France

Clichy : la mairie retire les silhouettes de Poilus vandalisées

Installées pour commémorer l'armistice de la Première Guerre mondiale, des centaines de silhouettes de jeunes soldats ont été dégradées. La mairie a préféré les retirer pour les placer au Pavillon Vendôme et à l’hôtel de ville.

Pour commémorer le centenaire de l’armistice de la Première Guerre mondiale, la mairie de Clichy a décidé le 17 octobre d'installer dans les rues de la ville des silhouettes de 1,60 mètre fixées au sol, représentant de jeunes Poilus. Une manière de rendre hommage aux 2 391 soldats clichois morts ou disparus entre 1914 et 1918, sur les 9 000 hommes de la ville partis au front.

Mais l'expérience a tourné court. Constatant que nombre de ces silhouettes avaient été vandalisées, renversées sur les trottoirs et piétinées, la mairie a finalement décidé le 23 octobre de les rapatrier au Pavillon Vendôme et devant l’hôtel de ville.

«Je ne m’explique pas que l’on puisse ainsi piétiner le devoir de mémoire. L’objectif est de réhumaniser les poilus, de permettre aux habitants de savoir où ils vivaient, quel âge ils avaient», a confié désabusé Rémi Muzeau, le maire Républicain de la ville dans les colonnes du Parisien.

Une information qui a fait réagir les réseaux sociaux, ainsi que certains responsables politiques. Le présidente de Rassemblement national, Marine Le Pen, s'est ainsi fendu d'un tweet dans lequel elle compare ces actes de vandalisme «au mépris total affiché par Emmanuel Macron qui refuse de commémorer le centenaire de la Victoire de 1918 et le sacrifice de nos Poilus».

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