France

Paris : des migrants bloquent leur centre d'hébergement pour dénoncer leurs conditions de vie

Une cinquantaine de migrants bloquaient ce matin l'accès à leur centre d'hébergement à Joinville le Pont près de l'hippodrome de Vincennes à l'est de Paris pour dénoncer leurs conditions d'accueil qu'ils jugent semblables à une «détention».


Selon un communiqué transmis à l'AFP par le comité de soutien «La Chapelle en lutte», les migrants, en majorité des érythréens et des soudanais, veulent alerter les autorités sur leur conditions d'hébergement qui ressembleraient à une «détention». 

«On dirait une prison» a raconté Abdallah, originaire d'Erythrée à l'AFP. «On accepte la situation car c'est mieux qu'être à la rue, mais ici il n'y a rien», dit-il en montrant les barreaux fixés aux fenêtres de sa chambre et les lits vissés au sol.  

Depuis ce matin, ils empêchent les travailleurs sociaux d'Emmaüs de pénétrer sur le site en signe de protestation et ont accroché des banderolles à la grille d'entrée du centre appelant le gouvernement à «prendre conscience de [leur] situation»

Ils dénoncent également l'absence de suivi de leur situation administrative, contrairement à ce qui leur avait été promis lorsqu'ils ont été expulsés de leurs campements.

«On nous avait promis qu'on nous aiderait dans nos démarches, mais personne ne nous aide», a expliqué Abdallah, un originaire d'Erythrée.

Les migrants ont adressé un communiqué à l'OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides). 

Depuis le 31 juillet dernier, des migrants occupent les bâtiments désaffectés du lycée Jean-Quarré dans le le XIXème arrondissement de Paris.

Ce n'est pas la première fois que les conditions de vie des réfugiés sont pointés du doigt. Les migrants sont souvent obligés de vivre dans abris de fortune dans des conditions d'hygiène rudimentaires.