#TouchePasAMonDrapeau : le FN se mobilise sur Twitter contre la promotion des symboles européens

#TouchePasAMonDrapeau : le FN se mobilise sur Twitter contre la promotion des symboles européens© Capture d'écran Twitter@FN_officiel
L'affiche diffusée par le FN pour afficher son soutien au drapeau tricolore

Le parti frontiste a lancé sur Twitter une campagne baptisée «Je défends mon drapeau» pour marquer son opposition à la promotion des symboles européens par LREM. L'initiative, qui a trouvé un écho sur le réseau social, a diversement fait réagir.

Pour dénoncer les «nombreuses attaques contre l'emblème national», le Front national (FN) a lancé le 16 décembre sur Twitter le hashtag #TouchePasAMonDrapeau, rappelant ainsi son attachement viscéral au symbole de la nation.

Cette mobilisation se veut être une réponse à la résolution qui vise à promouvoir les symboles de l’Union européenne (UE) à l’Assemblée nationale défendue par La République en marche et adoptée fin novembre.

Les eurodéputés frontistes ont bien suivi la mobilisation, y allant chacun de leur message de soutien, à l'instar de Philippe Loiseau qui estime que le drapeau européen est «signe de mondialisme et de fric», avant d'ajouter, ironique : «On comprend qu'ils y tiennent.»

L'eurodéputée FN Christelle Lechevalier souhaite quant elle «défendre sans relâche notre drapeau, notre pays et notre liberté face au mépris et à la folie européiste d'[Emmanuel] Macron».

Les cadres du parti comme Steeve Briois et Wallerand de Saint-Just ont également publié des messages pour dénoncer le «remplacement des emblèmes nationaux» notamment par le drapeau européen, «drapeau de l'argent roi, des lobbies, de la prison des peuples».

Le parti présidentiel, directement visé par cette campagne, a réagi via le groupe des «Jeunes avec Macron», pour qui le FN ne comprend toujours pas que «la France sera plus forte et crédible avec ses partenaires européens».

Réactions partagées

S'immisçant dans les tendances du moment sur Twitter, le hashtag a fait réagir les internautes de manière diverse, beaucoup déplorant que le drapeau tricolore soit «associé à ce parti d'extrême droite».

Une analyse partagée par un militant du parti souverainiste UPR, qui regrette que quiconque revendique la souveraineté et conteste l'UE subisse désormais «le reducto ad-FNum».

D'aucuns jugent au contraire «cocasse» que les anti-FN affirment que le drapeau français appartient à tous les français, mais ont honte de l'afficher au quotidien et qualifient ceux qui le font de «fachos».

La présence du drapeau européen dans l'hémicycle avait fait beaucoup parler lorsque Jean-Luc Mélenchon s'était publiquement agacé de sa présence début juillet. La France insoumise avait même déposé une proposition d'amendement début octobre pour l'en retirer, initiative à laquelle Louis Aliot s'était dit favorable. Sans surprise, cet amendement a été rejeté, donnant lieu à une réaction diamétralement opposée de LREM qui a fait voter une résolution pour promouvoir les symboles de l’Union européenne à l'Assemblée.

Lire aussi : Drapeau européen à l'Assemblée : Eric Coquerel dénonce un symbole de «l'Europe de l'argent» (VIDEO)

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