Marine Le Pen sur les perquisitions à LFI : sur certains points, «oui, je soutiens Mélenchon»

- Avec AFP

Marine Le Pen sur les perquisitions à LFI : sur certains points, «oui, je soutiens Mélenchon»© Jacques Demarthon / AFP
Marine Le Pen.

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a dénoncé le silence d'Emmanuel Macron sur une «violation de la Constitution» dont sont victimes, selon elle, les partis d'opposition, après la perquisition au siège de La France insoumise.

«Je n'ai pas défendu le comportement de Jean-Luc Mélenchon, que j'ai trouvé critiquable, excessif, et à mon avis, compte tenu de sa responsabilité, impardonnable, mais ce qui est dommage, c'est que ça a caché les vraies questions sur lesquelles, oui, je soutiens Jean-Luc Mélenchon», a déclaré le 23 octobre la présidente du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen sur C News, au sujet des récentes perquisitions dans l'affaire des comptes de campagne de La France insoumise (LFI).

«Un parti politique ne peut pas être perquisitionné par le biais d'une enquête préliminaire mais sur la demande d'un juge d'instruction, parce que c'est l'article 4 de la Constitution qui protège les partis politiques», a ainsi accusé Marine Le Pen, y voyant «un problème de séparation des pouvoirs».

«Le président de la République est garant de la Constitution. Aujourd'hui il y a toute une série d'événements qui arrivent comme par hasard aux partis d'opposition, qui met en cause l'article 4 de la Constitution. Que dit le président de la République sur ce qui peut apparaître comme étant une violation de notre Constitution, une violation de notre démocratie ? Il ne dit rien», a attaqué la présidente du RN.

La justice a ouvert deux enquêtes préliminaires, sous l'égide du parquet, portant sur des emplois présumés fictifs de parlementaires européens et sur les comptes de campagne de l'ex-candidat à la présidentielle.

Des perquisitions ont eu lieu le 16 octobre au siège de La France insoumise et du Parti de gauche, ainsi qu'aux domiciles de Jean-Luc Mélenchon et d'anciens assistants du député LFI, provoquant une vive réaction du leader politique. Le RN (ex-Front national, FN) est lui aussi dans le collimateur de la justice pour une affaire d'emplois fictifs présumés au Parlement européen.

Lire aussi : L'affaire Mélenchon est-elle judiciaire, politique ou médiatique ?

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. Cliquez ici pour en savoir plus.

Accepter