents a obligé l’Agence nationale de la recherche à lancer un appel d’offres pour les systèmes de détection et de neutralisation des drones offensifs.

Selon les autorités, l’Etat prévoit de débloquer un million d’euros pour le financement de ce programme, qu’il promet de partager avec d’autres pays européens.

En dépit de différentes mesures de sécurités prises après les attaques parisiennes de janvier, les autorités n’ont toujours pas pu identifier les personnes qui contrôlent ces drones, y compris ceux qui ont été repérés la nuit dernière.

«Il pourrait s'agir d'une action coordonnée mais nous n'en savons pas plus pour l'instant», indiquent les responsables. Pour le moment, personne n’a été interpellé.
L’accès à certains sites sensibles, tels que les établissements publics ou les centrales nucléaires, est limité en France. L’espace de sécurité, qui s’étend à 1 000 mètres au-dessus des centrales, est surveillé par les forces de sécurité, mais la plupart des radars ne sont pas capables de détecter des objets relativement petits, volant à basse altitude. Les personnes qui violent cet espace de sécurité risquent des peines allant jusqu’à un an de prison.