France

Plus de 50 incidents antimusulmans en France après l’attaque contre Charlie Hebdo

Moins d’une semaine après l’attaque meurtrière contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, la communauté musulmane française demande des mesures pour renforcer sa sécurité.

Sur les 54 incidents antimusulmans recensés, 21 cas font état de coups de feu ou de jets de grenades sur des bâtiments musulmans. Selon Abdallah Zekri, le président du Collectif contre l’Islamophobie en France (CCIF), il y a également eu 33 cas de menaces et d’insultes.


Abdallah Zekri a déclaré que ces chiffres avaient été fournis par le ministre de l’Intérieur et qu’il ne prenaient pas en considération Paris et sa banlieue, ni la fusillade qui a eu lieu dimanche à la mosquée de Poitiers.


Le président du CCIF a également dit qu’il « n’avait jamais vu » un nombre aussi élevé d’attaques dans un laps de temps aussi court et il a appelé à augmenter les mesures de sécurité autour des lieux de culte musulmans, ainsi que sur les réseaux sociaux.


Le premier ministre français, Manuel Valls, a déclaré sur BFM TV lundi qu’il ne fallait pas protéger seulement les « synagogues et les écoles juives, mais aussi les mosquées », au vu du nombre d’attaques perpétrées contre des musulmans.Plus tôt lundi, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait déployé près de 4'700 policiers supplémentaires pour protéger les sites juifs et les communautés religieuses menacées.


17 personnes ont été tuées à Paris la semaine dernière dans des actes terroristes, qu’il s’agisse de la fusillade qui s’est déroulée dans les locaux du journal satirique Charlie Hebdo ou lors de la prise d’otages dans un magasin d’alimentation casher Porte de Vincennes.


Tous les terroristes ont été tués au cours d’opérations policières. Mais les autorités estiment que jusqu’à six membres du groupe terroriste pourraient encore être en liberté.


« Le travail d’enquête sur ces attaques, sur ces actes terroristes et barbares se poursuit…parce que nous pensons qu’il est possible qu’ils aient eu des complices », a souligné Manuel Valls sur BFM TV.