France

La manifestation des Foulards rouges ne rassemble qu'une cinquantaine de personnes à Paris (IMAGES)

Les Foulards rouges ont manifesté contre les dégradations des commerces lors des actes des Gilets jaunes et en soutien aux forces de l'ordre. La «marche citoyenne» annoncée a finalement été annulée à cause du faible nombre de participants.

Une cinquantaine de Foulards rouges et de Gilets bleus – des mouvements opposés aux Gilets jaunes – se sont rassemblés à Paris place de la Bastille le 7 avril à 14h. Une «marche citoyenne», en soutien aux commerçants victimes de saccages notamment sur les Champs-Elysées lors de l'acte 18 des Gilets jaunes, a finalement été annulée, en raison du nombre réduit de participants.

C'est donc à un simple rassemblement statique que se sont livrés ces manifestants. 

«Un samedi sur deux est émaillé de violences inadmissibles», a fustigé le porte-parole des Foulards rouges Philippe Lhoste lors d'une prise de parole de quelques minutes devant son auditoire. 

«Si au début du mouvement les revendications sur le social, le pouvoir d'achat, la justice fiscale étaient compréhensibles, comment interpréter les différents appels émis par les Gilets jaunes en direction des factieux et des blacks blocks ?», a également interrogé Philippe Lhoste, pointant du doigt des «appels aux blacks blocs» très largement relayés, selon lui, «dans les réseaux sociaux des Gilets jaunes». 

Laurent Segnis, fondateur du mouvement Gilets bleus, a par ailleurs déploré que l'appel à la manifestation ait été peu relayé dans la presse malgré les sollicitations des organisateurs. «Mais par contre on nous sert du Gilet jaunes tous les samedis à vous en donner la nausée», a-t-il ajouté.

«Perso j'ai des fins de mois difficile mais c'est pas une raison de s'attaquer aux forces de l'ordre, c'est pas une raison de s'attaquer à monsieur Macron, il a été élu et il faut le respecter», a déclaré une manifestante interrogée par RT France.

Une autre membre de la mobilisation, originaire de Gisors (Eure), a pointé du doigt ce qu'elle considère être une radicalisation du mouvement des Gilets jaunes. «Au début dans nos ronds-points on avait des gens agréables, maintenant c'est des gens qui font la quête, qui nous forcent à mettre des Gilets jaunes, qui veulent nous forcer à signer des pétitions, ce n'est plus du tout les gens du départ qu'on avait à nos ronds-points», a-t-elle estimé. 

A l'issue du rassemblement, les manifestants sont allés à la rencontre des policiers présents sur place pour leurs faire part de leur soutien, avant de prononcer la dispersion. 

Les Foulards rouges avaient déjà appelé à manifester le 14 mars sans connaître le niveau d'affluence de leur première mobilisation le 27 janvier, lors de laquelle plusieurs milliers de personnes avaient manifesté à Paris (10 500 selon la préfecture de police, de 1 500 à 2 000 personnes selon les observations des reporters de RT France).

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